Gérald Darmanin, Didier Guillaume et RoxanaMaracineanu, respectivement ministre de l’Action et des comptes publics, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et ministre des Sports, ont officialisé hierl’aide d’urgence créée pour les centres équestres recevant du public et pour les poney-clubs. Ces établissements connaissent des difficultés financières liées à la suspension de leurs activités de sport et de loisirs pendant la période de confinement dûe à la pandémie de Covid-19. “Afin d’enrayer la propagation du virus, le Gouvernement avait décidé la fermeture des établissements accueillant du public. Ainsi, les centres équestres et les poney-clubs ont dû faire face aux charges d’entretien des animaux (main d’œuvre, frais d’alimentation, soins vétérinaires, etc.) tout en subissant une chute de leur chiffre d’affaires pendant le confinement”, confesse le gouvernement.
Afin d’assister ces structures face à la crise, l’annonce de la mise en place d’une aide exceptionnelle a été faite dimanche dernier. Hier, jeudi, les trois ministres ont signé les textes encadrant l’octroi de cette aide. “Ce dispositif apportera aux établissements une aide au titre des soins prodigués, pendant la période de fermeture, aux équidés dont ils sont propriétaires ou détenteurs et dont ils ont la charge exclusive. Seuls les équidés assurant des activités de loisirs et d’enseignement de l’équitation sont éligibles”, précisé le communiqué gouvernemental. Le montant de l’aide est calculé sur la base d’un forfait de cent-vingt euros par équidé, dans la limite des trente premiers équidés. L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) est chargé de la mise en œuvre de cette aide, via une plateforme en ligne. La date limite de dépôt des demandes d’aide est fixée à trente jours après la date de publication de ces textes.
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Emmanuel Feltesse, directeur du haras de Jardy et président du comité régional d’équitation d’Île-de-France (CREIF), a souligné le caractère positif de cette aide, même s’il aurait souhaité un plan d’une plus grande ampleur. Il a ainsi déclaré à GRANDPRIX: “D’abord, je vois dans cette aide le signe que notre mobilisation n’a pas été vaine. Pour nos établissements, qui en très grande majorité ne dépendent pas de la sphère publique et ne vivent pas de subventions, cela montre que nous avons été écoutés par les pouvoirs publics, ce qui n’a pas été le cas de toutes les corporations dans notre pays. Ensuite, on peut discuter des conditions de mise en œuvre de cette aide. Par exemple, elle est limitée à trente poneys ou chevaux, là où beaucoup d’établissements, notamment en Île-de-France, en ont plutôt une cinquantaine… Pour autant, je préfère voir le côté positif des choses, considérant que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Cette aide est bonne à prendre, même si son ampleur est moins importante que nous l’espérions et qu’elle ne va pas suffire à remettre les clubs à flot. C’est un signe positif pour le moral des dirigeants. L’État ne nous abandonne pas, il est avec nous.” Enfin, il souligne également la solidarité des cavaliers français envers les clubs, à travers la mise en place par la Fédération française d’équitation d’un Fonds de solidarité, comptant à l’heure actuelle 1.105.734 euros de dons.
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