Le ciel est bas sur la Nièvre, pas plus de 10°C au thermomètre, mais il ne pleut pas. C’est presque mieux pour tester les pneus pluie car grâce à deux camions-citerne, les ingénieurs Michelin peuvent contrôler et la hauteur d’eau sur la piste et la maintenir constante.
Trois voitures sont présentes : une Porsche GT3 RSR (Patrick Pilet) et une Porsche Cup (Martin Ragginger) assistées par le service de développement Porsche, et une Ferrari F430 (Jaime Melo, Toni Vilander) maquillée couleur carbone et suivie par Michelotto, qui assure le développement compétition-client de Ferrari.
Après quelques tours consacrés aux set-ups, la séance de travail débute vers 10h avec un premier run de six tours sur des pneus témoin. Les voitures repartent ensuite chaussées de pneus dotés d’une nouvelle gomme, qui ne semblent pas convaincre les pilotes. La Porsche Cup paraît même plus à l’aise que les "grosses " GT2.
ELMS
24 à Zhuhai
26/10/2010 À 13:40
Les tests s’effectuent en aveugle pour les pilotes. Entre chaque run, les développeurs, chimistes et techniciens Michelin recueillent leurs commentaires, analysent les chronos, notent soigneusement les températures et pressions des pneus. "Nous nous imposons un cahier des charges très précis. Par exemple, les pilotes doivent s’élancer à notre signal pour être dans la fenêtre de températures et de pressions de fonctionnement idéale", explique un développeur spécialiste des GT.
Les runs s’enchaînent. On revient régulièrement au train de pneus témoin du départ, sans en avertir les pilotes bien sûr. Quelques dizaines d’évolutions sont à essayer sur ces deux jours : de nouveaux mélanges, de nouvelles carcasses, de nouvelles sculptures ; tout ça testé séparément, puis lié en à une multitude de combinaisons possibles.
"Notre objectif premier est d’offrir davantage de grip et de rendre la voiture performante et confortable sous la pluie", insiste le Responsable des techniciens Michelin.
Peu avant midi, le soleil sort enfin, mais les camions-citerne maintiennent le même niveau d’eau sur la piste. Les chronos tombent. Les deux derniers trains testés dans la matinée font l’unanimité, tant pas leur mise en régime que par le grip.
Après une pause-déjeuner au Paddock Club – les Italiens ont choisi choucroute et les Allemands pâtes bolognaises, allez comprendre -, c’est reparti. Cinq nouveaux trains sont à rouler cet après-midi avant le débriefing avec chaque team programmé à 18h. Demain, il y a encore plus de pneus pluie "séchant" à essayer.
A l’issue de ces essais, certaines solutions seront mises au rebut, d’autres resteront dans les cartons. Les meilleures seront retenues et peaufinées pour de futurs tests prévus en début d’année 2011 avant les premières courses.
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