Atalanta Bergame, le séduisant outsider

Quart de finale face au PSG, mercredi 12 août (21h)

Ligue des champions
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11/08/2020 À 06:41

Le parcours : L'Atalanta Bergame est une équipe rescapée. Si on ne les attendait pas à pareille fête, c’est aussi parce qu’au soir de la 3e journée de la phase de poules, les Italiens présentaient un bilan digne de leur statut de novice : 0 points pour trois défaites. Mais à la faveur d’un sprint face au Shakhtar Donetsk et du Dinamo Zagreb, les Italiens ont réussi à s’inviter dans la phase éliminatoire. La suite ? Une démonstration de jeu, de force face à Valence pour l’un des derniers matches pré-Covid (4-1, 3-4).

Le joueur-clé : Papu Gomez. Sans son compère Josip Iličić, l’Argentin devrait porter le poids de l’animation des Italiens entre ses pieds. Créatif, passeur et buteur, Gomez ressemble au détonateur à même de faire imploser les défenses adverses. Bien cerner "Papu", c’est l’assurance d’une soirée moins compliquée.

La stat à connaître : 12/13. Depuis la reprise post-Covid, l’Atalanta est l’une des équipes les plus redoutables d’Europe. Sur les treize duels que la Dea a joués, elle en a remporté 9, ne s’inclinant qu’à une seule reprise. Vous avez dit "équipe en confiance" ?

La question qui reste en suspens : Peuvent-ils continuer en toute insouciance ?

C’est l’équipe fraîcheur de ces derniers mois. Mais la nouveauté n’est plus forcément un atout à ce stade de la compétition. Mais si elle assume son rôle d’outsider décomplexé, l'Atalanta va fatalement avoir des vertiges à l’heure de disputer le premier quart de finale de son histoire. Dans une compétition où la prime à l’expérience joue à plein, cette fraîcheur peut se transformer en naïveté.

Tuchel : "L'Atalanta a un grand avantage sur nous"

Paris Saint-Germain, enfin à sa place parmi les grands

Quart de finale face à l'Atalanta, mercredi 12 août (21h)

Le parcours : Placé dans le même groupe que le Real Madrid, le Paris Saint-Germain a une nouvelle fois réalisé une face de poule digne d'un prétendant à la victoire finale en C1. Six matches, cinq victoires et seulement un petit nul sur la pelouse de Bernabeu lors de l'avant dernière journée de poule (2-2). En huitième de finale, les hommes de Thomas Tuchel se sont tout d'abord fait peur au match aller en perdant 2-1 en Allemagne. Mais c'est bien au Parc des Princes, dans une ambiance particulière liée au huis clos imposé par les mesures sanitaires, que les coéquipiers de Neymar ont montré à tous qu'ils avaient (enfin) passé un palier. Tout en maitrise ils ont remporté le retour 2-0 pour rejoindre les quarts de finale pour la première fois depuis 4 ans.

Le joueur-clé : Neymar. Qu'il semble loin l'été 2019 où Neymar semblait décider à quitter la capitale française et retourner au FC Barcelone... Un an après son faux départ en Catalogne, le Brésilien a l'occasion cet été de s'inscrire définitivement dans l'histoire du Paris Saint-Germain. Avec la blessure de Kylian Mbappé, qui pourrait l'empêcher de débuter le quart face à l'Atalanta, tous les yeux sont rivés sur l'auriverde. Ce sera le facteur X de cette formation parisienne à Lisbonne. Décisif lors du huitième de finale retour contre Dortmund, Neymar semble enfin en capacité d'apporter au PSG ce pour quoi les dirigeants parisiens ont cassé leur tirelire en 2017 pour le faire venir : être décisif dans les grands matches.

Sans Verratti ni Mbappé, quelle compo pour le PSG face à l'Atalanta ?

Le stat à connaître : 210 minutes. C'est le temps passé par les Parisiens sur un terrain en match officiel depuis la reprise des compétitions lors des deux finales de coupe, face à Saint-Etienne puis contre l'OL. Jusqu'en finale, les Parisiens retrouveront l'Atalanta qui a disputé 1170 minutes depuis la reprise, l'Atlético (990 minutes) ou le RB Leipzig (810 minutes). Seul l'OL, dans le même cas de figure, a disputé le même nombre de minutes que les Parisiens avant que débute ce Final 8. Alors, avantage à la fraicheur ? Où manque de rythme évident ?

