Redouté par les clubs, surtout ceux accueillant des formations de Ligue 1, le huis clos passera finalement son tour ce week-end. Avant un retour des jauges dans les stades à partir de lundi, qui concernera les deux derniers 16e: Vannes-PSG (lundi) et Lens-Lille (mardi). Une absence de public aurait été "catastrophique", selon Yann Gabillon, président de Chauvigny, club de la Vienne évoluant en National 3, opposé dimanche au troisième de L1, Marseille.
Si le Covid a offert un peu de sursis aux spectateurs, il occupe tous les esprits dans les clubs, dont la vie est rythmée par le protocole sanitaire. Pour les affiches de Coupe entre clubs de l'élite, c'est celui de la LFP qui s'applique et non celui de la FFF, mais les exigences sont sensiblement les mêmes.
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Elles comprennent notamment un référent Covid dans chaque équipe, un test moins de 24h avant le match ou un schéma vaccinal complet ou une attestation de rétablissement du Covid. Toutes les personnes sur le banc doivent porter un masque, mais l'entraîneur principal peut en être dispensé.
On ne peut pas mettre une personne pour surveiller chez chaque joueur
Le réglement de la FFF ne prévoit lui pas de report en cas de cluster dans un club, ce dernier étant déclaré forfait s'il ne peut aligner un effectif suffisant. "Les joueurs et le staff ont fait la 3e dose de vaccin, tous ensemble mardi. On n'a obligé personne", explique à l'AFP l'entraîneur de Cannes (N3) Jean-Noël Cabezas, qui reçoit Toulouse (L2) dimanche. "Seuls deux joueurs ne sont pas vaccinés, mais réalisent un test tous les jours", confie de son côté Pierre Talmont, coach du Vannes OC, hôte du PSG dans le Morbihan lundi.

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A Bergerac (N2), opposé à Créteil (National) dimanche, les deux joueurs non vaccinés sont, eux aussi, régulièrement testés. Les vaccinés "n'ont pas l'obligation d'être testés quotidiennement" et le seront "la veille pour être en état négatif le jour du match", précise le président Christophe Fauvel. "Il y a des tests tous les jours et ils ont tous leur pass sanitaire. On contrôle aussi au niveau des entraînements, on fait attention", assure son homologue de Chauvigny, Yann Gabillon.
Vigilance et pédagogie sont de rigueur aussi à Vannes en rappelant notamment "l'obligation du port du masque dès l'arrivée dans le stade" et le respect des gestes barrières, selon Pierre Talmont. Les clubs, de retour à l'entraînement pour la plupart peu après Noël, comptent sur la responsabilité des joueurs alors que se profile le réveillon du Nouvel An, propice aux rassemblements et au relâchement. Mais "on ne peut pas mettre une personne pour surveiller chez chaque joueur. Et puis, il y a un entraînement le 1er janvier quand même !", affirme Cabezas.

La hantise du cluster

Outre tests et gestes barrières, la situation sanitaire a bousculé les habitudes. "Les gars ont deux grands vestiaires à leur disposition mais la plupart se changent chez eux, ils portent le masque dans le bus et restent très peu de temps ensemble", explique Charles Devineau, l'entraîneur de la Roche-sur-Yon (N3), en déplacement à Versailles (N2) dimanche. A Cannes, "on utilise les vestiaires" de nouveau, dit Cabezas. Cependant "on est toujours très respectueux des gestes barrières, avec aération des salles, utilisation du gel et des masques", assure-t-il.
A Bergerac, on préfère éviter. "On prend un maximum de précautions", souligne Christophe Fauvel. "C'est ça qui nous inquiète autant que l'aspect sportif et organisationnel, poursuit-il. Que l'on ne perde pas un, deux ou trois joueurs pour des contaminations rapides, voire risquer un report (forfait) de match."
Manquer ce qui constitue bien souvent le sommet de la saison, voilà la hantise des "petits" clubs qui ne disposent pas d'effectifs pléthoriques pour pallier une flambée de contaminations. "C'est l'ennemi numéro 1 avant de parler football et 16e de finale", insiste encore le dirigeant de Bergerac.

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