Mayence n’a pas existé !
Fini les victoires à la petite semaine du Bayern Munich après celle médiocre contre Greuther Fürth puis la suivante, contre Stuttgart, bénéficiant involontairement de la maladresse de Molinaro, alors que la parité était de mise. La période de réglage est close. Cette fois-ci, l’ogre bavarois est de retour et pour de bon. Mainz 05, privé de son attaquant-vedette Szalaï, n’a tenu que 40 minutes à domicile. A l’image d’un Thomas Müller des grands jours, exerçant un pressing constant sur ses adversaires, la domination des hommes de Jupp Heynckes fut totale. Et que dire d’un Mandzukic auteur d’un nouveau doublé, superbe dans sa construction (que je vous recommande de décortiquer). Les états d’âmes de Gomez et Robben n’intéressent personne. L’international croate en est à 5 réalisations depuis la reprise du championnat, prend la tête des buteurs, tandis que « le découvreur d’espace », Müller, marque son onzième goal de l’exercice sans oublier ses 10 passes décisives. La machine munichoise est de retour, celle qui fait dire, en Allemagne, qu’à part Barcelone, personne ne peut arrêter les coéquipiers de Ribéry. Le français justement fut très brouillon mais son engagement total.
Leverkusen prend date
Bundesliga feminine
Neuer et le gant à quatre doigts
18/02/2013 À 13:26
Superbe match au BayArena avec le duel des frères jumeaux Bender et un Langerak qui remplace avantageusement, au pied levé, un Weidenfeller grippé. Comment expliquer le blackout du « Werkself » durant les dix premières minutes ? J’ai d’abord voté pour un manque de maturité. Le BVB déroule et Lewandowski sert magnifiquement Reus pour l’ouverture du score. L’attaquant polonais est l’homme du match avec un but, une passe décisive et 2 penalties provoqués. Ce Dortmund là est prêt pour la compétition continentale. Seconde mi-temps, Leverkusen sort Rolfes, Sam rentre et Castro se repositionne en 8. Un schéma nouveau cette saison, qui, croyez le ou pas, était gribouillé, depuis belle lurette, sur mes petites fiches de réflexion. Le « sapin de Noël », avec trois vrais milieux défensifs (la sentinelle Reinartz, derrière Rolfes et Bender) et Schürrle et Castro qui « explosent », se transforme en un véritable 4-3-3 avec Castro dans le rôle de Xavi. Et cela fonctionne. Le jeu est plus fluide, le BVB est débordé, et le Bayer recolle au score…avant de commettre l’irréparable en défense.
Certes, le Bayer a perdu son invincibilité à domicile. Oui, Dortmund est encore trop fort. Mais certaines phases de jeu ont dû réjouir les observateurs. Cette rencontre, malgré la défaite, doit être une libération. Pour la saison prochaine, on demandera à Rudi Völler, le directeur sportif du « Werkself », un grand défenseur central et un ailier droit de classe internationale, le pendant de Schürrle…de quoi jouer à l’outsider en Ligue des Champions et, au passage, valider mes petites notes tactiques.
Le « Lakic-punch » de Francfort
Jackpot pour les « Adler » ! En relançant Lakic, en provenance du VfL Wolfsburg, l’Eintracht a-t-il trouvé l’attaquant, auteur d’un doublé, qui manque au puzzle d’Armin Veh ? Il semble bien. En tout cas, cette équipe, toujours tournée vers l’offensive, réalise une superbe opération à l’image de la qualité de centre de l’ailier droit Aigner. Au milieu, la paire Rode-Schwegler fait la loi tandis qu’en défense centrale, les sud-américains Zambrano-Anderson ne sont pas des anges. Les latéraux (Jung, Oczipka) « pistonnent » sans cesse et Trapp est l’un des plus talentueux gardiens d’Allemagne. Le HSV n’a pas existé en première mi-temps, le régisseur Van der Vaart non plus. L’entraîneur Fink n’a pu que constater les dégâts : « l’Eintracht était tout simplement plus fort ». Comme chaque année, la Bundesliga nous réserve une surprise. Cette saison c’est Francfort et une qualification pour la prochaine Ligue des Champions n’est plus une utopie. Ils ont maintenant 6 pts d’avance sur la cinquième place. Le coach Veh est expérimenté, a soulevé le Meisterschale avec le VfB Stuttgart en 2007 et a fréquenté les grands clubs germaniques. Son 4-2-3-1 fonctionne à merveille et chaque phase offensive est menée par 4, 5 joueurs au minimum. Oui, les « Adler » sont à suivre, tactiquement parlant. C’est bien le minimum.
Qui veut de l’Europa League ?
