La surprise cette année… c'est qu'il n'y en a pas. Habitué aux annonces spectaculaires au moment de dévoiler le parcours, Christian Prudhomme n'a pas insisté au moment de révéler la présence du Col du Granon sur la 12e étape. Non, cette année, la star: c'est le groupe. Fidèle à leur philosophie, les organisateurs ont semé d'embûches un parcours qui devrait tenir en haleine les suiveurs pendant trois semaines et mettre les leaders sous pression à différents moments et sur différents profils.
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"Avec ce parcours, tous les favoris seront au coude à coude dès les premiers jours, s'enthousiasme Christian Prudhomme auprès de L'Equipe. Ils se montreront bien avant les Alpes. Ils devront être là à la Planche bien sûr (7e étape), mais déjà à Longwy (6e), sur les pavés (5e), à Calais (4e) et même au Danemark, dès la deuxième étape, sur ces fameux ponts géants vers Nyborg." Il est vrai que pour les coureurs qui viseront le classement général, ces sept premiers jours ne comporteront pas vraiment de moments de répit, la troisième étape, la dernière au Danemark, mise à part.
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Alaphilippe, Van Aert et van der Poel, stars de la première semaine ?

Pour le reste, il faudra être en forme sur le chrono inaugural, vigilant sur les bordures (2e) et à Calais (4e), solide sur les pavés (5e) et à Longwy (6e) et très bon à La Super Planche des Belles Filles (7e). Le tout avant de rentrer dans les Alpes, d'abord doucement et ensuite plus fort sur le Col du Granon (11e). "Dans sa globalité, c'est un très beau tracé, juge Julian Alaphilippe. Quand je vois le parcours, il y a de l'envie, de la motivation pour les premières étapes. La première semaine sera très intéressante, il peut se passer beaucoup de choses avec des profils d'étapes très différents. Ça va être vraiment chouette."

Alaphilippe : "Quand je vois le parcours, il y a de l'envie sur les premières étapes"

Entre le milieu de la première semaine et celui de la seconde, trois arrivées conviendront aux puncheurs. Un fait qui n'a pas échappé au double champion du monde qui devra cependant peut-être mettre de côté ses rêves de maillot jaune en 2022 au vu du programme des quatre premiers jours. Lui a ciblé Longwy, le cinquième jour : "J'aime bien ce genre d'arrivées. Je vais y penser pendant la première semaine." Ce final, tout comme ceux de Lausanne et de Châtel, Christian Prudhomme revendique les avoir placés en pensant à des hommes bien précis.
"On ne fait pas un parcours pour un coureur mais pour un type de coureurs. C'est le cas de la première semaine. Il y a un trio de puncheurs d'exception qui nous emballe, Mathieu van der Poel, Wout van Aert et le double champion du monde Julian Alaphilippe. La première semaine du Tour l'été dernier a été vraiment emballante, nonobstant les chutes, avec les émotions, les attaques de loin... On espère reproduire cette première semaine, le terrain est là."

Pogacar redoute l'étape des bordures

Tadej Pogacar, double tenant du titre, n'a évidemment raté aucune miette de la présentation du parcours. Il sait qu'il a beaucoup à perdre sur cette première semaine mais se réjouit d'un tracé qui n'oublie rien : "Ce sera une course complète. Du départ à l'arrivée, il y a tout : des sprints, des bordures, des pavés, des grandes ascensions, des petites, des contre-la-montre. Les étapes dans le vent sont toujours piégeuses. Tout le monde est nerveux avant cette journée. J'espère qu'il n'y aura pas de vent mais c'est compliqué quand vous traversez un pont de 20 kilomètres de penser qu'il ne va rien se passer. Ça peut faire peur."

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La suite, ce sera de la montagne, beaucoup de montagne et notamment "deux blocs" comme l'a pointé David Gaudu. "Ce que je retiens, c'est qu'il y a des belles étapes de montagne, il y a deux grands blocs (Granon-Alpe d'Huez et les Pyrénées)", dit-il. "Il y aura moins de cols l'été prochain que ces dernières années mais c'est un trompe-l'oeil, on montera plus haut, le Galibier est au-delà de 2600 mètres, et il y aura cinq arrivées au sommet dont l'une au col du Granon. Les Pyrénées seront en miroir des Alpes avec deux arrivées au sommet", détaille Prudhomme de son côté.
Et nouveauté par rapport à l'histoire récente de la Grande Boucle, il y a ce chrono d'une longueur enfin raisonnable (40 km) et qui devrait faire des écarts. Sur 50 minutes d'effort, les moins spécialistes ou les plus fatigués perdront beaucoup. L'organisateur fait le pari que les grimpeurs chercheront à prendre de l'avance avant de perdre leur avantage à Rocamadour. Comme pour tout le reste, la balle est dans le camp des coureurs.
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