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Cinq ans sans la moindre demi-finale de coupes : l'OL veut briser la triste série

Cinq ans sans demie : l'OL veut briser la triste série

Le 27/02/2019 à 20:26

COUPE DE FRANCE - Ne pas tergiverser. En accueillant le SM Caen mercredi soir (21 heures) en quarts de finale, l'OL entend bien réagir tout de suite après sa désillusion à Monaco en Ligue 1. Et, au passage, stopper une série qui n'a que trop duré dans les coupes nationales.

"L'OL ne sait pas passer les quarts." Longtemps, durant les années 2000, la formation rhodanienne a été moquée pour son incapacité à rejoindre le dernier carré de la Ligue des champions. Alors qu'il écrasait la Ligue 1, le club de Jean-Michel Aulas était éliminé dans le même temps par le FC Porto (2004), le PSV Eindhoven (2005) ou encore l'AC Milan (2006) aux portes des demi-finales de la prestigieuse C1. Si la génération de Lisandro Lopez et consorts a finalement réussi cet exploit en 2010, celle de Nabil Fekir connaît désormais la même disette… sur la scène nationale.

L'enjeu des Gones est certes moindre en Coupe de France et en Coupe de la Ligue. Mais ces derniers accumulent les ratés depuis désormais cinq ans et ce dans les grandes largeurs. Sur leurs dix derniers parcours dans les deux coupes, il n'y a donc pas trace d'une seule demi-finale au tableau, pour trois quarts uniquement. En 2016, l'ogre parisien fut il est vrai deux fois le bourreau des Lyonnais. Mais ce sont globalement des contre-performances contre Lens, Nantes, Guingamp, Montpellier, Epinal et Strasbourg qui sont responsables de ces mauvais parcours. Sans parler, bien sûr, de l'élimination contre une certaine équipe de Caen (1-0), la saison passée, en quarts de finale de la Coupe de France.

" Si on ne trouve pas la motivation pour ce genre de matches..."

Un an plus tard, les deux équipes se retrouvent donc au même stade de la compétition, cette fois-ci dans l'enceinte rhodanienne. "On doit se qualifier pour la demi-finale. On doit avoir en tête la possibilité de gagner un titre", a martelé Bruno Genesio mardi en conférence de presse. "On veut gagner cette Coupe de France, on va tout donner demain, a renchéri Pape Cheikh Diop dans la foulée. On a faim."

La faim des Lyonnais sera justement analysée comme il se doit mercredi soir. S'il y a une lacune qui a été notée, ces derniers mois voire ces dernières années à Lyon, c'est bien le manque de faim. Comprendre, le manque de motivation face à des adversaires jugés plus faibles ou peu prestigieux. La semaine qui vient de s'écouler en fut un énième témoin, le nul courageux réalisé face au FC Barcelone (0-0) précédant une défaite consternante sur le pré de l'AS Monaco (2-0).

Vidéo - Lyon - Genesio : "Mettre de côtés nos objectifs personnels et se concentrer sur ceux du club"

02:43

Le voeu de silence : la voie de la guérison ?

"Donner plus", voilà une requête qui n'a pas grand-chose de surprenant de la part d'un président de club, a fortiori d'un patron. Il n'est pas sûr, toutefois, que l'égoïsme ou la fainéantise soient les maux qui rongent les Gones, ces derniers étant justement capables de grands efforts lorsque le niveau s'élève. Résoudre cette irrégularité chronique avec laquelle Memphis Depay et consorts composent cette saison représente un enjeu peut-être plus urgent.

"Taper sur les joueurs, cela ne fait pas avancer, a d'ailleurs souligné Genesio. On doit les responsabiliser car ce sont des gens intelligents." Intelligents mais pas suffisamment mûrs, visibilement. "On me reproche de chercher des excuses mais c'est un constat : on a une équipe très jeune, a avancé l'entraîneur Lyonnais. Certains étaient en L2 il y a un an et demi, ou dans des clubs moins médiatisés. Alors quand il y a des bruits sur des sollicitations, ce n'est pas facile à gérer."

Des bruits parfois créés par l'organigramme lyonnais lui-même et qui doivent donc laisser la place à un mutisme et une concentration extrême jusqu'à la fin de la saison. Reste à savoir si la bulle espérée peut réellement exister dans le contexte actuel, avec encore trois mois de compétition, et si, bien sûr, elle représente le bon remède aux maux précédemment évoqués.

Tanguy Ndombele (Lyon)

Tanguy Ndombele (Lyon)Getty Images

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