Hambourg, Stuttgart, Mayence, Fribourg, Schalke, Hanovre, Mönchengladbach battus, on se demande bien qui se qualifiera pour la prochaine saison européenne ? Privés de 8 joueurs (Eggiman, Felipe, Schulz, Cherundolo, Andreasen, Stindl, blessés, Pocognoli suspendu et Ya Konan à la CAN), les « Roten » ont, quand même, aligné une équipe plus que compétitive au Weserstadion. On voit ici toute la profondeur du banc d’Hanovre. Cela n’a cependant pas suffi devant un Werder où 2 joueurs sont sortis du lot : le défenseur axial, international grec, Sokratis, omniprésent pour apporter le surnombre et surtout Elia, repositionné au poste d’ailier droit suite à la suspension d’Arnautovic, qui a délivré son meilleur match sous les ordres de Schaaf. Alors qu’un 0-0 se profile, il transperce la défense avant de servir idéalement Petersen pour l’ouverture du score, lequel récidive une minute plus tard ! Un Brême, plein d’abnégation et de hargne, l’emporte sur un Hanovre toujours sujet au doute.
« Avoir 71% de possession de balle ne sert à rien si on ne l’utilise pas intelligemment ! ». Bruno Labbadia résume parfaitement le sentiment général après la défaite de Stuttgart à Düsseldorf. En tout cas, les « Fortunen » en profitent pour prendre 3 points des plus importants dans l’optique du maintien grâce, notamment, à un doublé de l’Australien Kruse. On retiendra l’organisation, le combat et la qualité de contre des locaux. Quant au VfB, le portier Ulreich réalise, comme sa défense, encore une prestation médiocre. La construction du jeu ? Inexistante. Stuttgart encaisse sa quatrième défaite de suite.
Et que dire du Borussia Mönchengladbach, lequel subit sa première défaite depuis la 12ème journée ? D’accord, l’arbitre fausse le match en accordant un penalty imaginaire dés le début de la rencontre, mais cela n’excuse pas la lenteur et l’apathie des « Fohlen » contre un Nuremberg toujours difficile à bouger à domicile. Excepté le jeune Herrmann, toute l’équipe est à blâmer. L’absence du métronome Nordveit a pesé et le pied gauche d’Arango est sur courant alternatif.
La révolte des mal-classés !
« Il faut de tout pour faire un monde » disait l’autre. Il y aura toujours des premiers et des derniers, mais cette fois-ci, c’est la deuxième catégorie qui marque des points. Et honneur aux « Kleeblättern » de Mike Büskens, lesquels, malgré une domination constante de Schalke, sont allés chercher 3 points cruciaux dans l’Abstiegskampf. Victoire à l’arraché avec un but un peu gag dans les arrêts de jeu du nouvel attaquant Djurdjic, déjà auteur de la passe décisive sur l’égalisation. Bonne pioche au mercato hivernal pour Greuther Fürth. Mais qu’a dû penser Michel Bastos de ses débuts à Gelsenkirchen ? Titulaire, il décoche un missile des 30 mètres pour l’ouverture du score. Le reste ? Rien ! De quoi faire jaser la presse allemande : « un superbe pied gauche mais un joueur très égoïste ». En tout cas, S04 sombre. Huntelaar ne sait plus marquer, le replacement de Draxler derrière le « Hunter » fut un désastre. Quant à la défense, elle est toujours aussi perméable. Le manager Horst Heldt prévient : « c’est une catastrophe qui nous remplie de honte ». Les « Knappen » se rendront le weekend prochain à Munich, juste avant le déplacement à Galatasaray en LdC. On appelle cela une semaine de vérité.
De son coté, le FC Augsburg continue de grappiller des points. Cette fois-ci à Wolfsburg (1-1) qui peut, sauf miracle, dire au revoir à l’Europe via le championnat. Bas Dost, l’attaquant néerlandais est aux abonnés absents et le vieux Manninger fait des miracles. Toujours invaincue lors du Rückrunde, l’équipe du coach Weinzierl retrouve un collectif intéressant en 4-1-4-1 et devra confirmer son regain de forme le weekend prochain en recevant M05. Enfin « Hoppenheim », avec 4 transférés du mercato dans l’équipe de départ, reprend goût à la victoire. On a pourtant cru au désastre lorsque le nouveau portier brésilien Gomes, malgré une belle parade et devant un Tim Wiese en tribune, encaisse un but dés la 4ème minute. La nervosité est palpable au TSG, peu habitué aux rudes règles de « l’Abstiegskampf ». Mais c’est le grand espoir allemand Volland, au physique à la Gerd Müller avec un centre de gravité très bas, qui réalise le doublé. Il avait déjà sonné la révolte cette semaine dans les médias. Chapeau bas !
Le Bayern et Dortmund sont en grande forme tandis que l’Eintracht réalise la bonne opération du weekend. Plus inquiétant, peut être, les 4 équipes qualifiées en EL ont perdu. Excepté pour le Bayer Leverkusen, il est difficile de leur trouver des circonstances atténuantes.
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