Pour l'Inter, le Mondial des Clubs aurait pu, aurait dû avoir valeur de cerise sur le gâteau. Une récompense à l'exceptionnel printemps 2010 du club lombard. Au mieux, ce sera une bouffée d'oxygène. Au pire, l'aggravation d'une crise de moins en moins larvée. Qui aurait imaginé que le champion d'Europe débarquerait à Abu Dhabi (7e) nanti de son pire classement de la décennie à ce stade de la saison? C'est donc un champion d'Europe claudiquant et en plein doute qui débarque à Abu Dhabi.
On ne sait trop si ce Mondial des clubs tombe à pic ou au pire des moments pour l'Inter. La réponse dépend de ce que les hommes de Rafael Benitez offriront cette semaine aux Emirats. L'entraîneur espagnol n'est pas celui qui joue le moins gros à cette occasion. La presse italienne est déjà en train de spéculer sur le nom de son successeur. La Gazzetta ironisait même il y a quelques jours sur le sort du successeur de José Mourinho, rappelant que Massimo Moratti avait déjà viré des entraîneurs "pour moins que ça." Un échec à Abu Dhabi marquera-t-il la fin de la courte ère Benitez? Le président Moratti a refusé de spéculer. Après avoir mis la pression ces dernières semaines, il a calmé le jeu lundi. "Arrêtez un peu...", a-t-il soufflé, alors que les journalistes italiens le pressaient de questions que Benitez.
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Mais l'intéressé, à travers une petite phrase, a laissé entendre qu'il jouait son avenir cette semaine. "On parle beaucoup de mes possibles remplaçants, a-t-il déclaré, mais l'entraîneur de l'Inter, c'est moi, je veux gagner ce Mondial des clubs et je suis sûr que si je le fais, je serai encore là longtemps". Et s'il ne le fait pas? Malgré l'absence de résultats (l'Inter a perdu trois de ses quatre derniers matches de Serie A et deux de ses trois derniers matches de Ligue des champions), Benitez affiche sa sérénité. "Je me sens calme et confiant, assure-t-il. L'équipe est mieux qu'elle ne l'a jamais été cette saison. Les derniers entraînement sont été excellents et je récupère beaucoup de joueurs."
Sur ce dernier point, l'espagnol a raison. Diego Milito, Maicon et Christian Chivu reviennent de blessure. Le gardien Julio Cesar, lui, pourrait revenir pour la finale face à Mazembe, si l'Inter se qualifie. "Benitez a enfin presque tout le monde à disposition", note Massimo Moratti. Une façon de dire que, cette fois, il a toutes les cartes en main pour réussir. L'Inter a incontestablement plus à perdre qu'à gagner dans ce tournoi dont elle est la grande favorite, malgré ses récents déboires. On ose imaginer les répercussions d'un échec mercredi, en demi-finale, face au champion d'Asie, les Sud-Coréens de Seongnam Ilhwa. Personne ne l'envisage, de toute façon. Et, à l'image de Dejan Stankovic, les joueurs promettent de ne rien lâcher. Rien ni personne. Pas même leur entraîneur, contrairement à ce que la rumeur laisse parfois entendre à Milan. "A nous de montrer qui nous sommes, lance le Serbe. Nous devons être tous unis, un pour tous, tous pour un. Pour Benitez et pour nous-mêmes".
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