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Victoria Tachet, une Française déterminée à se faire une place aux États-Unis

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Victoria Tachet, une Française déterminée à se faire une place aux États-Unis

Crédit: Eurosport

ParGrand Prix
28/06/2020 à 17:22

Victoria Tachet, figure régulière sur le circuit Poneys en France, avec trois participations aux championnats d’Europe entre 2013 et 2015 à son actif, s’est expatriée depuis le début de l’année 2019 aux États-Unis pour poursuivre sa progression à cheval. Elle évoque son aventure américaine ainsi que la suite de sa carrière.

Vous vous entraînez chez Double H Farm depuis janvier 2019. Pourquoi être partie aux États-Unis et comment s’est passée la mise en relation avec Quentin Judge?
Flore Giraud est partie s’entraîner là-bas pendant trois mois, et elle m’a convaincue de la rejoindre. À ce moment, nous nous sommes mises en contact avec la famille Prudent notamment, quelques-uns de ses amis… Quentin recherchait un cavalier pour l’aider pendant la saison, je suis arrivée au bon moment. Nous nous sommes tout de suite bien entendus et tout s’est enchaîné. Ce départ à Wellington n’était pas vraiment programmé. C’est une drôle d’histoire mais je suis contente d’avoir rencontré toute l’équipe de Double H Farm. Quentin me laisse cette chance incroyable de pouvoir progresser à ses côtés.

Pouvez-vous nous parler de votre quotidien sur place et de votre rôle chez Double H Farm?
Actuellement en Floride, pour essayer d’échapper à la chaleur et travailler correctement, nous sommes obligés de commencer très tôt notre journée. Sur une journée, je travaille entre six et huit chevaux, dont des jeunes. Je m’occuper également de mes deux chevaux Chloe et Messenger, qui me sont confiés par Quentin. Accumuler du travail sur des chevaux différents permet d’engranger énormément d’expérience. J’aide aussi Quentin avec certains de ses chevaux, dont Quatuor, ancienne monture de Marie Hécart. Ce sont des chevaux avec différents types de gabarits, qui correspondent à Quentin. Conrad est toujours aux écuries et Quentin s’en s’occupe tous les jours, Brésil, l’ancien cheval de Grégory Wathelet nous a également rejoint… Il y a beaucoup de chevaux à travailler. Nous devons également gérer les entraînements des clients, les compétitions, et garder tout le monde en forme pour être prêts à concourir. Il y a toute une équipe autour de Quentin, avec le vétérinaire et le maréchal, pour que nos chevaux soient au meilleur de leur forme et que la performance soit au rendez-vous.

Avez-vous des objectifs sportifs particuliers aux États-Unis?
Mon objectif est de prendre part à des Grands Prix. Il y a également un objectif commercial, en concourant avec les chevaux pour les mettre en valeur. Je veux également continuer à progresser pour avoir encore plus de contacts ici et plus de chevaux. 

L’expérience de l’expatriation est complètement positive pour vous jusqu’ici?
Tout à fait. Je découvre un autre système que je ne connaissais pas. La façon de travailler est différente, les moyens le sont aussi par rapport à l’Europe. Tout cela est un plus pour moi qui suis encore jeune, pour pouvoir me construire ma propre expérience et en tirer des contacts pour l’avenir.

Vous vous êtes notamment entraînée avec Pénélope Leprevost, en Normandie. Quelles différences notez-vous justement entre le système français et le système américain?
En Europe, il y a une base d’élevage importante. On commence par travailler les jeunes chevaux, pour qu’ils progressent jusqu’à ce qu’ils soient vendus. Aux États-Unis, ce côté élevage est moins présent. En Normandie, tout le monde s’entraide en concours, sur les bords de piste. Aux États-Unis, chaque cavalier a sa propre équipe, avec ses clients et évolue de son côté. Pouvoir observer ces deux systèmes est bénéfique.

Qu’avez-vous appris de plus important aux côtés de Quentin Judge, votre entraîneur actuel?
Sa précision. Il est extrêmement précis et a notamment pu travailler avec de grands noms du saut d’obstacles. Sa façon de monter m’a changé de chez Pénélope. Il essaie de travailler son cheval avec son propre équilibre. Prendre appui sur ses étriers, c’est complètement un autre monde, et je suis contente d’apprendre cette manière de travailler aux côtés de Quentin. La monte française est, elle, plus assise dans la selle, sans totalement être germanique non plus! De plus, nous avons tous les deux notre point de vue sur certains chevaux et nous pouvons échanger sur nos ressentis. Il est vraiment un bon patron.

Pensez-vous revenir en France ou continuer votre activité professionnelle aux États-Unis?
Je suis en train de travailler pour obtenir un visa P1, valable cinq ans. Cela est facilité par mes résultats en France et ceux obtenus ici, plus le fait que je concoure actuellement. Mon objectif n’est pas forcément de retourner en France, mais de construire quelque chose ici. Pourquoi pas rentrer à la maison ensuite. J’ai encore pas mal de choses à apprendre en Amérique, surtout maintenant que je vais débuter les concours avec des jeunes chevaux.

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