Avant la neuvième manche de ce Championnat du monde des voitures de tourisme, ce week-end à Imola, presque tous les favoris sont bien placés pour la course au titre. Yvan Muller (SEAT Sport) est en tête du général, ses compères Gabriele Tarquini, Rickard Rydell ou encore Jordi Gené peuvent toujours rêver de la couronne, tout comme les BMW du triple tenant du titre Andy Priaulx avec Jörg Müller, Augusto Farfus et l'étonnant Félix Porteiro. Rob Huff porte pour sa part les meilleures chances chez Chevrolet. Mais parmi eux, même s'il n'est pas l'un des seuls cette saison, Nicola Larini est probablement le plus décevant de tous.
L'Italien ronge même son frein depuis ses débuts dans la catégorie il y a trois ans puisqu'il n'a tout simplement jamais remporté de course. Avec sept deuxième places, Larini en a probablement assez de tourner au tour d'autant plus que l'un des pilotes les plus expérimentés du plateau connait une saison particulièrement contrastée. Premier pilote Chevrolet à monter sur le podium lors du festival des SEAT officielles à Puebla, au début du mois d'avril, le natif de Camaiore a joué de malchance que ce soit à Curitiba, un mois plus tôt, où il fut poussé hors-piste après que son coéquipier Huff ait connu un problème mécanique.
Imola
Zoom sur Imola
18/09/2008 À 07:15
Imola, le bon moment
Mais aussi à Valence, où ses problèmes de sous-virage récurrents au cours de la saison, l'ont empêché de se distinguer dans des conditions très changeantes, à Estoril, où il n'a pu pleinement profiter de sa toute première pole position, et lors du meeting précédent à Oschersleben où il a été le premier malheureux à subir la foudre de ses rivaux en se faisant valdingué par les SEAT dès la première chicane. Souvent en position favorable mais rarement opportuniste, Larini sait que sa quête d'un titre est fortement compromise mais, pour sauver sa saison, une victoire serait bienvenue à Imola.
Presque à domicile, ce dernier tentera de profiter d'une voiture seulement lestée de trente kilos pour faire parler sa rage de vaincre sur le prestigieux et récemment remodelé Autodromo Enzo e Dino Ferrari. "Je suis très motivé avant la première des deux manches italiennes de la saison. J'adore Imola d'autant plus que les changements récents du tracé ont été faits pour favoriser les dépassements. Je serai assez léger en terme de ballast donc c'est le moment ou jamais pour gagner une course", a-t-il notamment déclaré. Ses adversaires seront prévenus mais sera-ce suffisant ? Larini sait qu'il faudra plus que de la volonté et des mots pour y arriver.
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Imola verbatim
18/09/2008 À 07:00
Imola
Muller: "12 points, c'est rien !"
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