La question qui reste en suspens : Est-ce enfin la bonne année pour Paris ?

Trois victoires. C'est ce qui sépare les Parisiens d'une victoire finale en C1. Si cette statistique s'applique évidemment à l'ensemble des équipes présentes pour ce Final 8, la victoire en Ligue des Champions est l'objectif prioritaire du Paris Saint-Germain depuis son rachat par QSI il y a maintenant 8 ans. Avec un calendrier plutôt favorable (Atalanta en quart, et ensuite Leipzig ou l'Atlético en demie) les Parisiens semblent avoir toute les cartes en main cette année pour toucher au graal. Mais face au passé récent du PSG dans cette compétition, la prudence reste de mise.

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RB Leipzig

Quart de finale face à l'Atlético, jeudi 13 août (21h)

Le parcours : Dans le groupe F, Leipzig faisait office de grand favori aux côtés de l’Olympique Lyonnais, du Zenit et de Benfica. Les Autrichiens n’ont pas failli avec trois victoires, deux nuls et seulement une défaite en poules. Mais c’est surtout lors des 8es de finale, contre Tottenham, finaliste la saison passée, qu’ils se sont révélés (1-0, 3-0). Leipzig n’a aucune expérience à ce niveau-là de la compétition, mais c’est justement ce qui lui permet de jouer sans complexe. Nagelsmann, 33 ans, a réussi, avec une équipe plutôt jeune, à imposer un style de jeu rapide, qui a mis une claque à Mourinho.

Le joueur-clé : Marcel Sabitzer

Timo Werner, absent, c’est sur les épaules de Marcel Sabitzer que repose le bon fonctionnement de cette équipe et peut-être son succès. Replacé un cran plus bas, devant la défense, l’Autrichien s’est montré très efficace, que ce soit dans l’orientation du jeu, ou dans les actions plus offensives. Preuve en est, son doublé lors du match retour contre Tottenham. Cerveau, capitaine, passeur, créateur, Sabitzer réalise surement l’une des saisons les plus abouties de sa carrière et ses statistiques le prouvent : 16 buts, 10 passes décisives, en 42 matches TCC.

RB Leipzig: Sabitzer und Poulsen jubeln

Crédit: Getty Images

La stat à connaître : 1. C’est la toute première fois de l’histoire du club que Leipzig se qualifie pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Une qualification qui semble méritée tant l’équipe monte en puissance depuis plusieurs années. Est-ce que ce sera suffisant face à l’expérimenté Atlético ?

La question qui reste en suspens : Leipzig peut-il le faire sans Werner ?

Leipzig s’est séparé de son meilleur buteur en 2019-20 (34 buts TCC). Timo Werner s’en est allé rejoindre Chelsea et ne jouera pas le Final 8 avec le club autrichien. Va-t-il laisser un grand vide dans le XI de Nagelsmann ? L’attaquant est impliqué dans 44,8% des buts marqués par Leipzig cette saison. Le coach allemand confiait à Marca : "Timo est un super joueur qui a beaucoup marqué, mais je vois d'autres joueurs qui étaient dans son ombre et sont tout à fait capables de le remplacer." Il est clair que son absence se fera ressentir, mais Leipzig semble avoir les ressources pour réinventer son attaque sans lui.

Atlético Madrid, un Final 8 sur mesure

Quart de finale face à Leipzig, jeudi 13 août (21h)

Le parcours : Le parcours de l'Atlético aura été quelque peu en dents de scie dans cette Ligue des champions. Des débuts remarquables en phase de poule avant un petit trou d'air et deux défaites face au Bayer Leverkusen et la Juventus Turin. Les Colchoneros terminent finalement deuxième du groupe D derrière la Vieille Dame après leur victoire à domicile contre le Lokomotiv lors de la dernière journée. Et c'est en huitième que l'Atlético a créé la grosse surprise de cette compétition. Les Madrilènes ont sorti le tenant du titre Liverpool au terme d'une seconde manche incroyable. A Anfield, et dans l'un des derniers matches disputés avant l'arrêt des compétitions, l'Atlético avait sorti son habit de lumière pour s'imposer après prolongation 2-3.

