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Travaux d'intérêt général pour le cycliste amateur au vélo motorisé

Travaux d'intérêt général pour le cycliste amateur au vélo motorisé
Par AFP

Le 13/03/2018 à 19:12

Le premier cas d'assistance par un moteur sur une course cycliste en France a débouché sur une peine de 80 heures de travaux d'intérêt général. Le cycliste amateur, contrôlé en octobre 2017, a également été puni d'un euro symbolique de dommages et intérêts à la Fédération française de cyclisme (FFC).

Un cycliste amateur pris en flagrant délit de "triche technologique" avec un vélo à assistance électrique en octobre 2017, premier cas avéré en France, a été condamné mardi à 60 heures de travaux d'intérêt général à Périgueux.

Le tribunal correctionnel l'a également condamné à verser un euro symbolique de dommages et intérêts à la Fédération française de cyclisme (FFC) et 88 euros au club cycliste de Créon-d'Armagnac (Landes), organisateur d'une autre course à laquelle le cycliste avait participé avec son vélo trafiqué.

Cyril Fontayne, 43 ans, un coureur de petit niveau, avait été pris sur le fait dans une course de troisième catégorie organisée en Dordogne le 1er octobre 2017. Dans la course de Saint-Michel de Double, réunissant 16 engagés, l'amateur à moteur avait abandonné à quatre tours de l'arrivée, sur crevaison. Il avait été intercepté par les gendarmes alors qu'il s'apprêtait à partir, sans chercher à prendre la fuite. Il avait été ciblé, au vu de ses résultats des semaines précédentes, par l'ancien coureur professionnel Christophe Bassons, devenu correspondant interrégional antidopage pour la région Nouvelle Aquitaine.

L'affaire va créer un précédent juridique

Le fraudeur était jugé mardi en "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour escroquerie et tentative d'escroquerie", autrement dit une procédure de plaider coupable. "Il y a eu sanction, la faute est reconnue. Aujourd'hui, on démontre que tricher lors d'une course peut déboucher sur une condamnation pour escroquerie", a réagi à l'issue de l'audience Christophe Bassons.

Sur le plan sportif, le cycliste tricheur avait déjà été sanctionné d'une suspension de compétition de cinq ans par la FFC en décembre 2017.

Il s'agit du premier cas avéré de fraude technologique avec un vélo motorisé en France, et du deuxième dans le monde après celui d'une jeune Belge de 19 ans lors de la course espoirs des Mondiaux de cyclo-cross en janvier 2016.

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