2e étape - Roskilde - Nyborg : Gare aux bordures

Ce sera spectaculaire et ça rappellera la Zélande aux Pays-Bas en 2015. Dans les polders battus par le vent, le peloton avait explosé et seuls 24 coureurs avaient perdu moins d'une minute ce jour-là. Parmi eux, Chris Froome, présent dans le tout premier groupe, allait, trois semaines plus tard, s'offrir son deuxième Tour de France.
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On l'a dit cette deuxième journée devrait ressembler à ça. Non seulement une bonne partie de l'étape se fera en bord de mer mais comme si cela ne suffisait pas, il faudra traverser un pont, le Grand Belt, de 18 kilomètres juste avant l'arrivée. Les coureurs sont prévenus mais il y aura forcément du vent et surtout des coureurs moins forts que d'autres ce jour-là. Ceux-là perdront du temps, à coup sûr.

De Roskilde à Nyborg, il faudra se méfier du vent : le parcours de la 2e étape en vidéo

5e étape - Lille - Arenberg Porte du Hainaut : 20 kilomètres de pavés

Pleuvra, pleuvra pas ? Les équipes et leurs leaders scruteront la météo prévue pour cette journée du 6 juillet dans le nord de la France. En 2018, sous le soleil, les écarts entre favoris n'étaient pas énormes. En 2010, Alberto Contador avait lâché une bonne minute à Andy Schleck et Cadel Evans mais c'est sous la pluie, en 2014, que Vincenzo Nibali avait creusé le plus gros fossé entre lui et ses adversaires (1'40'').

Onze secteurs dont cinq inédits : Journée en enfer dans le Nord

Onze secteurs dont certains inédits puisque même jamais empruntés sur Paris-Roubaix sont au programme pour 19,4 kilomètres de pavés au total, tous dans les 75 dernières bornes de l'étape. La journée sera dure physiquement et mentalement pour les favoris. Comment Tadej Pogacar, poids plume, se débrouillera sur les secteurs ? Pourra-t-on le mettre en difficulté ? Réponse le 6 juillet 2022.

7e étape - Tomblaine - La Super Planche des Belles Filles : Là haut, tout là haut

Comment passer à côté alors que les organisateurs l'ont non seulement placée sur le parcours des hommes mais aussi sur celui des femmes ? Christian Prudhomme l'a dit, son équipe et lui ont choisi de ne pas durcir l'étape avant la montée finale. Pas de Col des Chevrères, présent en 2014 mais aussi en 2019 lors de la découverte de la Super Planche.
Car c'est bien tout en haut qu'il faudra grimper au surlendemain de l'étape des pavés, à 1 140m d'altitude au lieu des 1 035 dans la déjà terrible Planche "classique". Escalader même puisque le dernier kilomètre n'est pas asphalté. En 2019, après une étape difficile, les favoris s'étaient disputés des secondes. Cette fois, le Tour tente autre chose et espère un feu d'artifice final.

Pas une grosse étape mais un final magnifique : le parcours de la 7e étape

11e étape - Albertville - Col du Granon : Menu copieux, énorme dessert

Si le nom de Col du Granon ne vous dit rien, c'est normal bien qu'il ne soit pas une découverte pour le Tour de France. L'ascension alpestre a été gravie… une fois. C'était en 1986 et Bernard Hinault portait là son dernier maillot jaune qu'il allait perdre après une terrible défaillance justement dans le Granon qui n'était pas le lieu de l'arrivée.
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Cette fois, le Granon et ses 11,3 kilomètres à 9,2% de moyenne en plus de ses 2 413m d'altitude seront le dessert d'un menu copieux. Il faudra se farcir les Lacets de Montvernier (3,4 km à 8,2%) en entrée avant un double plat de résistance Télégraphe (11,9 km à 7,1%) et Galibier (17,7 km à 6,9%) bien indigeste. Il n'y aura quasiment pas de transition entre le pied de la descente du Galibier et le début de l'ascension du Granon. Propice aux attaques de loin ? Pas sûr. De ce côté, le Galibier n'est pas très technique et le Granon devrait en effrayer plus d'un.

