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Coupe de France - 32es de finale : Le Paris Saint-Germain évite l'humiliation sur la pelouse de Châteauroux (3-1)
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Publié 06/01/2023 à 22:53 GMT+1
COUPE DE FRANCE - Le PSG a eu chaud. Plus que bousculé pendant près de 80 minutes sur la pelouse de Châteauroux, le Paris Saint-Germain s'est sorti du piège tendu par la valeureuse équipe de National en toute fin de rencontre (3-1). Remaniée et rajeunie, la formation de Christophe Galtier a évité une humiliation qui lui tendait les bras en se qualifiant en 16es de finale.
Marquinhos après la victoire de Paris à Châteauroux
Crédit: Getty Images
Paris est en 16es, mais Christophe Galtier n'a pas de quoi sauter au plafond. Sur un rythme de sénateur, le PSG s'est petitement imposé à Châteauroux (1-3), vendredi en 32es de finale de Coupe de France. Sans de nombreux cadres, dont Neymar, Lionel Messi et Kylian Mbappé, les Parisiens ont longtemps été secoués par des Berrichons accrocheurs. Nathanaël Thio (37e) a répondu à l'ouverture du score d'Hugo Ekitike (13e), avant que Carlos Soler (78e) et Juan Bernat (90e+1) ne scellent la qualification parisienne.
Il est clairement temps que les cadres reviennent. Fortement rajeuni, ce PSG-là a eu toutes les peines du monde à se défaire du 14e de National. Mais à vrai dire, justifier ce visage en demi-teinte par la présence de trois adolescents (Warren Zaïre-Emery, El-Chadaille Bitshiabu et Ismaël Gharbi) paraîtrait franchement malhonnête. On attribuerait plus volontiers l'absence de fluidité dans le jeu parisien aux faibles prestations de Carlos Soler ou Pablo Sarabia, toujours aussi constants dans l'intermittence.
Sarabia et Soler invisibles
Incapables de peser sur la rencontre ou de remporter le moindre duel, ceux-là ont un peu plus perdu un crédit qui, à force de s'amincir, ne durera pas éternellement. Le but de l'Espagnol (78e) est intervenu comme une oasis dans un désert de plus en plus aride. Juan Bernat, lui aussi buteur mais en délicatesse sur son couloir gauche et quelconque offensivement, est aussi à ranger dans cette catégorie. Leurs lacunes ont été d'autant plus notables que, dans la création et dans l'intensité, Zaïre-Emery et Gharbi ont pesé. Le dernier cité a d'ailleurs distillé un caviar conclu d'un extérieur subtil par Hugo Ekitike (14e), qui a confirmé sa montée en puissance.
Le troisième titi, Bitshiabu, a été plus en difficulté. Malheureux sur le but castelroussin, lors duquel il a dévié une frappe molle de Thio dans son but (37e), le jeune défenseur central s'attendait certainement à une soirée plus tranquille. Au lieu de quoi, il s'est fait secouer par le briscard Nolan Roux, deux fois plus âgé mais souvent plus prompt dans ses remises en pivot. L'ex-Brestois aurait même pu marquer (42e, 58e), sur des contres bien menés. Transfiguré par l'affiche, Châteauroux a en effet fait mieux que défendre sa cage. Le portier Paul Delecroix a brillé (1e, 29e, 69e), signant un arrêt monumental devant Ekitike enrayé par le but de Soler. La Berri a certes craqué, mais pourra s'appuyer sur ce match "référence" pour lancer son opération maintien en National.
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