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Tour des Flandres : Les chutes ont eu raison des outsiders

Les chutes ont eu raison des outsiders

Le 06/04/2014 à 22:02Mis à jour Le 07/04/2014 à 08:14

Devant le nombre très élevé de chutes et d’abandons, les tactiques de course mises en place par les équipes sont toutes tombées à l’eau. Et ont empêché les outsiders de jouer leur carte.

A la vue des résultats, on pourrait se dire que la logique a été respectée. Cela a sans doute été le cas, mais les chutes ont eu leur importance. Moins bon en force pure que les Cancellara, Sagan et autre Vanmarcke, les outsiders ont perdu au fur et à mesure toutes les options tactiques qui auraient pu s’offrir à eux. Placer un équipier à l’avant avant d’attaquer de loin, c’est souvent une stratégie gagnante sur les classiques, notamment sur le Tour des Flandres. En 2008, 2009 et 2011, les outsiders vainqueurs ont à chaque fois attaqué de loin. Et, à chaque fois, ils ont profité d’un équipier dans l’échappée. Cela avait encore été le cas l’année passée, avec les attaques d’Offredo, de Roelandts ou encore de Turgot qui avaient anticipé la bagarre entre les favoris. Ce dimanche, Greg Van Avermaet (BMC) a été le seul à tenter quelque chose. Le seul cependant à le pouvoir, n’ayant perdu qu’un seul équipier.

CYCLISME Tour des Flandres 2014 - Vanmarcke

CYCLISME Tour des Flandres 2014 - VanmarckePanoramic

Roelandts, Van Summeren et Démare sont tombés

L‘équipe la plus touchée a sans doute été la Lotto-Belisol. La formation belge a perdu très vite son leader Jürgen Roelandts (troisième l’an passé) ainsi que quatre équipiers. Mais la malchance a continué à s’abattre sur les coureurs de Marc Sergeant puisque que leur leader de rechange, le Français Tony Gallopin, a chuté à deux reprises pour échouer à la 23e place. Habituée à animer le Tour des Flandres, la Lotto-Belisol n’en a cette fois pas eu l’occasion. Une situation qu’a également connue la FDJ.fr (chute de Démare et de Le Bon, Offredo souvent piégé par les chutes), la Garmin (abandon de Van Summeren à la suite d’une lourde chute) et surtout la Saxo-Tinkoff, qui a perdu ses deux leaders (Breschel et Bennati) dans une chute où cinq des siens sont allés au sol et ont abandonné.

Difficile dans ces conditions de voir les outsiders rivaliser avec les favoris de l’épreuve, même si Boonen et Sagan ont paru en difficulté. Sans équipiers, les outsiders se sont retrouvés piégés, obligés de choisir entre une attaque lointaine sans doute suicidaire et un attentisme les conduisant vers une défaite inévitable. La plupart ont pris le second choix. Et aucun n’a réellement pesé. A part Van Avermaet. Mais cela n’explique pas tout. Privé très tôt de Devolder et Rast, ses deux seuls coéquipiers capables de l’accompagner sur les pavés, Fabian Cancellara s’est quand même imposé. Parce quand on est le plus fort, pas besoin d’être accompagné.

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