Le joueur-clé : Joao Felix. Le jeune attaquant portugais s'apprête à vivre un moment spécial à Lisbonne. De retour sur ses terres un an après son départ du Benfica pour l'Atlético, Joao Felix aura certainement à cœur de prouver à tous qu'il vaut bien les 126 millions d'euros dépensés par l'Atlético pour sa signature l'été dernier. Malgré une saison irrégulière sous ses nouvelles couleurs, le Portugais de 20 ans pourrait être l'homme de ce Final 8 du côté de l'Atético. De retour de blessure pour la dernière journée de Liga, il aura eu le temps de se préparer pour ce qui est certainement le rendez-vous le plus important depuis son arrivée à Madrid.

34e j. - Simeone : "Nous croyons en João Félix"

Le stat à connaître : 0. Et si l'Atlético Madrid pouvait remercier l'Olympique Lyonnais ? Depuis 2011 et l'arrivée de Diego Simeone sur le banc des Colchoneros, jamais l'Atlético n'a été éliminé en phase finale de Ligue des champions par une équipe où ne figurait pas Cristiano Ronaldo. A Lisbonne, le Portugais ne sera pas de la fête, la Juventus ayant été éliminé par l'OL en huitième. De quoi ravir l'Atlético et ses supporters.

La question qui reste en suspens : Ce format inédit favorisera-t-il l'équipe de Simeone ?

Dans l'ombre des favoris, l'Atlético Madrid sera à surveiller de prêt à Lisbonne. Si les Madrilènes sont habitués aux joutes européennes, le format exceptionnel mis en place pour conclure cette saison 2019/2020 de C1 pourrait favoriser les soldats de Diego Simeone. Sur un match sec, l'Atlético Madrid est capable de venir à bout de n'importe quelle équipe. Solide, capable de se dépasser et mentalement habitée lorsque l'adversité se présente face à elle, l'équipe espagnole pourrait profiter de ces circonstances pour aller loin dans l'épreuve. Sans faire de bruit et malgré l'élimination de Liverpool en huitième, l'Atlético n'aura pas de pression particulière à Lisbonne. De quoi rendre la machine madrilène particulièrement redoutable.

FC Barcelone, le candidat sans programme

Quart de finale face au Bayern, vendredi 14 août (21h)

Le parcours : Il n'était pas si simple, mais le Barça l'a très bien négocié et reste invaincu dans la compétition au moment d'aborder les quarts de finale. C'est d'autant plus remarquable que la formation catalane était tombée dans le groupe le plus relevé avec le Borussia Dortmund et l'Inter Milan. Elle en est sortie en tête. Guère souveraine dans le jeu, l'équipe de Quique Setién avait quand même ramené un nul de Naples en 8e de finale aller (1-1) avant de confirmer au retour avec un succès au Camp Nou (3-1) décroché grâce à un grand Lionel Messi.

Le joueur-clé : Lionel Messi. Qui d'autre ? L'homme aux six Ballons d'Or est clairement l'arbre qui cache la forêt dans un Barça loin d'être convaincant sur le plan collectif. Si l'Argentin signe une campagne européenne bien plus discrète que d'habitude avec seulement trois réalisations en Ligue des champions, il a rappelé à quel point il était indispensable en guidant Barcelone vers les quarts avec une prestation éblouissante face à Naples. Histoire de rappeler, si besoin en était, qu'il demeure incontournable du haut de ses 33 ans.

Lionel Messi

Crédit: Getty Images

La stat à connaître : 16. En parlant de Messi, il fait partie des joueurs qui ont repris pied au plancher après la pause du Covid-19. Avec 7 buts et 9 passes décisives, l'Argentin a été impliqué sur 16 réalisations du Barça, toutes compétitions confondues. Personne ne fait mieux… sauf Robert Lewandowski, à l'origine ou la conclusion de 17 buts du Bayern sur cette période (14 buts et 3 passes décisives). Leur duel s'annonce passionnant.

