Equitation

Lambert Leclezio envisage de conclure sa carrière en 2022

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Lambert Leclezio envisage de conclure sa carrière en 2022

Crédit: Eurosport

ParGrand Prix
16/06/2020 à 11:06 | Mis à jour 16/06/2020 à 11:06

Âgé de seulement vingt-trois ans, Lambert Leclezio est l’un des voltigeurs les plus doués. Double champion du monde et champion d’Europe en titre, le jeune prodige évoque la suite de sa carrière sportive aux côtés d’Estado*IFCE, son nouveau cheval.

Pouvez-vous évoquer votre nouveau cheval, Estado*IFCE? 
Estado a été acheté par l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE). Il est arrivé il y a seulement un an. J’ai un contrat d’exclusivité pour voltiger avec lui en concours et à l’entraînement. À la base, c’était un cheval de dressage, qui n’avait jamais fait de voltige. Pourtant, il excelle! Il se comporte vraiment très bien à l’entraînement, alors j’ai hâte de voir ce que cela donnera en concours. Nous avons participé à notre première compétition nationale au début de l’année (une épreuve Amateur Élite à la Roche-sur-Yon le premier mars, qu’ils ont remportée, ndlr). Cette année, j’aurais dû participer à deux concours internationaux avec lui, à Saumur et Ermelo, aux Pays-Bas, et éventuellement au CVIO 4* d’Aix-la-Chapelle. Pour l’instant, nous continuons donc à nous entraîner. Au quotidien, c’est Loïc Devedu qui le fait travailler. Il est ravi car il peut se faire plaisir avec lui en dressage (le couple a concouru en Pro 3 en février 2020, ndlr)

Vous n’avez encore jamais pris part à la Coupe du monde de voltige, qui devrait malheureusement être annulée cette année. Vous verra-t-on un jour sur ce circuit? 
J’aimerais beaucoup y participer, oui. Jusqu’à présent, l’opportunité ne s’était pas vraiment présentée. En 2016, après les championnats du monde, j’ai changé de nationalité. Conformément au règlement de la FEI, je n’ai pas pu concourir en Coupe du monde ni en championnats en 2016 et 2017. Après les Jeux équestres mondiaux de Tryon, en 2018, Poivre Vert étant parti à la retraite, je n’avais pas de cheval assez fiable pour des compétitions de ce niveau. Enfin, en 2019, il y a eu un problème d’organisation: les étapes ont été maintenues mais la finale n’a pas eu lieu. Je n’ai donc toujours pas participé à ce circuit, car sans finale, il n’y avait pas d’intérêt de participer à une ou deux étapes assez lointaines, et Aroc (CH, avec qui il est champion d’Europe en 2019 à Ermelo, ndlr) était de toute manière au repos. 

À vingt-trois ans, vous êtes déjà champion d’Europe et double champion du monde en titre. Quels sont vos prochains objectifs? 
Mon nouveau projet est de réitérer ces performances avec Estado. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour lui, et je n’ai jamais eu l’opportunité d’avoir un contrat aussi long avec un cheval. De plus, je fais tout le travail de A à Z avec lui. Il débute en voltige et dispute ses premières compétitions avec moi, ce qui est spécial à mes yeux. Jusqu’à présent, j’avais toujours voltigé sur des chevaux prêts et formés, que je n’ai pas pu garder longtemps. Il y a eu Quièce d’Aunis en 2016, Poivre que j’ai eu un an avant sa retraite, Aroc seulement une année. Là, j’envisage de finir ma carrière avec Estado, donc cette histoire sera forcément particulière. 

En août 2019, vous avez déclaré à The Vaulting Review vouloir continuer votre carrière jusqu’en 2022 et “dépasser les limites du sport et l’aider à se développer”. Les Jeux olympiques auront lieu à Paris en 2024, et la voltige n’est pas une discipline olympique à ce jour. Souhaitez-vous qu’elle le devienne et allez-vous militer pour cela? 
Actuellement, le plus grand objectif de notre sport est effectivement d’intégrer le programme des Jeux olympiques. Nous avons beaucoup œuvré pour cela l’année dernière. Avec l’équipe Noroc, nous sommes allés effectuer une démonstration à Lausanne, devant le Comité international olympique (CIO). Dans un premier temps, nous essayons d’intégrer la voltige au programme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ). Je sais que le CIO y réfléchit en ce moment. Cela sera-t-il effectif aux JOJ de 2022, puis aux JO de Paris 2024 (peu probable, car la liste des disciplines doit normalement être calée fin 2020, ndlr) ou à ceux de Los Angeles 2028? Pour le moment, je n’en ai aucune idée. S’il y avait de la voltige à Paris, je prolongerais avec certitude ma carrière pour pouvoir y participer. En revanche, si ce n’est pas le cas, que mes deux prochaines saisons se passent bien et que j’arrive au bout de ce que je peux proposer en 2022, alors il n’y aura plus de raisons pour moi de continuer. Poursuivre ma carrière plus longtemps signifierait essayer de collectionner les titres. Or, ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Ayant réussi à voltiger à ce niveau assez jeune, je me vois mal continuer dix ans, à me renouveler sans cesse, refaire des programmes, etc. Beaucoup de voltigeurs atteignent ce niveau plus tard, ce qui leur permet de continuer plus facilement jusqu’à trente ans. À partir du moment où je ne pourrai plus apporter quelque chose de nouveau à ma discipline, le moment sera venu pour moi d’arrêter. 

Pensez-vous déjà à l’avenir au-delà de votre carrière sportive? 
Pour le moment, pas vraiment. Il y a pleins de choses que j’aimerais bien faire, la première étant de terminer mes études de kinésithérapie et de valider mon diplôme. Ensuite, je ne sais pas vraiment. J’aimerais beaucoup coacher un peu, voyager aussi… J’ai reçu pas mal de propositions pour aller entraîner, notamment en Afrique du Sud et en Australie. Pour l’instant, je dois refuser parce que je ne peux pas partir deux ou trois semaines et rater les concours et entraînements. 




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