JUNINHO, comment l'Olympique lyonnais aborde-t-il cette semaine importante avec les réceptions de Marseille en 16e de finale de la Coupe de France puis de l'AS Saint Etienne dimanche en championnat ?

JUNINHO : C'est une grosse semaine. On connaît notre rivalité avec Marseille depuis quelques années. C'est un classico. En coupe, il y a toujours beaucoup plus de choses à perdre qu'à gagner. Il faudra essayer de passer. Nous avons remporté la Coupe de France la saison passée, c'est une très belle compétition. Il faudra réussir deux grands matchs à domicile où nous avons perdu trop de points depuis le début de la saison. Par le passé, Gerland était un terrain très difficile pour les adversaires. Il faut retrouver ça.

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L'OM ne vous réussit pas depuis plusieurs saisons. Comment l'expliquez-vous ?

J. : Il n'y a pas d'explication. Il faut regarder les résultats sur l'ensemble d'une saison. Je veux bien perdre à chaque fois contre eux tant que l'on finit champion… Une qualification est en jeu. Lyon et Marseille disputent souvent des matchs équilibrés. Le dernier a été mauvais, très fermé et faible techniquement (0-0, le 14 décembre à Gerland). Cette fois, ce sera plus ouvert.

Etes-vous favoris contre Marseille ?

J. : Non. Metz nous a éliminés en Coupe de la Ligue. Il paraîtrait tout à fait normal que Marseille nous élimine. Mais j'ai confiance pour la qualification.

Que pensez-vous de l'OM ?

J. : Ils ont beaucoup de joueurs qui bougent énormément, c'est peut-être ce qui nous manque aussi. Cette équipe a de grosses qualités techniques et est toujours performante contre nous.

Ce match sera marqué par les débuts de votre ancien partenaire, Sylvain Wiltord, sous le maillot marseillais…

J. : Je suis content pour lui. Tant au niveau de la personnalité que dans le domaine footballistique, il nous a énormément apporté dans le vestiaire. C'est quelqu'un qui a toujours envie de gagner. C'est rare, en France, de trouver quelqu'un d'aussi ambitieux que Sylvain.

Mis à part le match contre Concarneau (6-0), l'OL marque moins que par le passé. Avez-vous une explication ?

J. : C'est vrai, nous allons devoir régler ça. Il y a plusieurs explications : je pense déjà que Karim (Benzema) ne bénéficie plus de l'effet de surprise et reçoit beaucoup de coups ; nous avons aussi perdu sur deux blessures nos deux arrières droits (Anthony Réveillère et François Clerc) qui nous apportaient beaucoup offensivement ; je crois aussi que l'on joue parfois trop vite vers l'avant ; il faudrait également que nous parvenions à récupérer le ballon beaucoup plus haut. Néanmoins, nous sommes solides et pour gagner le championnat, il faut compter avant tout sur la solidité et sur l'efficacité.

Depuis le début de l'année 2009, l'OL évolue en 4-2-3-1. Dans ce schéma, vous jouez milieu récupérateur, cela vous plaît-il ?

J. : Ce système me permet de toucher pas mal de ballons, c'est agréable. C'est vrai aussi que je suis un peu plus loin du but, j'aurais peut-être moins de possibilités de marquer mais l'essentiel est que l'équipe gagne.

Ce sont peut être vos derniers sommets devant le public lyonnais…

J. : Peut être que oui, peut être que non. On ne sait jamais. En tout cas, c'est toujours un immense plaisir de jouer à Gerland : c'est le meilleur stade de France. J'ai connu beaucoup de très bons moments. Et peu de difficiles.

L'objectif des cent buts est-il toujours d'actualité ?

J. : On a toujours envie de marquer (ndlr : Juninho totalise 94 buts avec l'OL). Mais mon objectif principal est collectif : la conquête d'un huitième titre.

L'OL pourrait recruter l'attaquant brésilien Ricardo Oliveira d'ici la fin du mercato. Que pensez-vous de ce joueur ?

J. : Il a énormément de talent. Il a eu des pépins physiques et je ne sais pas quel est son niveau depuis qu'il joue en deuxième division. C'est une bonne opportunité. Il est international, il connaît le haut niveau et marque des buts. Il pourrait relancer sa carrière à Lyon, médiatiquement et sportivement. Il sera le bienvenu. Je suis favorable à ce qu'on recrute des joueurs qui soient prêts tout de suite à jouer et à partager les responsabilités. Les joueurs de caractère nous manquent. Certains de nos joueurs importants ne sont pas des leaders naturels.

A contrario, Fred pourrait s'en aller...

J. : Nous avons des rapports d'amitié, ce n'est donc pas évident pour moi d'analyser cette situation. J'ai beaucoup d'admiration pour le joueur et pour l'homme. C'est dommage, je pense qu'il aurait pu faire toute sa carrière à Lyon. Je n'oublie pas tous les buts importants qu'il a marqué durant ses deux premières saisons ici. Le problème est que l'on a eu du mal à gérer la fin de son contrat (sic), après c'était trop tard. Je lui souhaite de bien poursuivre sa carrière car il a un énorme talent.

Dans moins d'un mois vous affronterez le FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Que vous inspire cette équipe ?

J. : Le Barça m'impressionne. Il n'y a pas eu une équipe aussi forte techniquement depuis dix ans. Depuis que j'ai commencé ma carrière, je n'ai jamais vu un joueur comme Messi, même au Brésil… Comment est-il arrivé à ce niveau ? C'est un mélange de Pelé et de Garrincha. C'est incroyable qu'un joueur arrive à faire ce qu'il fait, tout seul, dans le football moderne. Mais nous aurons notre chance. On monte en puissance. Ça nous soulage un peu.

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