Le jeu : Monaco anesthésié

Trop gentils, trop bien élevés, trop naïfs, les Monégasques sont passés complètement à côté de leur finale, allant même jusqu'à offrir sur un plateau l'ouverture du score au PSG. Ce ne fut pas un grand Paris, mais les hommes de Pochettino ont l'habitude de ces rendez-vous à quitte ou double. C'est ce qui a fait la différence ce mercredi : la gestion des émotions. Vidé de ses spectateurs, le Stade de France a semblé beaucoup trop immense pour une minuscule ASM.

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Niko Kovac a tenté de réveiller ses hommes par un coaching entreprenant en seconde période. Et les sorties, à l'heure de jeu, de Ben Yedder et Fofana, conjuguées aux entrées de Gelson Martins et Jovetic, ont sorti Monaco de son coma. Mais la réaction fut trop tardive. Dans un fauteuil après une ouverture du score inespérée, Paris n'a jamais forcé, se contentant de fermer les espaces au milieu et de profiter des contres pour sceller le sort d'un match sans frisson. Le PSG a gagné en ronronnant, la faute à un Monaco trop docile.

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Les joueurs : Le cauchemar de Disasi, la facilité de Mbappé

Axel Disasi a fait basculer la rencontre. Son contrôle raté, et exploité par Mbappé, a obligé Monaco à courir après le score et placé Paris dans un fauteuil, le cigare à la bouche. Mais l'ASM n'a pas été aidée par Wissam Ben Yedder, absent des débats, ou Kevin Volland, qui a confirmé ses difficultés du moment. Sans ses deux principaux atouts offensifs, difficile d'exister. A Paris, Marquinhos a, comme toujours, tenu la baraque face aux maigres intentions adverses. Et la lumière est venue de Kylian Mbappé, passeur décisif puis buteur, seul homme capable de sortir la rencontre de sa torpeur. Et son lob aux 30 mètres aurait mérité mieux que la barre transversale. Si son activité fut inconstante, Angel Di Maria a prouvé qu'il restait un être à part sur sa passe délicieuse pour Mbappé lors du second but parisien.

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La stat : 104

Ce mercredi, Angel Di Maria a signé sa 104e offrande sous le maillot parisien pour devenir le meilleur passeur de l'histoire du club devant Safet Susic. La beauté de son caviar pour Kylian Mbappé rend ce record plus mémorable encore.

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La décla : Niko Kovac

La différence ce soir, c'est Mbappé. Il fait partie des meilleurs joueurs du monde, peut-être le meilleur en ce moment. Tous les clubs se battent pour l'avoir. Nous on l'a eu, on ne l'a plus.

La question : Ce trophée sauve-t-il la saison parisienne ?

Paris s'est évité une angoisse et une tache indélébile ce mercredi : celle de la saison blanche. Quoi qu'il arrive désormais, Paris aura récolté un trophée majeur cette année. Cette victoire donne forcément une lecture nouvelle de l'exercice parisien, même si le bilan est forcément provisoire et qu'il faudra attendre dimanche soir pour se montrer catégorique. Toutefois, ce qui est clair, c'est que la saison du PSG ne peut plus être considérée comme ratée. Son parcours en championnat l'est. Champion ou non, même si la nuance reste importante, ses trop nombreuses défaites et son petit total de points dessinent une saison de L1 bien trop loin de ses standards. C'est une évidence.

Neymar et Mbappé

Crédit: Getty Images

Est-ce que tout le reste compense le parcours calamiteux en championnat ? Voilà la vraie question. Oui, sans doute. D'abord, évidemment, l'épopée européenne qui a donné des souvenirs éternels, une épaisseur nouvelle et une dimension gigantesque au club de la capitale, dont la place parmi le gratin n'est plus un sujet. La qualification face au Bayern, mais aussi la victoire implacable au Camp Nou en 8e, ont peu d'équivalents dans l'histoire du club.
Mais puisque l'aventure s'est arrêtée en demie et que les émotions ne suffisent pas quand on est un club de ce standing, il manquait un trophée majeur, autre que le Trophée des champions donc, pour donner de l'éclat et valider la saison du PSG. Sauf en cas de retournement de situation dimanche, la saison ne sera pas réussie : elle ne peut pas l'être quand Paris doit au moins tout gagner sur ses terres. Mais, grâce au succès de mercredi, elle ne sera pas ratée non plus.
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