Alexi Peuget, comment vous sentez- vous à la veille de disputer une demi-finale de Coupe de France (jeudi soir à 21h15, à suivre en direct sur Eurosport 2) ?
A.P. : On est très impatients ! On a hâte d'en découdre. Ça fait un petit moment qu'on prépare ce match. L'aventure est belle, on a un gros match qui nous attend, et même si on sait que ça va être dur, on est très impatients.
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Jouer un tel match à domicile, qu'est-ce que ça vous procure ? Comment sentez-vous le soutien de la ville et des supporters ?
A.P : On est content de pouvoir jouer juste à côté de chez nous, en Haute-Savoie, mais on est un peu triste de jouer sans public… C'est le point faible de ce parcours-là. Ça aurait pu être un atout pour nous pousser dans les moments difficiles. C'est vrai qu'on est beaucoup soutenu à travers toute la Haute-Savoie. À Rumilly on reçoit beaucoup de messages de soutien de la ville, des commerçants, des partenaires… Même des enfants dans les écoles ! Ça permet en plus de parler du club et de la région, donc c'est vrai que tout le monde se sent concerné. C'est extrêmement gratifiant d'avoir autant de soutien, et on a envie de poursuivre avec cet engouement et ces bonnes ondes pendant encore une semaine.

Rumilly - Coupe de France

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Comment appréhendez-vous ce choc contre Monaco, un adversaire qui fait forte impression en 2021 ?
A.P : En tant qu'amateurs, on suit le plus haut niveau, et en regardant les matches de Monaco, on se rend vite compte que c'est un rouleau compresseur... C'est une équipe qui joue bien au football, qui est bien en place tactiquement, qui met beaucoup de pression sur l'adversaire. Nous avons pu analyser leurs points forts et les quelques points faibles dont on va essayer de tirer profit. On sait qu'on aura un gros morceau à jouer, mais on ne lâchera rien et on jouera à 200%. Mais c'est sûr que Monaco, c'est sûrement l'équipe avec le meilleur niveau de jeu en Ligue 1 cette année...

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Votre entraîneur Fatsah Amghar a déclaré que vous devriez "rester fidèle à votre identité et à vos qualités", qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
A.P : C'est un peu ce qu'on fait depuis le début de cette Coupe de France, on reste fidèle à notre système de jeu. On a notre identité, on s'y tient, et puis on essaie de profiter au maximum des ouvertures qu'on pourra nous laisser. Quitte à perdre, autant perdre en ayant joué toutes nos chances et en ayant fait ce qu'on savait faire, plutôt que de vouloir tout changer pour un match, pour au final se retrouver un peu perdus, sans savoir quoi faire et avec beaucoup de regrets à la fin du match.
Comment les deux matches amicaux disputés ces derniers jours (opposition interne puis match contre Bourg-en-Bresse (N1) gagné 4-1) vous ont aidés à préparer cette rencontre ?
A.P : Ça nous a permis de perfectionner nos automatismes, et de continuer de garder le rythme, surtout quand on joue contre des équipes comme Monaco, où on se prépare à beaucoup courir et à ne pas trop avoir la balle. Sachant qu'on n'a pas de compétition, on ne peut pas enchaîner les matches et physiquement, c'est important que tout le monde soit au point.
Vous avez connu la Ligue 1 à Reims (de 2012 à 2014, puis en 2015-2016), et vous connaissez l'appréhension des gros matches. Qu'est-ce que ça vous permet d'apporter à cet effectif ?
A.P : Mon rôle dans l'équipe, c'est de dédramatiser l'événement, et d'apporter la sérénité que j'ai pu acquérir en ayant déjà joué ce genre de matches. J'essaie de dire aux gars d'avoir confiance en eux, de les libérer de la pression pour pouvoir se sentir bien, être complètement relâché et être à 100% dans la rencontre. J'ai la chance d'être le capitaine, les joueurs me donnent leur confiance, et j'essaie de leur apporter sur le terrain. Pour l'instant, je suis très content de ce qui se passe, et très fier de toute l'équipe. On vit vraiment quelque chose d'exceptionnel, et on espère que ça va continuer demain.

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On sait qu'il n'y aura pas de prolongation en cas d'égalité, qu'est-ce que vos trois qualifications aux tirs aux but peuvent vous apporter comme confiance supplémentaire ?
A.P : On sait que cette règle-là est plus en notre faveur qu'en celle de Monaco. Ça nous évite de tomber en prolongation contre ces équipes professionnelles, où c'est toujours compliqué. On a eu la chance de disputer trois séances, où chacun a eu la possibilité de prendre ses responsabilités et de se confronter à la pression qui va avec. On est mentalement prêts à disputer une telle séance. De toute façon, que ce soit Monaco ou pas, il y a un gardien en face et un penalty à tirer ! On saura gérer la pression et s'appuyer sur ces trois séances précédentes pour réussir cet exercice.

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A 30 ans, qu'est-ce que vous vous dites au moment de disputer le dernier carré d'une telle compétition ? Que c'est la dernière occasion ?
A.P : D'un point de vue personnel, je n'ai jamais vécu cette situation. Disputer un match aussi important en élimination directe, c'est déjà une très belle récompense. J'ai malgré tout encore quelques années pour réaliser de belles choses avec ce club, et à mon niveau. Je sais que je vais vivre des émotions différentes, mais celle-là est évidemment décuplée, c'est vraiment une autre dimension de ce qu'on peut vivre habituellement. Le but pour moi, c'est de profiter au maximum, de jouer à fond pour ne pas avoir de regrets. On veut pousser le rêve encore plus loin, et pourquoi pas aller au Stade de France, et mine de rien avoir la chance de jouer un titre. Ce serait un truc de fou !

Les joueurs du GFA Rumilly Vallières veulent pousser le rêve un peu plus loin

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Quel message souhaitez- vous passer à vos supporters et à ceux qui vous regarderont avec attention demain soir ?
A.P : Déjà, on veut les remercier. Toutes les personnes qui nous ont soutenus, tous les bénévoles du club, tous les dirigeants, toutes nos familles… Tout le monde vit pleinement cette aventure. On rentrera sur le terrain comme on l'a toujours fait, on ne va pas tricher. On veut essayer de rendre tout ce qu'on a pu nous donner. On espère pouvoir vivre d'autres moments forts avec eux. Les stades sont vides, mais tout le monde a su compenser ce vide pour nous mettre dans les meilleures conditions pour préparer cette Coupe de France. En tant que capitaine, je nous souhaite de continuer à tout donner, et de vivre l'aventure à fond, pour pousser le rêve un peu plus loin.

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