Le projet de la Super Ligue a beau être (presque) définitivement enterré, ses traces sont toujours bien présentes à la surface. Alors que l'UEFA a décidé d'ouvrir une procédure disciplinaire contre le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus Turin, les trois clubs, eux, ont décidé de contre-attaquer mercredi dans un nouveau communiqué. La guerre est donc toujours en cours. Interrogé à ce sujet ce jeudi dans les colonnes de L'Equipe, Michel Platini a donné son sentiment sur la gestion d'Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA.
Ça fait quarante ans que les grands clubs veulent partir
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"Comment il a géré cette crise ? Mal, a-t-il répondu. Le départ des grands clubs pour fonder leur propre compétition, c'est le seul vrai danger récurrent que doit gérer l'UEFA. Ça fait quarante ans que les grands clubs veulent partir. Quand on est président de l'UEFA, il vaut donc mieux anticiper plutôt que de se retrouver devant le fait accompli et traiter les dirigeants de ces clubs de "lâches", de "serpents" ou de "scorpions" comme l'a fait Ceferin, c'était ridicule."

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Alors, pourquoi ce projet a-t-il échoué si vite ? "Parce que ses responsables ont fait une communication de merde, que les médias étaient contre, et que les supporters, notamment anglais, ont été comme d'habitude, c'est-à-dire formidables. Les entraîneurs aussi ont été très bien", a estimé Platini, qui avait lui aussi géré une crise plus ou moins similaire lorsqu'il était à la tête de l'UEFA.
"J'étais allé voir les dirigeants du Milan, du Real Madrid, du Bayern pour les convaincre que nos compétitions étaient les meilleures. Jean-Michel Aulas (Lyon) était président du G14, alors j'ai aussi beaucoup parlé avec lui (...) Quand je discutais avec Karl-Heinze Rummenigge, on parlait dans l'intérêt du football, pas seulement du business ou des télévisions, mais aussi des joueurs et des supporters. C'était pas Ceferin qui discute avec Agnelli..." Enfin, concernant sa relation avec Ceferin, Platini assure qu'elle "n'existe pas". "On n'en avait pas beaucoup, et là, on n'en a plus", a-t-il avoué.
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