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Érdi Jr : son ascension, ses espoirs pour l’ERC à domicile… et les sorcières !

Érdi Jr : son ascension, ses espoirs pour l’ERC à domicile… et les sorcières !
Par ERC

Le 05/11/2019 à 12:00Mis à jour Le 06/11/2019 à 10:35

Ayant remporté le titre ERC2 à deux reprises en FIA European Rally Championship, Tibor Érdi Jr est passé au niveau R5 en Lettonie il y a 13 mois avec des attentes élevées. Cependant, comme il l'explique à la respectée journaliste Anita Toth, la transition n'a pas été simple, loin de là.

Comment s'est passée la transition ?“Quand nous avons acheté la ŠKODA il y a un an, on nous a dit qu'il fallait au moins 2000 kilomètres en compétition pour apprendre à connaître la voiture. Je pensais qu'ils exagéraient, puisque j'avais piloté beaucoup de voitures et je m'habituais à elles très vite. Puis je me suis rendu compte qu'ils avaient raison. À Chypre, après 1500 kilomètres en compétition, j'ai enfin senti que cela ne me dérangeait plus de commencer la spéciale. Auparavant, je ne sentais pas du tout la voiture, et ça paraît sûrement un peu ridicule, mais je calais à chaque fois. Maintenant, les mouvements viennent facilement.”

Mais vous n'avez pas regretté ce changement ?“Certainement pas. Nous avons pleinement exploité la catégorie ERC2, et même si nous aurions pu rester un an de plus et remporter un nouveau titre, ça n'avait pas d'intérêt. J'étais conscient que la catégorie reine n'était pas facile, car le plateau est relevé et il fallait du temps pour s'adapter à la R5. Mais franchement, je ne pensais pas que ce serait si difficile. Surtout du côté mental, car l'an dernier nous étions la référence, et nous faisons désormais partie des outsiders.”

Quand avez-vous connu votre premier coup dur ?“D'emblée au Rally Islas Canarias, où nous nous étions imposés deux fois auparavant. J'ai dû dire à un moment que c'était terminé et j'ai jeté l'éponge. C'était très difficile de prendre cette décision, mais j'avais le sentiment que c'était nécessaire. Nous avions évité deux accidents graves et je ne voulais pas attendre le troisième. J'avais sûrement trop envie de faire mes preuves, et je pensais pouvoir reprendre là où je m'étais arrêté dans la catégorie précédente. Mais la vie m'a donné une leçon sans ménagement, et c'était très dur à surmonter.”

Qu'est-ce qui vous a aidé à rebondir ?“Le Rally Liepāja, où j'ai fini cinquième en EL1. Mais au début de la Spéciale Qualificative, j'ai eu une nouvelle leçon à apprendre quant aux ornières, et j'ai calé. Nous avons donc nettoyé la route lors de la première journée et n'avons pu nous rattraper qu'avec les bons résultats de la seconde. Mais nous avons plein de bons résultats partiels.”

Vous avez aussi eu quelques crevaisons cette année...“Ne m'en parlez pas ! J'ai eu autant de crevaisons qu'avec la Mitsubishi pendant toute la période précédente. Le pire, c'est que je n'en connais pas la raison. Nous sommes maudits, même si nous avons notre propre sorcière pour nous aider.”

Vous plaisantez !?“Cela peut paraître drôle, mais comme nous étions en difficulté avec la voiture pour la première année chez Mitsubishi, une amie de ma femme m'a dit qu'elle était experte dans ce domaine. Je lui ai dit qu'il était temps d'exorciser la voiture. Elle a  accepté, mais il fallait que je l'appelle avant chaque week-end de course. Je l'ai fait et nous avons connu deux années merveilleuses. Mais maintenant cela n'aide plus, donc j'attends le tournant avec impatience, car je sais que nous sommes prêts pour un bon résultat. J'essaye encore et encore, mais il manque une pièce du puzzle.”

Peut-être cela viendra-t-il au Rally Hungary ?“Peut-être. Ce serait génial. Nous avons un avantage face aux autres concurrents car nous avons déjà roulé sur certaines de ces spéciales. Je pense que cela comptera beaucoup. Si nous réitérons notre performance de l'an dernier à Nyíregyháza, je serai satisfait. C'était notre première course sur asphalte avec la ŠKODA et nous avions fini cinquième au général.”

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