Au terme d’un derby nordiste au scénario dingue et au suspense insoutenable, Lens s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de France au dépend de Lille, qui a pourtant mené de deux buts. Les hommes de Franck Haise ont égalisé dans le temps additionnel de la seconde période pour arracher la séance des tirs au but, remportée 4 à 3. Les Lensois, qui ont globalement dominé la rencontre mais ont longtemps manqué de réussite, affronteront Monaco lors du prochain tour. Le LOSC, de son côté, pourra regretter cette fin de match totalement manquée, ainsi que les quelques balles de 0-3 qu’il a pu obtenir après la pause.
Le film du match
Le dernier seizième de finale de la Coupe de France a tenu toutes ses promesses. Pendant un peu plus de 90 minutes, Lens et Lille ont livré un beau spectacle, avec une bataille disputée dans le respect et sans vilain geste. Plus entreprenants et séduisants offensivement, les Sang et Or ont, hélas, été abandonnés par leur défense avant la pause, alors qu’ils auraient mérité d’être devant au tableau d’affichage. Sur deux contres achevés en moins de cinq minutes, Amadou Onana a fait plier les Lensois. Il s’est d’abord montré opportuniste sur un centre de Tiago Djalo repoussé par Kevin Danso (0-1, 29e). Il a ensuite hérité d’une offrande de Jonathan Bamba, trop seul dans l’axe (0-2, 33e).
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Lille gâche une avance de deux buts

Ce retard de deux buts a dessiné un scénario cruel pour des Sang et Or mal payés, mais surtout imprécis dans les derniers gestes. Ils ont fini par obtenir un petit coup de pouce du destin, à un moment où ils ne semblaient plus avoir suffisamment d’essence dans le moteur pour renverser la vapeur. Tant mieux pour eux. Les Dogues n’ont pas su achever la bête blessée, à l’image de ce face-à-face manqué de Gabriel Gudmundsson (64e) et de cette tête au-dessus de Sven Botman (65e). La sanction est vite tombée : après un jeu en triangle intéressant, Seko Fofana a réduit le score grâce à un bel enchaînement (1-2, 67e).

Fofana, encore lui : le capitaine lensois égalise dans le temps additionnel

Le momentum a alors changé de camp et Lille n’a plus su mettre un pied devant l’autre, à l’exception peut-être du poteau trouvé par Yusuf Yazici (84e), qui avait déjà touché les montants sur une frappe détournée par Wuilker Farinez lors du premier acte (8e). Avec le vent dans le dos, Lens a poussé jusqu’à obtenir gain de cause. Tandis que Ibrahima Baldé est tour à tour tombé sur Botman (89e) puis sur le poteau (90e), Fofana a eu un dernier éclair de lucidité en expédiant une frappe croisée, consécutive à un corner repoussé sur lui (2-2, 90e+5). Une égalisation amplement méritée, et synonyme de séance des tirs au but.
L’épreuve s’est vite transformée en supplice pour le LOSC, étant donné que José Fonte, désigné deuxième tireur, a complètement loupé sa tentative, à un partout. Adrian Grbic a tenté de rectifier le tir en stoppant celle de Jonathan Clauss, mais Farinez l’a imité face à Renato Sanches, qui a certainement pris trop d’élan. Tel un symbole, c’est Fofana qui s’est chargé du dernier tir des Sang et Or, et il est rentré avec l’aide du poteau, comme sa frappe ayant offert l'égalisation. Ce derby n’aura donc été qu’une affaire de réussite, Lille, d’une efficacité redoutable en première période, ayant fini par la céder à Lens.

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