Les journalistes Selena Roberts et David Epstein qui enquêtent depuis plusieurs mois auprès d'anciens coéquipiers d'Armstrong et ont pu épluché des centaines de pages de rapports fédéral , affirment en effet qu'en plus de se doper, Armstrong aurait poussé nombres de ses coéquipiers à en faire de même.
trois contrôles positifs annulés
Lancée au printemps dernier, après les aveux de Floyd Landis (le vainqueur déchu du Tour 2006, qui a mis un terme à sa carrière mardi à l'âge de 34 ans), l'enquête menée par l'agent fédéral Jeff Novitzky (connu pour avoir fait tomber Marion Jones) du Food and Drugs administration (FDA) pourrait s'accélérer avec ces révélations chocs. "Armstrong était l’instigateur. Ce sont ses mots qui nous poussaient à se doper", aurait ainsi déclaré Stephen Swart, l'ancien coéquipier néo-zélandais d’Armstrong chez Motorola en 1995. Pas de doute pour Swart, le Texan était bien "à la tête" d'un système de dopage généralisé. Il avait déjà porté ces accusations dans le livre de Pierre Ballester "L.A. Confidentiel - Les secrets de Lance Armstrong", sorti en 2004.
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19/01/2011 À 11:36

Floyd Landis and Lance Armstrong

Crédit: Reuters

L'article raconte également la manière dont le septuple vainqueur du tour de France (de 1999 à 2005) s'est procuré à la fin des années 90, de l'HemAssist alors que ce dernier n'en était qu'au stade de l'essai clinique. Ce dérivé de l’EPO, permettait une augmentation de la circulation de l’oxygène dans le sang, tout en étant moins visible que son "grand frère" lors des contrôles. Fabriqué par le laboratoire Baxter Healthare Corp, ce produit fût arrêté en 1998. Armstrong par le biais de son avocat, nie avoir touché à l'HemAssist. Le magazine raconte d'autre part que le Texan aurait subi trois contrôles testostérone-epitestostérone supérieurs à la limite autorisée entre 1993 et 1996, mais que ces tests furent annulés pour des raisons encore inconnues par l’université de Los Angeles et son expert anti-dopage Don Catlin.
Des "vitamines" en seringues...
Sport illustrated revient également sur l'épisode de Saint-Moritz. Selon Landis, Armstrong et ses coéquipiers avaient pris l'habitude de voyager en jet privée à destination d'aéroports tout aussi privés, pour pouvoir tranquillement faire transiter leurs produits dopants. Les contrôles étant moins stricts que dans les vols et aéroports "traditionnels". Mais sur le Tour 2003, les douaniers suisses ont insisté pour ouvrir un sac du Texan et découvert de "nombreuses seringues et des drogues" étiquetées en espagnol. Armstrong aurait alors demandé au staff médical d'expliquer que ces seringues étaient en fait des vitamines. Les douaniers auraient gobé l'affaire.
Interrogé sur ces nouvelles accusations par l'AFP en Australie où il dispute sa dernière épreuve à 39 ans, le Tour Down Under, Lance Armstrong a lâché : "Je n'ai rien à déclarer. J'ai parcouru cet article de Sports Illustrated, il n'y a rien dedans. Je n'ai absolument aucune inquiétude à avoir". Son porte-parole Mark Fabiani a lui dénoncé "les mêmes vieilles histoires, recyclant les mêmes mensonges par les mêmes menteurs". Si le dopage est prouvé, le septuple vainqueur du Tour de France pourrait notamment être inculpé pour fraude à une entreprise publique, l’US Postal, qui fut le sponsor d’une de ses équipes. Également menacé de procès par des assurances lui ayant versé d'importantes sommes après ses victoires, Lance Armstrong s'avance vers une retraite tout sauf paisible...
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