Equitation

Ces cavaliers qui ont marqué l’ère moderne du classement mondial

Partager avec
Copier
Partager cet article

Ces cavaliers qui ont marqué l’ère moderne du classement mondial

Crédit: Eurosport

ParGrand Prix
11/06/2020 à 11:27 | Mis à jour 11/06/2020 à 11:27

Tous les mois depuis 2001, la Fédération équestre internationale (FEI) publie un classement mondial dans les sept disciplines sur lesquelles elle a autorité. La place de numéro un mondial est convoitée par de nombreux cavaliers pour qui elle est un des objectifs dans leur carrière. Focus sur trois athlètes qui, par leurs performances, ont marqué cette hiérarchie.

Le classement mondial tel que nous le connaissons est apparu en 2001. Historiquement, son apparition remonte aux débuts des années 90, dans une version privée aujourd’hui oubliée, éditée alors par la société néerlandaise BCM et dont Pascal Renauldon est le principal architecte. Parmi les cavaliers leaders à l’époque, on retrouve le Brésilien Rodrigo Pessoa, les Britanniques John et Michael Whitaker ou encore le Suisse Willi Mellinger. Depuis le début du millénaire et la version moderne du classement mondial, seulement dix-neuf numéro un mondiaux se sont succédés en saut d’obstacles, restant au sommet de la hiérarchie mondiale sur une période plus ou moins longue – l’Allemand Ludger Beerbaum détenant le record de longévité avec trente-huit mois passés en tête.  

Le fonctionnement du classement mondial de la FEI est théoriquement plutôt simple. À chaque compétition, le cavalier gagne des points en fonction de son classement et du niveau de l’épreuve. Selon la discipline, le nombre de résultats pris en compte pour le calcul varie (les trente meilleurs résultats en saut d’obstacles, les huit meilleurs en dressage…). Les points obtenus sont valides une année. Par exemple, en temps normal, pour le classement mondial du mois de juin 2020, les meilleurs résultats obtenus en concours entre le 1 juin 2019 et le 31 mai 2020 auraient été pris en compte. Avec l’annulation des compétitions liée à la pandémie de coronavirus, il a fallu retravailler le système de calcul des points afin de ne pas pénaliser les cavaliers n’ayant pas concouru. À partir du 1er avril et jusqu’au retour à la normale, les points obtenus sont valides plus d’un an: pour calculer les classements mondiaux de juin 2020, la FEI a additionné les points obtenus entre 1er mars 2019 et 31 mai 2020. Avec le report des Jeux olympiques et aucune échéance d’envergure cet été, associés à la suppression de la finale de la Coupe du monde Longines au printemps, les instances dirigeantes vont devoir travailler à harmoniser ce classement mondial, car ce sont des compétitions qui permettent de gagner beaucoup plus de points qu’un Grand Prix classique. Les cavaliers ayant remporté ces échéances précédemment n’auront pas l’occasion de les défendre, ce qui risque de le faire plonger injustement dans le classement mondial.  

Equitation

Sanneke Rothenberger de retour à la compétition

IL Y A 4 HEURES

Parmi les athlètes ayant marqué l’histoire de la hiérarchie mondiale, quelques-uns se démarquent. En décembre 2004, l’Allemande Meredith Michaels-Beerbaum devient la première femme à être numéro un mondiale en saut d’obstacles. Elle passera au total vingt-quatre mois au sommet, de manière discontinue, notamment la majeure partie de la saison 2008, de février à décembre. La cavalière américaine devenue allemande à la suite de son mariage avec Markus Beerbaum, le frère du centaure Ludger Beerbaum, est une habituée des premières puisqu’elle est aussi l’unique femme à avoir remporté à trois reprises la finale de la Coupe du monde (2005, 2008, 2009). Parmi les chevaux lui ayant permis d’obtenir d’excellents résultats, il y a surtout Shutterfly. Acheté à six ans par la cavalière, il est entré au panthéon des sports équestres de par ses performances. Le couple a participé à sept finales de la coupe du monde, pour quatre podiums dont trois victoires. S’ils ont fini au pied du podium aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, les autres grands championnats auxquels ils ont participé ont été couronnés de succès : double médaillés de bronze par équipes et en individuel aux championnats du monde FEI d’Aix-la-Chapelle en 2006, ils remportent le titre individuel aux Européens de Mannheim l’année suivante, ainsi que l’argent par équipes. C’est dire si les terrains allemands leurs conviennent, puisqu’ils remportent trois fois le mythique Grand Prix d’Aix-la-Chapelle (2005, 2008, 2010) et par quatre fois la Coupe des nations avec l’équipe nationale (2004, 2006, 2007, 2008). Sans compter les incalculables victoires du couple partout dans le monde. Depuis la retraite de son cher Shutterfly, l’Allemande est moins sur le devant de la scène, se concentrant surtout sur la valorisation de jeunes pousses. 

Toujours du côté des cavalières allemandes au sommet de la hiérarchie mondiale, on ne peut pas ne pas évoquer Isabell Werth, véritable légende dans le monde du dressage. Présente lors de toutes les finales de la Coupe du monde depuis 2000 (à l’exception de celles de 2005 et 2016) sans jamais sortir du top dix, elle a obtenue pas moins de cinquante médailles individuelles et par équipes en grands championnats (dont six en or lors des Jeux olympiques). Dans cette discipline, le classement mondial ne sacre pas un cavalier mais un couple cavalier/cheval. Disposant d’une écurie remplie de cracks, elle réussit l’exploit de placer trois de ses chevaux dans le top dix mondial depuis juin 2016 presque sans discontinuer. De plus, entre décembre 2018 et mars 2019, elle occupe avec Weihegold, Bella Rose et Emilio respectivement les premier, deuxième, et quatrième rangs du classement mondial. Du jamais vu ! 

En complet, un homme a marqué le classement mondial, au sommet duquel il est resté de mai 2015 à février 2018 sans discontinuer. Un exploit réussi par… un Allemand ! Pendant presque trois ans, Michael Jung a été indétrônable. À l’instar de sa compatriote Meredith Michaels-Beerbaum, lui aussi est un habitué des premières et collectionne les victoires. Il a été le premier complétiste à s’adjuger simultanément le titre individuel aux Jeux équestres mondiaux (Lexington, 2010), championnats d’Europe (Luhmühlen, 2011) et aux Jeux olympiques (Londres, 2012), accompagné de son fidèle Sam. Titre olympique qu’il a conservé avec ce même cheval à Rio de Janeiro en 2016. Le germanique a également participé à tous les championnats d’Europe depuis 2009, dix-huit médailles dont douze en or dans les grands championnats Sénior, sans compter de multiples participations et trois titres aux championnats du monde Jeunes Chevaux du Lion d’Angers, où il est double médaillé d’argent avec Sam en 2006 et 2007. 

Equitation

Quatorze chevaux périssent dans un incendie en Alsace

IL Y A UN JOUR
Equitation

Thomas Carlile s’impose au haras de Jardy avec la jument qu’il prépare pour les JO

13/07/2020 À 15:47
Dans le même sujet
Equitation
Partager avec
Copier
Partager cet article