Pourtant, tous les espoirs étaient permis. L'élimination du PSG, vainqueur de six des sept dernières éditions, avait fait naître tous les rêves pour les équipes encore en lice. En particulier Marseille. Parce que l'OM a une histoire avec cette Coupe de France, qu'il a remportée à dix reprises. Parce qu'il pouvait y voir une opportunité en or de soulever à nouveau ce trophée, pour la première fois depuis 1989. Parce qu'il n'a plus rien remporté depuis la Coupe de la Ligue en 2012. Et parce qu'en plus, il avait idéalement commencé son quart face à Nice en ouvrant le score dès la 3e minute de jeu.
Et le rêve a viré au cauchemar. Marseille s'est liquéfié, concédant deux buts avant la demi-heure de jeu, puis deux autres dans le premier quart d'heure de la seconde période. A l'heure de jeu, ses derniers espoirs de poursuivre son épopée en Coupe de France avaient déjà pris fin. "Le premier but nous a donné la possibilité de contrôler le jeu, a constaté l'entraîneur Jorge Sampaoli après la rencontre. Mais le pressing niçois nous en a empêchés. Nous avons eu quelques opportunités que nous n'avons pas saisies. Le pressing niçois nous a gêné derrière."
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Marseille n'a pas su trouver les réponses. La belle machine qui avait fait exploser Angers vendredi dernier (5-2) est restée enrayée à l'Allianz-Rivera. D'un côté, cela ne s'est pas joué à grand-chose. A un petit hors-jeu de Cédric Bakambu qui croyait bien avoir égalisé avant de voir le VAR annuler justement son but. Quelques secondes plus tard, Justin Kluivert fusillait Pau Lopez et donnait un break d'avance que Nice n'allait plus lâcher. "On aurait pu égaliser à 2 partout mais on s'est retrouvé à 3-1", a ainsi rappelé Sampaoli.

Je ne sais même pas quoi vous dire tellement je suis énervé

Mais d'un autre côté, l'OM était beaucoup trop loin du compte. Incapable de contrôler la vitesse des contre-attaques niçoises, l'équipe phocéenne a surtout pêché dans un domaine qui fait une grande différence en Coupe de France : l'engagement. "Il nous a tout manqué, rageait un Valentin Rongier excédé au micro de France Télévisions après le match. Ils avaient plus envie que nous, on a commis trop d'erreurs techniques et d'approximation. On n'a pas le choix, il nous reste le championnat et la Coupe d'Europe. Je ne sais même pas quoi vous dire tellement je suis énervé."

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Une frustration qui symbolise cette équipe phocéenne passée totalement à côté de son sujet. Les choix de Jorge Sampaoli n'ont pas porté leurs fruits. A commencer par la titularisation de William Saliba au poste de latéral droit. L'ancien Niçois a pris l'eau sur son côté, mais son repositionnement a aussi affaibli l'axe olympien. "En l'absence de Kamara sur suspension, c'était la meilleure solution face à de très bons ailiers niçois, s'est justifié Sampaoli. J'ai procédé à des changements en cours de match car nous étions menés à la mi-temps. Nice a été très fort dans les transitions."
Et l'OM très faible en défense, ce secteur qui faisait pourtant sa force il n'y a pas si longtemps. C'est moins net après les huit buts concédés lors des trois dernières sorties du club phocéen. "On doit maintenant nous concentrer pour faire ce qu'on faisait avant, a avancé le défenseur Luan Peres. On sortait de cinq matches à l'extérieur sans encaisser de but. On a une bonne équipe et une bonne défense." Il s'agira de le prouver dimanche à Metz. Pour ne pas revivre une nouvelle désillusion après ce sabordage en Coupe de France.

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