Une question de réglages. Voilà ce qui a manqué au Bayern Munich durant trente minutes pour ensuite surpasser, sans briller, le bloc défensif du Vfl Wolfsburg (2-0), dimanche. Même si le plan décidé par l’ancien de la maison bavaroise, Niko Kovac, semblait bien en place en début de match, tout cela n’a été finalement qu’une simple illusion.
Sur une frappe croisée de Jamal Musiala (33e) et un but de renard des surfaces de Thomas Müller (44e), le Bayern a juste pris son temps pour dérouler et faire preuve d’une maîtrise collective proche de la perfection juste avant la pause.
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Le réajustement tactique de Julian Nagelsmann à la demi-heure de jeu a fonctionné. Le repositionnement de Jamal Musiala un cran plus haut au milieu a lui eu un effet quasi immédiat. Face à un collectif trop limité offensivement pour les inquiéter, les partenaires de Sadio Mané ont par la suite géré tout en sobriété leur avance et passé un deuxième test sans accroc en Bundesliga.

Musiala en mode superstar

Il était encore inconnu du grand public il y a un peu moins de deux ans. Il crève désormais l’écran dans un milieu de terrain déjà bien fourni du Bayern Munich. À seulement 19 ans encore, Jamal Musiala est dans la lignée d’un Joshua Kimmich ou Thomas Müller avant lui. Sa capacité à réguler, créer des espaces par la passe ou sa vitesse ou encore à bonifier le jeu bavarois en font déjà un indispensable en ce début de saison.
Auteur d’un doublé contre l’Eintracht Francfort, il y a huit jours tout juste, c’est d'ailleurs par lui et presque comme une évidence qu’est survenue l’ouverture du score. Malmenés par Wolfsburg sur la mise en place de leurs relances, les Munichois, décuples tenants du titre de Bundesliga, ont d’abord buté sur un pressing haut.
Après vingt minutes de léger doute, le trio Kimmich-Musiala-Sabitzer s’est alors emparé du sort de la rencontre. Et sur un mouvement dans l’axe, Thomas Müller a trouvé l’intervalle pour lancer Jamal Musiala à l’entrée de la surface. L’international allemand s’est débarrassé de deux joueurs sur son dos pour se retourner dans la foulée et enchaîner d’une merveille de frappe croisée (33e). Tout simplement la grande classe.

Un Bayern sans forcer, ni trembler

Dans la foulée, Wolfsburg s’est éteint au fil des minutes. Incapable de ressortir ni de contenir les offensives de Benjamin Pavard et Alphonso Davies, les Loups tous regroupés dans leurs vingt derniers mètres ont continué de marquer le pas. Sur un énième centre en retrait du Canadien pour un tir de Joshua Kimmich et une reprise instantanée de Thomas Müller (44e) dans la surface, la messe était déjà dite pour Koen Casteels et ses coéquipiers.
Comme assommée, la défense du VfL aurait même pu se retrouver avec un score encore plus large à porter. Les deux buts hors-jeu de Sadio Mané (21e, 74e) et ses manqués (45e+2, 70e) ou encore la tête sur la transversale et le tir surpuissant de Benjamin Pavard (14e, 37e) n'en ont été que les illustrations les plus flagrantes.
La domination était claire et nette dans le jeu en faveur des Bavarois (24 tirs tentés, 8 cadrés). Ils n’ont pas eu besoin de trop forcer leur talent pour mater une équipe de Wolfsburg trop empruntée et en manque de solutions offensives, malgré l’entrée de Max Kruse à la pause.
Sur le plan défensif, Manuel Neuer en a aussi profité pour inscrire son premier "cleansheet" en championnat depuis le 17 avril dernier. Anomalie désormais effacée pour un Bayern Munich (1er, 6 pts) déjà seul en tête du classement avec le Borussia Dortmund, son rival de toujours.
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