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Pénélope Leprevost profite du confinement pour former ses nouvelles recrues

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Pénélope Leprevost profite du confinement pour former ses nouvelles recrues

Crédit: Eurosport

ParGrand Prix
05/06/2020 à 10:18 | Mis à jour 05/06/2020 à 10:19

Si la pandémie de Covid-19 a suspendu la saison de concours, l’entraînement continue pour les cavaliers français. Habituée à voyager à travers le monde, cette accalmie a cependant été bénéfique pour la meilleure cavalière tricolore Pénélope Leprevost. La Normande s’est confiée sur cette période inhabituelle, entre découverte de nouveaux chevaux et moments en famille.

Comment avez-vous vécu la période de confinement? 

Je suis installée à Lécaude, dans le Calvados, qui est un endroit magique. J’ai passé ces deux mois avec mes chevaux, ma fille et tous mes autres animaux. J’ai de la chance, je ne suis franchement pas à plaindre ! Bien sûr, avec moins d’objectif et de pression le rythme de vie était plus tranquille. Je pense que cela a été bénéfique pour mes chevaux disposant de peu d’expérience, car nous avons pu prendre le temps de solidifier les bases. J’ai également pu en profiter pour apprendre à former un couple avec mes nouvelles recrues. Mes chevaux d’expérience, c’est-à-dire Vancouver, Varennes et Excalibur, ont carrément été mis en vacances. Même si j’adore l’endroit où je vis, j’ai vraiment hâte de reprendre la route des concours de haut niveau et je dois dire que mes amis m’ont beaucoup manqué. 

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Avez-vous trouvé de nouvelles occupations pendant le confinement? 

J’ai fait des choses que je ne fais pas d’habitude. Pour la première fois de ma vie, j’ai fait du bricolage (rires) ! Je pense que la plupart des jardins du haras étaient somptueux pendant cette période car toute l’équipe s’est mise au jardinage ou au bricolage.

Y a-t-il eu du mouvement dans vos écuries ces dernières semaines? 

Aucun cheval n’a quitté mon piquet, mais quelques chevaux m’ont rejoint. Careca (LS Élite, ndlr), un cheval de neuf ans, m’a été confié par Michel Robert. C’est un fils de Rebeca LS (la jument avec laquelle Edward Levy concourt jusqu’en Grands Prix CSI 5*, ndlr) qu’il montait l’année dernière. Il a été dans mes écuries lorsqu’il était jeune, mais nous avons pu faire plus ample connaissance pendant le confinement. Il s’agit d’un cheval qui a beaucoup de talent et un avenir très prometteur. Je n’attends plus que les concours démarrent ! Cependant, il est un peu délicat donc il faudra que je prenne le temps. J’ai aussi appris à connaître davantage Bingo del Tondou, formé dès le départ par mon cavalier Régis Bouguennec. Ce fils de Vigo d’Arsouilles a déjà pris part à des épreuves à 1,50m la saison passée. Nous serons amenés à concourir ensemble, d’autant que j’en suis la copropriétaire avec la famille Hécart. Je pense qu’il est exceptionnel et nous essayons de former un couple. Enfin, j’ai également monté Bolero de Beaufour, un cheval appartenant à Éric Levallois. Cet étalon par Nabab de Rêve a concouru avec Benoit Cernin, puis Régis a pris les rênes pendant un moment. Il dispose également d’un grand potentiel et nous avons profité du confinement pour prendre nos marques.

En raison de la crise sanitaire d’envergure mondiale, de nombreuses compétitions ont été annulés, dont les étapes Coupes du monde de Madrid et Helsinki. Êtes-vous inquiète par cette situation ?

Il est évident que les organisateurs de ont fait le maximum pour que leurs évènements aient lieu. S’ils doivent finalement les annuler, c’est qu’ils y sont contraints. Je pense sincèrement qu’ils ont fait tous les efforts possibles pour essayer de mener à bien leur projet. Cependant, c’est vraiment triste car nous voulons tous reprendre le cours de notre vie. J’ai vraiment hâte de pouvoir à nouveau fouler les pistes tous les week-ends, refaire des Grands Prix, et d’affronter les meilleurs… C’est assez inquiétant lorsque l’on constate que la plupart des concours CSI 5* ne va pas avoir lieu. Si tous les meilleurs couples courant habituellement en CSI 5* se retrouvent à concourir à un niveau inférieur, cela va donner lieu à un drôle de mélange. On verra ce qu’il se passe, nous n’avons pas d’autre choix que de subir la situation. Tout le monde se donne à fond pour que la situation revienne presque à la normale dès que possible. Nous devons accepter ce qu’il se passe dans nos vies et j’espère que les Jeux auront bien lieu l’année prochaine à Tokyo.

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