Imaginez un peu. Un championnat de deux divisions, qui réunirait une quarantaine équipes provenant des cinq grands championnat et quelques autres de prestige. Chaque week-end, elles s'affronteraient dans des matches parfois délocalisés en Asie, en Amérique ou encore en Europe. Une sorte de super-ligue européenne, comme on a pu en entrevoir les grandes lignes lors des révélations des Football Leaks il y a un an. Si ces allégations avait été démenties par plusieurs acteurs du monde du football, elles semblent pourtant bien vraies.
C'est en tout cas ce qu'affirme le très sérieux New York Times, qui explique que Gianni Infantino, le président de la FIFA, et Florentino Pérez, celui du Real Madrid, planchent actuellement sur ce projet. Ce dernier aurait même rencontré plusieurs dirigeants des autres grands clubs européens pour l'exposer. Bien évidemment, l'enjeu principal de ce possible changement "révolutionnaire", comme l'écrit le média, est financier.
Ligue des champions
Les puissants n'ont pas abandonné leur rêve de Super Ligue fermée, bien au contraire
03/11/2018 À 14:40

L'UEFA tape du poing sur la table

Cette super-ligue, qui serait totalement fermée, permettrait d'avoir quotidiennement des grandes affiches. Pour les exposer au mieux, horaires et lieux pourraient varier en fonction des rencontres. Entre hausse des droits tv, marketing et sponsoring, Pérez aurait plusieurs plusieurs cordes à son arc. Avec une ligue totalement indépendante, les clubs concernés n'auraient d'ailleurs plus aucun compte à rendre à l'UEFA. Oubliées dont les contraintes économiques. Et le fair-play financier. Si ce projet voit le jour, ce serait une petit mort pour les championnats nationaux, qui perdraient alors leurs meilleurs clubs. La Ligue des champions ne serait pas épargnée non plus.

Florentino Perez

Crédit: Getty Images

Furieux de cette nouvelle, Aleksander Čeferin, le président de l'instance européenne, n'a d'ailleurs pas tardé à réagir, évoquant un plan "dément". "S’il faut y croire, cela vient d’un seul président de club (pas le propriétaire) et d’un administrateur du football isolé. Ce serait dur de penser à plan plus égoïste et égocentrique. Cela ruinerait clairement le football dans le monde, pour les joueurs, pour les supporters et pour tous liés au jeu", explique-t-il au New York Times.
"Tout ça pour le bénéfice d’un minuscule nombre de personnes. Heureusement, il y a toujours trop de bon sens dans le football pour que ce genre de concept fou réussisse. En fait, c’est tellement improbable que je ne peux pas croire que quelqu’un l’ait imaginé", assure le président de l'UEFA, visiblement choqué par cette possibilité. Pourtant, elle semble suivre son cours en coulisses.
Supercoupe d'Europe
Benzema létal, déjà un trophée pour le Real
IL Y A 28 MINUTES
Ligue 1
Lopes écope de trois matches de suspension
IL Y A 3 HEURES