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Contador en flèche

Contador en flèche
Par Eurosport

Le 08/04/2009 à 18:45Mis à jour

Vainqueur de la 3e étape du Tour du Pays Basque à Eibar, Alberto Contador (Astana) prend la tête du classement général. L'Espagnol a fait la différence dans la montée finale pour s'imposer avec 9 secondes d'avance sur Cadel Evans (Silence-Lotto) et Samuel Sanchez (Euskaltel).

Alberto Contador était attendu au tournant dans cette étape reine du Tour du Pays Basque, la plus sélective sur le papier. L'Espagnol n'a pas déçu. Vainqueur en solitaire, il a pris le pouvoir au classement général et se place en position favorable pour se succéder à lui-même au palmarès. Néanmoins, le leader d'Astana n'a pas creusé des écarts énormes avec ses principaux concurrents. Il a gagné une bataille, la plus rude de la semaine sans doute, mais pas encore la guerre. Cadel Evans, Samuel Sanchez et Antonio Colom (Katusha), qui ont limité les pertes à neuf secondes à Eibar, sont toujours dans le coup.

Quand le Madrilène a démarré à cinq kilomètres de l'arrivée (mais à trois kilomètres seulement du sommet, les deux derniers étant en faux-plat descendant), on a pourtant cru que l'écart serait beaucoup plus conséquent. Après un gros travail préparatoire de son coéquipier Chris Horner, qui a imprimé un rythme terrible dès le pied de l'ascension, Contador a placé son accélération. Cadel Evans a tenté de le suivre avant de renoncer, sagement, de peur de se mettre dans le rouge. Avec le retour du champion olympique Samuel Sanchez et celui d'Antonio Colom, Contador s'est retrouvé à un contre trois.

Contador: "La lutte reste ouverte"

Résultat, à l'arrivée, neuf secondes s'éparaient le leader d'Astana de ses trois poursuivants, Evans devançant Sanchez et Colom sur la ligne. Les quatre hommes se retrouvent dans le même ordre (et avec les mêmes écarts puisqu'il n'y a pas de bonification sur le Tour du Pays Basque) au nouveau classement général. Luis Leon Sanchez (Caisse d'Epargne), leader depuis son succès inaugural lundi, n'a pas pu suivre le rythme. La dernière montée, comme il l'avait prédit lui-même, s'est avérée un peu trop dure pour le vainqueur de Paris-Nice. Il a néanamoins limité la casse en perdant 36 secondes sur Contador.

Tout devrait maintenant se jouer dans le contre-la-montre final de samedi, les deux prochaines étapes, certes escarpées, mais probablement pas assez dures pour générer une réelle sélection entre les favoris. Même si on a vu sur Paris-Nice que la course pouvait basculer n'importe où, et pas toujours là ou on l'attendait... Reste que le vainqueur final a aujourd'hui de fortes chances de se trouver dans le quatuor cité plus haut. Les autres prétendants ont tous concédé un temps plus conséquent à Contador. 28 secondes pour Damiano Cunego (Lampre), 33 pour Robert Gesink (Rabobank) et près d'une minute pour un groupe où figuraient notamment Roman Kreuziger (Liquigas), Sandy Casar (Française des Jeux) ou David Moncoutié (Cofidis).

Contador sait d'ailleurs pertinemment que rien n'est fait, en dépit de sa victoire. "Ce dernier col n'est pas très favorable pour creuser une grosse différence car la route est très bonne ", a commenté le vainqueur du Tour 2007. "Les écarts sont minimes et la lutte pour le classement général reste totalement ouverte à l'arrivée. Il faudra se battre dans le contre-la-montre final. Mais je suis très content, finalement j'ai réussi à concrétiser le travail de l'équipe", a-t-il ajouté.

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