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Les épéistes français deuxièmes à la maison

Les épéistes français deuxièmes à la maison
Par AFP

Le 19/05/2019 à 20:53Mis à jour Le 19/05/2019 à 20:59

COUPE DU MONDE - Les épéistes français ont relevé la tête dimanche en terminant à la deuxième place de l'épreuve de Coupe du monde disputée à Paris. Les Bleus restaient sur des prestations en demi-teinte alors que la Coupe du monde peut être qualificative pour les JO 2020.

Ils sont de retour : après de longs mois de doute, les épéistes français ont corrigé le tir dimanche à Coubertin, deuxièmes de l'étape de Coupe du monde à Paris, au meilleur moment pour le début de la qualification olympique. Pour voir les Jeux en 2020 à Tokyo, les Bleus doivent terminer dans le top 4 au classement mondial sur la période avril 2019-avril 2020, ou meilleure nation européenne au-delà de ce top 4. "Ça se voit, on est un peu déçus, on aurait souhaité gagner devant notre public. Je pense qu'il faut se satisfaire de ce résultat. Ça a été la grosse bataille. C'est la première fois de la saison que l'on fait deuxième", s'est réjoui l'entraîneur des Français, Stéphane Le Roy.

La dernière finale des épéistes français sur une épreuve de Coupe du monde remontait à février 2018, une victoire sur l'Italie à Vancouver. Cette saison, les Bleus ont erré (mis à part un podium à Vancouver en février), terminant même deux épreuves au-delà du top 10 (13es à Heidenheim, 12es à Buenos Aires). Loin des légitimes prétentions de l'épée masculine française, vitrine ces dernières années d'une escrime tricolore en reconstruction (unique titre olympique à Rio en 2016).

Il faut dire que l'équipe a connu une quinzaine de mois compliquée, devant se passer depuis juillet 2018 de Daniel Jérent, après des défauts de localisation ("no shows") pour des contrôles antidopage inopinés, et qui sera entendu le 3 juin par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

Le coup de Cannone

Dimanche à Coubertin, la machine était encore un peu grippée, mais le huitième de finale contre l'Ukraine (45-43), et le quart contre la Hongrie (45-35), leur bourreau l'an passé à Paris à ce stade, ont permis de revoir une belle équipe de France.

D'abord par son triple champion d'Europe (2016, 2017, 2018) et champion du monde (2018), Yannick Borel. C'est lui, mené de deux touches (42-40) contre l'Ukraine, qui a inversé la tendance pour voir les quarts. Ensuite, Romain Cannone. A seulement 22 ans, il a été épatant, notamment contre la Hongrie pour seulement sa deuxième présence par équipe après l'étape de Buenos Aires, lui qui était encore junior en 2017. "Il nous apporte du bien, de la fraîcheur. C'est un autre style de jeu. Derrière, il faut que l'on s'en serve, que ce soit un point fort et que l'on fasse peur aux autres équipes", a estimé Le Roy à propos du natif de Colmar, arrivé à l'Insep cette année.

Hasard du tableau, les deux adversaires pour accéder au dernier carré étaient d'un calibre bien supérieur à l'Espagne, croquée 45-26 en demie, avant une finale contre les Suisses, sous forme de revanche de la finale des Mondiaux 2017, remportée par la France à Leipzig. La défaite assez sévère contre des Suisses, plus sûrs d'eux en finale (45-32), montre toutefois qu'il reste encore un peu de chemin pour reconquérir le sommet international.

"Entre sortir en huitième de finale deux fois dans l'année et faire deuxième ici, ça montre le chemin. Il faut que l'on rebondisse encore pour que l'on aille chercher l'or", a conclu Le Roy.

La sélection pour les Championnats d'Europe à Düsseldorf (Allemagne, 17-22 juin) et aux Mondiaux à Budapest (15-23 juillet), doit être annoncée la semaine prochaine.

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