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"C'est une honte" : Le président de River Plate s'insurge que la finale se déroule au Bernabeu

"C'est une honte" : Le président de River s'insurge que la finale se déroule au Bernabeu
Par AFP

Le 07/12/2018 à 12:16

COPA LIBERTADORES - Jouer à Madrid la finale de Copa Libertadores River Plate-Boca Juniors, reportée et délocalisée pour cause de violences, restera comme "une honte immense pour le football argentin", estime le président de River Rodolfo D'Onofrio, jugeant son club lésé de ne pas pouvoir jouer à domicile.

Rodolfo D'Onofrio, le président de River Plate, ne digère pas que la finale retour de la Copa Libertadores se joue au Bernabeu, dimanche soir. "(On s'en souviendra) comme d'une honte, une honte immense pour le football argentin. C'est incroyable", s'insurge le dirigeant dans une interview au quotidien espagnol El Pais publiée vendredi, à deux jours de la finale prévue dimanche au stade Santiago-Bernabeu (20h30).

"River est victime. On a empêché 66.000 supporters, des gens qui étaient venus de toute l'Argentine et du monde entier, de voir cette finale. Et maintenant, on a emmené leur spectacle à 10.000 kilomètres de distance. Nous sommes désavantagés", ajoute-t-il. "On a dépossédé les supporters de River de leur match." Après un nul 2-2 à l'aller sur le terrain de Boca, la finale retour de la Copa Libertadores, la plus prestigieuse compétition sud-américaine de clubs, aurait dû avoir lieu le 24 novembre au stade Monumental de River Plate, à Buenos Aires.

" Comment est-il possible que dans notre pays on ne puisse pas jouer un River-Boca ?"

Mais le caillassage de l'autocar transportant l'équipe de Boca, avec à la clé deux joueurs blessés, a provoqué le report de la rencontre, puis sa délocalisation sur terrain neutre à Madrid, en dépit de l'opposition des deux clubs : River qui réclamait de pouvoir jouer à domicile, et Boca qui a exigé, en vain, une victoire sur tapis vert. Selon Rodolfo D'Onofrio, ces faits de violence sont dus à une minorité de supporters radicaux, "40 ou 50 délinquants", et les autorités argentines doivent réagir pour mettre fin au phénomène des "Barras Bravas", ces groupes d'ultras redoutés par les clubs eux-mêmes.

"Mais pour (les exclure des stades), il faut avoir la sécurité nécessaire. Si je déclare publiquement que je ne veux plus qu'ils entrent dans le stade, ils menaceront de mort ma fille, ma femme et toute ma famille", poursuit le dirigeant, assurant être lui-même menacé de mort par "200 à 250 supporters de Boca". "Le plus honteux, c'est que nous avons un problème en Argentine : comment est-il possible que dans notre pays on ne puisse pas jouer un River-Boca ?", s'interroge-t-il.

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