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Championnat d’Europe d’escrime 2019 : les Bleus entre ombre et lumière à Düsseldorf

Championnat d’Europe d’escrime 2019 : les Bleus entre ombre et lumière à Düsseldorf

Le 23/06/2019 à 12:30Mis à jour

Si la France a remporté 8 médailles et a fait mieux qu’à Novi Sad l’année dernière, ces championnats de zone ont laissé un goût amer dans la bouche de certains athlètes.

Düsseldorf a été le terrain de nombreuses surprises du côté français. Coraline Vitalis a offert aux Bleus leur premier titre individuel à l’épée depuis Laura Flessel en 2007.

Au sabre, personne n’attendait Manon Brunet. Pourtant, c’est bien elle qui a obtenu l’argent en coiffant au poteau à la fois Sofya Velikaya et Anna Marton. Elle a largement rattrapé la mauvaise performance de Cécilia Berder, sur qui tout le monde comptait.

Et que dire du titre par équipe des fleurettistes masculin ? Un an après leur dramatique 4e place en Serbie, les coéquipiers d’Erwann Le Pechoux sont revenus sur le devant de la scène après avoir écrasé la Russie en demi-finale, cette même Russie qu’ils avaient déjà battue en 2017.

En individuel, qui aurait misé sur Enzo Lefort ? C’est pourtant lui qui a ramené la seule médaille masculine au fleuret. Le Guyanais n’était plus monté sur un podium depuis la Coupe du Monde de Bonn en 2018.

Autre surprise de taille : la totale déconfiture de l’équipe masculine d’épée. Sorti dès son entrée en lice par l’Estonie (qui finira 3e), le groupe emmené par Yannick Borel a été dépossédé de son titre de champion d’Europe. Le Guadeloupéen, vainqueur en individuel l’année dernière, a terminé au 10e rang du tournoi individuel.

Les sabreurs ont aussi vécu un championnat difficile. Boladé Apithy a été sorti dès les quarts de finale par l’Allemand Hartung. Dans le tournoi par équipe, la France n’a pris qu’une modeste 5e place. Aucun français n’a réussi à gagner de médaille depuis Vincent Anstett à Torùn en 2016.

La France a quitté l’Allemagne au deuxième rang des nations derrière l’insaisissable Russie, avec 6 médailles, dont 2 titres européens. Si les têtes de série ont déçu, force est de constater que la relève a pris ses responsabilités et a offert à la France de quoi se consoler.

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