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Démare, toujours bredouille mais sans regret

Démare, toujours bredouille mais sans regret

Le 20/07/2018 à 19:20Mis à jour Le 20/07/2018 à 20:07

TOUR DE FRANCE - Battu par Sagan et Kristoff vendredi à Valence, Arnaud Démare est toujours bredouille à l'issue de la 13e étape. L'occasion était pourtant belle de mettre au fond au sortir des Alpes, meurtrières pour beaucoup de sprinteurs. Le leader de la Groupama-FDJ, qui dit n'avoir rien à regretter cette fois-ci, devra patienter encore un peu pour s'offrir une première victoire sur ce Tour.

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La porte semblait enfin grande ouverte. Mais elle s'est une nouvelle fois refermée avec fracas ce vendredi sur Arnaud Démare. Sans Gaviria, Groenewegen, Kittel, Cavendish et Greipel (tous victimes des Alpes ces deux derniers jours), le Français faisait presque figure de grand favori de la 13e étape à Valence. Le scénario s'est d'ailleurs longtemps déroulé comme dans un rêve. Une échappée cadenassée par ses équipiers. Un train bien huilé dans le dernier kilomètre, avec une mise sur orbite via Jacopo Guarnieri à 250m de la ligne. Mais au moment de conclure, il s'est fait cueillir dans les derniers mètres par Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) et Alexander Kristoff (UAE Emirates).

"J'y ai cru, j'y ai cru, réagissait à chaud Démare, qui répètera quatre fois la locution pour bien marquer sa déception. J'ai cru que je gagnais… J'ai cru que j'allais gagner. J'étais bien parti, mais je suis battu par plus fort. Aujourd'hui, il n y'a aucune erreur. On était vraiment parfait. J'ai peut-être été un poil attentiste. Car au moment où je me retourne, je devrais lancer, Je vois Kristoff qui est à deux mètres. Mais voilà, Sagan est au-dessus."

Vidéo - "C'est quoi le problème avec Démare ?"

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" Allez Nono tu t'accroches, c'est sprint"

Lancer le sprint avec un léger vent de face, à 200 mètres, n'était peut-être pas l'idéal. Mais Démare ne se cherche pas d'excuse. Et dit n'avoir rien à regretter cette fois-ci, d'autant que la remise en route lui a été pénible ce vendredi matin après les trois étapes alpines. "Aujourd'hui, je n'ai rien à regretter, mon équipe a fait un super boulot. On sort des Alpes épuisés, on fait des sprints qui se font à l'arraché, au mental. Au bout de 40 bornes dans la vallée, j'étais mort, je pétais des roues. Ils me disaient :"Allez Nono tu t'accroches, c'est sprint". C'est pas une journée facile, même si peut-être à la télé certains s'ennuient."

Les occasions défilent depuis le départ en Vendée. Piégé par une chute à Fontenay-le-Comte, 3e à la Roche-sur-Yon, 11e à Sarzeau, 4e à Chartres, 5e à Amiens, 44e sur les pavés de Roubaix, le Picard a manqué une nouvelle belle chance de débloquer son compteur, un an après son unique succès sur la Grande Boucle, à Vittel. Sept chances de s'imposer. Mais toujours zéro victoire cette année. Il lui reste deux opportunités. A Pau jeudi prochain. Et sur les Champs-Elysées.

Vidéo - Démare : "J'ai cru que j'allais gagner"

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