La question qui reste en suspens : Messi peut-il suffire ?

Si le Barça ressemble à un candidat sans programme, c'est parce qu'il n'a jamais affiché un niveau collectif suffisamment fort pour prétendre à un titre européen cette saison. Mais Barcelone a Leo Messi. Il a porté cette équipe à bout de bras cette saison et il n'a jamais caché que son objectif de la saison était de ramener la Ligue des champions en Catalogne pour la première fois depuis 2015. L'Argentin paraît bien seul pour faire des différences au sein de la formation de Quique Setién. Mais il est toujours capable des exploits les plus improbables. Même si c'est un petit Barça, il peut aller le plus haut possible avec un grand Messi.

Bayern Munich, l'imposant épouvantail

Quart de finale face au Barça, vendredi 14 août (21h)

Le parcours : Huit matches, huit victoires, 31 buts inscrits, dont 7 passés à Tottenham, 6 à l'Etoile Rouge, et 4 à Chelsea, pas plus tard que samedi : le Bayern a signé un véritable carton plein depuis le début de la Ligue des champions et la pause du Covid ne l'a pas empêché de poursuivre sa marche impériale. Jamais inquiété, le club bavarois a expédié la phase de poules comme une simple formalité avant d'éparpiller Chelsea façon puzzle avec une facilité déconcertante.

Le joueur-clé : Robert Lewandowski. Il était déjà l'homme de cette Ligue des champions avec 11 buts qui le plaçait largement en tête du classement des buteurs avant la pause due à la pandémie du Covid-19. Il ne s'est pas calmé, loin de là, avec un doublé pour porter son total à 13 réalisations, et 2 passes décisives, pour terrasser Chelsea samedi en 8e de finale retour (4-1). C'est l'arme fatale du Bayern.

Le Bayern grand favori ? "Oui... si Lewandowski parvient à passer un vrai cap"

La stat à connaître : 47. Lewandowski toujours. Le Polonais tourne à la moyenne ahurissante d'un but toutes les… 47 minutes dans cette édition 2019-20 en Ligue des champions. C'est du jamais vu, toutes Coupes d'Europe confondues. Un chiffre qui résume à quel point le Polonais est terrifiant.

La question qui reste en suspens : Le Bayern assumera-t-il son statut de favori ?

C'est peu de dire que le Bayern a la pancarte. Le club bavarois a impressionné tout le monde depuis que Hansi Flick a été nommé au poste d'entraîneur. Sur ses résultats, mais aussi sur sa qualité de jeu. Son passé en Ligue des champions parle pour lui, et il ne sera que plus motivé à l'idée de reconquérir un titre qui le fuit depuis 2013. Mais être l'équipe à battre est un statut très lourd à porter. Surtout dans ce format inédit sur un match sec et sur terrain neutre. Justifier son rang de favori dans ce contexte si particulier, c'est tout le défi qui attendra le FCB à Lisbonne.

Manchester City, l'autre favori

Quart de finale face à l'OL, samedi 15 août (21h)

Le parcours : Manchester City a longtemps été impressionnant en phase de poule, dans un groupe certes largement à sa portée. Après trois journées et après avoir dominé tous ses adversaires (Chakhtior, Zagreb et l'Atalanta), les Citizens avaient déjà inscrit 10 buts pour un seul encaissé. Si la phase retour a été moins brillante (2 nuls et une victoire) City a terminé tranquillement en tête de son groupe avant de s'offrir la peau du Real Madrid de Zinedine Zidane en huitième. Dominant la double confrontation face aux Madrilènes (1-2, 2-1), Manchester City a rappelé à tout le monde qu'il allait falloir compter sur lui à Lisbonne.

Le joueur-clé : Kevin De Bruyne. C'est la tête pensante de cette formation. Le Belge, émerveille les amoureux du football à chacune de ses sorties. Encore étincelant dans l'entre jeu en huitième retour face au Real Madrid, KDB a déjà inscrit 15 buts et délivré 23 passes décisives cette saison toutes compétitions confondues. Mais plus que les statistiques c'est son apport dans le jeu qui est prépondérant pour la formation de Pep Guardiola. Depuis la reprise des compétitions le milieu de terrain de 29 ans est en grande forme (6 buts et 4 passes décisives). Avec un De Bruyne à ce niveau là, les Citizens peuvent voir loin.