12e étape - Briançon - L'Alpe d'Huez : Le 21 lacets mais pas seulement

Difficile cette année, et ce n'est sans doute pas un hasard, de décerner le titre officieux d'étape-reine. Cette 12e journée peut en tout cas lorgner la couronne tant son programme est alléchant. Déjà, il s'agira du retour du mythique Alpe d'Huez, quatre ans après le succès de Geraint Thomas en 2018. Ses 13,8 km à 8,1% ne font pas de lui le col le plus dur des Alpes, loin de là mais il y a toujours un parfum unique et une ferveur particulière tout au long des 21 lacets.
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Mais l'avant Alpe d'Huez ne sera pas de tout repos non plus. Attention, il ne devrait s'agir que d'une course de côte entre favoris tant la transition est longue à l'abord du final. Mais le Col du Galibier (23 km à 5,1%), grimpé pour la deuxième fois en deux jours et le Col de la Croix de Fer (29 km à 5,2%) vont plus qu'épuiser les organismes notamment parce qu'il faudra passer deux fois au-dessus des 2 000 mètres.

17e étape - Saint-Gaudens - Peyragudes : Terrain de jeux pour courageux ?

Cette 17e étape ne fait que 130 kilomètres et il faudra attendre le 53e pour voir la route se cabrer. Une bonne nouvelle puisque cela signifie que sur les 67 derniers kilomètres de l'étape, 39 seront en montée. Ajoutez-y les descentes et vous obtenez une journée où les attaques de loin pourraient bien être récompensées parmi les leaders.
On doute que le Col d'Aspin ou la Hourquette d'Ancizan ne servent de rampe de lancement mais le Col de Val Louron-Azet dont le sommet n'est qu'à 20 kilomètres de l'arrivée, a le profil. Et si cela ne suffit pas, les terribles pentes menant à l'altiport de Peyragudes (8 km à 7,8% et un passage à 16%) verront forcément des défaillances. Même Chris Froome y avait faibli en 2017 quand Romain Bardet avait brillé.

18e étape - Lourdes - Hautacam : Dernier tour en montagne

Sur le papier, cette étape est peut-être encore mieux tracée que la précédente. Déjà parce qu'avec le Col d'Aubisque, elle lance les hostilités avec une montée aussi mythique que difficile (16,4 km à 7,1%). Surtout, elle fait la part belle aux enchaînements de cols comme cela est possible de faire dans les Pyrénées.
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Avec l'ajout du Col de Spandelles (10,3 km à 8,3%) qui devrait être une belle découverte et un passage obligé dans les prochaines années, le traceur a trouvé la jonction parfaite entre le bas de la descente du Soulor (qui suit l'Aubisque) et le début de la montée d'Hautacam. Dans les 85 derniers kilomètres de l'étape, moins d'une dizaine seront plats. Et l'ascension finale (13,6 km à 7,8%) a vu de belles batailles par le passé. Ce sera de toute façon la dernière occasion pour les grimpeurs.

20e étape - Lacapelle-Marival - Rocamadour : Enfin un chrono long sur le Tour

Les anciens et les fans de l'effort solitaire nous tomberont peut-être dessus pour l'emploi du terme "long" mais 40 kilomètres sur un contre-la-montre sur le Tour de France, ça n'était plus arrivé depuis 2014. Une éternité donc et surtout un vrai changement. En distance totale de chrono (53 km), ce Tour se situe en dessous du 2021 (58 km) mais cette étape à Rocamadour change la donne.
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Cet effort devrait durer 50 minutes au vu de la difficulté du parcours. Cette longueur va favoriser les écarts. A la faveur des spécialistes mais aussi et surtout à celle des hommes en forme en cette toute fin de troisième semaine. Sur le parcours, les trois premiers quarts de ce chrono sont relativement plats mais il faudra en garder sous la pédale pour un final très compliqué réhaussé de deux bosses. Un beau chrono à venir donc.

Danemark, pavés du Nord, Super Planche et Alpe d'Huez : Découvrez la carte du Tour 2022

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