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DreamHack 2015 - eSport : Jouer aux jeux vidéo, est-ce vraiment du sport ?

eSport : Jouer aux jeux vidéo, est-ce vraiment du sport ?
Par Eurosport

Le 05/05/2015 à 18:46Mis à jour Le 05/05/2015 à 18:59

C’est l’une des compétitions les plus renommées au monde : la DreamHack, du 8 au 10 mai à Tours. Signe particulier : c’est un tournoi de jeux vidéo. Vous pourrez suivre les matches commentés en direct sur Eurosport.fr. L’occasion de découvrir le sport électronique ou "eSport". Dans quelle mesure les jeux vidéo sont-ils un sport ? On fait le tour de la question.

L’eSport, ça sort d’où ?

Reconnu comme un sport dès la fin des années 90, l’eSport n’a cessé de prendre de l’ampleur. Oubliez la cave de votre voisin : les joueurs s’affrontent désormais en ligne ou dans des stades. Après avoir rempli le Staples Center des Lakers de Los Angeles en 2013, la finale des championnats du monde du jeu League of Legends s’est tenue l’année dernière au stade de la Coupe du monde de Séoul. 40.000 spectateurs, rien que ça. Auxquels il faut ajouter 32 millions de personnes qui ont suivi la compétition en ligne.

En quoi est-ce un sport ?

  • Les Etats-Unis reconnaissent les joueurs pro comme des « athlètes de haut niveau » depuis 2013
  • Tactique, système de jeu, séances vidéos, esprit d’équipe : le haut niveau ne laisse rien au hasard
  • Être joueur pro nécessite des capacités de concentration et de réflexes supérieures à la moyenne
  • Chaque équipe pro dispose d’une structure avec manager, sponsors et obligations médiatiques auprès des fans
  • Un joueur/une équipe pro s’entraine en moyenne 35 heures par semaine
  • Le marché des transferts fait la Une des médias spécialisés toute l’année
  • Les compétitions sont retransmises dans le monde entier, avec leurs commentateurs vedettes
  • Le jeu vidéo est un sport pour ceux qui le pratiquent en compétition. Un joueur du dimanche, même s’il joue beaucoup, ne peut pas rivaliser avec un joueur pro, hyper entraîné, préparé et encadré.

Peut-on vraiment faire carrière ?

Si le phénomène est encore peu reconnu en France, certains joueurs sont de véritables stars. Ils gagnent des centaines de milliers d’euros chaque année en faisant le tour du monde, grâce à des contrats avec Samsung, Red Bull ou encore HTC. Ce n’est pas du foot, c’est de l’eSport. Vous pensez qu’on en rajoute ? The International, une compétition sur le jeu Dota 2, offrait l’année dernière une enveloppe de 10 millions de dollars aux 16 équipes qualifiées.

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DreamHack Tours

Rendez-vous dès le 8 mai pour suivre l'évènement EN DIRECT sur notre site.

Etienne ORIEZ aka Poulpe

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