De Bruyne égale de record de passes décisives d'Henry​

Le stat à connaître : 20. Cette saison, en Ligue des champions, Manchester City a fait parler la poudre. Les hommes de Guardiola ont déjà inscrit 20 buts depuis le début de la compétition, par l'intermédiaire de sept joueurs différents. Ce qui fait de Man City la deuxième meilleure attaque de la compétition derrière la machine Bayern Munich et ses 31 réalisations.

La question qui reste en suspens : Manchester City fait-il désormais partie des grands d'Europe ?

Manchester City s'avance à Lisbonne avec la pancarte de sérieux prétendant à la victoire finale. Longtemps impressionnant cette saison, malgré quelques ratés en championnat, l'équipe de Pep Guardiola semble mûre pour aller enfin décrocher la coupe aux grandes oreilles. Avec une seule demi-finale de C1 dans son histoire, en 2016 face au Real Madrid, City n'a pas le palmarès de son pedigree. Mais qu'importe, à Lisbonne et dans ce format si particulier, les Citizens auront certainement à cœur de montrer qu'ils font enfin parti du gotha européen.

Olympique Lyonnais, l'invité surprise qui n'aura rien à perdre

Quart de finale face à Manchester City, samedi 15 août (21h)

Le parcours : Dans un groupe homogène où aucun cador du vieux continent n'était présent (Leipzig, Benfica et le Zénit), l'OL a réalisé une phase de poule solide mais loin d'être convaincante. C'est la double confrontation face à Leipzig, pourtant premier du groupe (une victoire et un nul), qui a permis aux Lyonnais de voir les huitièmes de finale. Si face à la Juventus on ne donnait pas cher de la peau des hommes de Rudi Garcia, les Lyonnais ont fait preuve de courage et de résilience pour arracher, à Turin, leur qualification après leur belle victoire 1-0 du match aller. Loin d'être l'équipe la plus forte de ce Final 8, l'OL aura d'autres arguments à faire valoir du côté de Lisbonne.

Le joueur-clé : Memphis Depay. Et si l'OL remerciait finalement cette pause forcée par la pandémie du coronavirus ? Sans celle là, les Lyonnais auraient abordé leur derniers matches de Ligue des champions de la saison sans leur capitaine et atout majeur. Le Néerlandais est finalement de retour après sa blessure au genou et sera le joueur-clé de l'OL à Lisbonne. Son mental à toute épreuve et sa capacité à créer le danger dans la surface adverse ne seront pas de trop si les Gones veulent créer l'exploit.

Le stat à connaître : 10 ans. Cela fait maintenant 10 ans que l'Olympique Lyonnais ne s'était pas qualifié en quart de finale de la C1. Cette année là, les Lyonnais avaient réussi l'exploit de sortir le Real Madrid en huitième puis Bordeaux en quart avant de chuter face au Bayern Munich en demi-finale. Si l'OL n'est plus l'ogre européen qu'il a pu être au cœur des années 2000, il s'est une nouvelle fois invité au banquet des quarts de finale cette saison. Et compte bien en profiter jusqu'au bout.

La question qui reste en suspens: L'OL a-t-il les armes pour rivaliser ?

Si face à la Juve et grâce à son succès du match aller les Lyonnais ont pu créer l'exploit, la marche ne sera t'elle pas trop haute face à Manchester City en quart de finale ? Sans faire injure à la Vieille Dame, les Citizens de Pep Guardiola sont un cran au dessus des Turinois. Machine à jouer, les Sky Blues font parti, avec le Bayern Munich, des favoris pour aller au bout lors de ce Final 8. Si sur un match tout reste possible pour la bande à Rudi Garcia, les Lyonnais devront encore élever leur niveau de jeu et probablement réaliser leur meilleure performance de la saison, s'ils veulent poursuivre leur route à Lisbonne.

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