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Innover pour relancer le suspense, le leitmotiv de Prudhomme

Innover pour relancer le suspense, le leitmotiv de Prudhomme

Le 25/10/2018 à 16:56Mis à jour Le 25/10/2018 à 20:13

TOUR DE FRANCE – A l’occasion de la présentation officielle de la Grande Boucle ce jeudi, Christian Prudhomme a confirmé sa volonté d’innover, comme sur les Tours passés. Tant au niveau du parcours que du règlement. Voici les quatre points mis en place ou que le directeur du Tour voudrait mettre en place d’ici juillet prochain. Le tout pour relancer le suspense de la Grande Boucle.

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Plus de Point Bonus, plus difficiles

Mis en place l’an dernier en première semaine, les sprints bonus feront leur retour en 2019 sur les routes du Tour de France, tout en étant complètement différents. Exit la première semaine, exit les sprints. En juillet prochain, ces Bonus seront réservés aux grimpeurs, ou aux échappés. Systématiquement positionnés au sommet d’une ascension, ils seront au nombre de huit. On les retrouvera au sommet de la côte de Mutigny (3e étape), du Col des Chevrères (6e), de la côte des Jaillières (8e), de la côte de Saint-Just (9e), de la Hourquette d’Ancizan (12e), du Mur de Péguère (15e), du Galibier (18e) et de l’Iseran (19e).

Autant de possibilités placées dans les 40 derniers kilomètres pour inciter les coureurs à anticiper et à prendre des risques de loin. Des risques qui pourraient même être récompensés de plus de temps que l’an passé (3’’/2’’/1’’). En effet, Christian Prudhomme a averti l’UCI de sa volonté d’offrir plus de secondes à ces bonus.

Geraint Thomas et Chris Froome (Sky)

Geraint Thomas et Chris Froome (Sky)AFP

Un parcours plus équilibré

Il y aura donc les Alpes, les Pyrénées mais aussi les Vosges, les monts du Beaujolais et du Lyonnais et le Massif Central. Régulièrement laissés de côté, très rarement bien exploités, les deux massifs intermédiaires auront cette fois un vrai rôle lors du Tour 2019. Dans sa volonté d’offrir une Grande Boucle plus "folle" et indécise, Christian Prudhomme et ses collègues organisateurs ont parfaitement su équilibrer le parcours.

Là où l’an passé, 84% des montées de 2e catégorie ou plus avaient eu lieu dans les Alpes (11) et les Pyrénées (10), les deux grands massifs limitrophes ne représentent cette année que 56% (respectivement 9 et 8). Une rareté, même lorsque les autres massifs sont empruntés. Mais, en plaçant huit ascensions de 2e catégorie ou plus dans les Voges puis six dans le triptyque Beaujolais-Lyonnais-Massif Central, et ce dès la première semaine, les organisateurs sont sortis de leurs habitudes pour équilibrer un parcours où le spectacle promet d’être régulier.

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Des montées inédites ou "oubliés"

Chaque année, le Tour de France s’offre de nouvelles montées, de nouveaux cols jamais découverts ou oubliés depuis longtemps. 2019 n’échappe pas à la règle avec pas moins d’un tiers des difficultés (sans doute) classées en 2e catégorie ou plus qui débuteront sur le Tour. On retrouve les trois ascensions vosgiennes de la 5e étape (Haut Koenigsbourg (9km à 5,4%) - Trois Epis (7,3km à 5,6%) – Col des 5 Châteaux (5,4km à 6,5%)), trois ascensions beaujolaises de la 8e étape (Croix Montmain (7,9km à 5,8%) - Croix de part (6,5km à 7%) – Aveize (5,5km à 6,3%)), le Mur d’Aurec-sur-Loire (3,2km à 11%) sur la 9e étape.

On n’oubliera pas le Col de Montségur (10,8km à 5%) et le Prat d’Albis (11,8km à 7%) sur la 15e étape, ce dernier étant d’ailleurs l’unique arrivée au sommet inédite de ce Tour de France. Mais cette Grande Boucle 2019 sera également marquée par le retour de certaines ascensions plus vues sur le Tour depuis des années à l’image du Ballon d’Alsace (dernier passage en 2005), du Col de Sentinelle (2006) mais surtout de l’Iseran (2007). Quant à Tignes et Val Thorens, elles accueilleront toutes deux une deuxième étape du Tour de France, respectivement 12 et 25 ans après…

Des capteurs de puissance interdits ?

Placé judicieusement en fin de présentation, cette annonce de Christian Prudhomme a fait frémir les suiveurs du Tour de France. Le directeur de l’épreuve a indiqué qu'ASO souhaiterait interdire sur les routes de juillet les SRM (capteurs de puissance) afin de "retrouver la glorieuse incertitude du sport". Une annonce que beaucoup lieront évidemment à la Sky, adepte de ces outils et qui vient d’écraser le Tour l’an dernier.

Même si une éventuelle interdiction des capteurs de puissance pourrait se révéler intéressante vu le parcours proposé, avec de longs cols, elle est encore loin d’être effective. En effet, une telle décision est réservée au seul jugement de l’UCI et non à celui d’ASO. La requête a beau être posée, elle ne sera peut-être jamais validée. Mais, après tout, il reste encore neuf mois avant cette édition 2019. Et, même le parcours dévoilé, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Un compteur avec capteur de puissance (ou SRM) sur le guidon d'un vélo de la Lotto-Soudal lors du Tour 2016

Un compteur avec capteur de puissance (ou SRM) sur le guidon d'un vélo de la Lotto-Soudal lors du Tour 2016Getty Images

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