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PSG-Monaco (3-0), l'antisèche : Malgré la vidéo, il n'y avait pas photo

L'antisèche : Malgré la vidéo, il n'y avait pas photo

Le 01/04/2018 à 00:25Mis à jour Le 01/04/2018 à 00:46

COUPE DE LA LIGUE - Le Paris Saint-Germain a surclassé Monaco (3-0) dans une finale marquée par une décision controversée prise après l'assistance-vidéo. Elle a été défavorable à l'ASM. Mais c'est loin d'être la première explication de la déroute monégasque. Notre antisèche.

Le jeu : Plié en vingt minutes

On reviendra sur l'influence de la VAR sur ce match. Mais la différence s'est faite dans les vingt premières minutes. Où le PSG a mis tout ce qu'il fallait pendant que Monaco manquait de tout. De cohésion, d'agressivité et d'efficacité dans les deux surfaces. L'ASM se devait de faire le match parfait pour espérer faire tomber Paris. Mais ses vingt premières minutes ont certainement été les pires de son année 2018 jusqu'ici. Le PSG en a profité pour prendre un break d'avance. Sérieux à défaut d'être exceptionnel, il a géré la réaction monégasque sans trop de difficulté avant de corser encore l'addition en fin de match. Un match qui ne pourra laisser que des regrets à Monaco.

Les joueurs : Quand Mbappé s'envole…

Cette victoire du PSG porte sa marque. Un penalty provoqué, deux passes décisives, des accélérations qui ont mis ses anciens coéquipiers au supplice… Kylian Mbappé a survolé cette finale et éclaboussé la rencontre de tout son talent. Les autres Parisiens, à l'image d'Edinson Cavani avec son doublé habituel en finale de Coupe de la Ligue, ou de la charnière Silva-Kimpembé, impériale, ont surtout fait parler leur efficacité.

Kylian Mbappé félicité par Edinson Cavani lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et Monaco

Kylian Mbappé félicité par Edinson Cavani lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et MonacoGetty Images

Tout l'inverse de Monaco. Youri Tielemans a gâché les meilleures situations de l'ASM en première période, Thomas Lemar a été imprécis comme rarement dans le dernier geste. Et Danijel Subasic, malheureux sur le penalty, a rendu la tâche de Monaco impossible avec une faute de main sur le deuxième but.

Le facteur X : La VAR, ombre et lumière

Clément Turpin a eu recours à la VAR à deux reprises. La première fois, sur le penalty de l'ouverture du score. L'arbitre a, dans un premier temps, désigné le point de penalty, avant de signaler un hors-jeu de Rabiot et de rendre le ballon à Monaco. Un moment de grande confusion s’en est suivi et Clément Turpin a finalement fait appel à l'assistance vidéo, pour accorder un penalty au PSG pour une faute de Glik sur Mbappé. Une juste décision.

Celle qui l'a amené à refuser un but dans un premier temps accordé à Radamel Falcao pour une position de hors-jeu est en revanche plus discutable. Le Colombien semble même légèrement en retrait par rapport au ballon au moment où Lopes lui adresse son centre. S'il avait été accordé, ce but aurait permis à Monaco de revenir à 1-2. Et la suite du match aurait été différente…

La VAR a fait parler d'elle lors de PSG-Monaco

La VAR a fait parler d'elle lors de PSG-MonacoGetty Images

La stat : 5

On aurait pu retenir les quarante victoires consécutives dans les matches de coupes nationales. Ou les vingt succès que Paris a enchaîné en Coupe de la Ligue. On retiendra les cinq titres d'affilée du club de la capitale dans cette compétition parce que c'est une série inédite. Et parce que c'est sa compétition. Avec huit sacres au total, Paris s'est imposé encore un peu plus comme le maître de la Coupe de la Ligue avec cette victoire contre Monaco. Quelles que soient les périodes, le PSG a toujours été une équipe de coupes. Cela s'est encore vérifié à Bordeaux.

Le tweet do Brasil

La décla : Radamel Falcao (attaquant de Monaco, au micro de Canal+)

" Ce que l'arbitre a fait, c'est une honte."

La question : Jardim a-t-il plombé Monaco ?

Monaco est passé à côté de cette finale et son entraîneur en particulier. Leonardo Jardim a tenté un drôle de coup tactique face à Paris. S'il a maintenu son 4-2-3-1, le technicien portugais a fait des choix étranges. Rony Lopes aligné à gauche plutôt qu'à droite, Thomas Lemar utilisé à droite plutôt que dans l'axe, tenu par un Youri Tielemans totalement perdu en soutien de Radamel Falcao. Après le deuxième but parisien, Jardim est revenu à une organisation plus classique en faisant permuter Lopes et Lemar. Il a aussi attendu la mi-temps pour lancer Stevan Jovetic, pourtant en grande forme actuellement. Le mal était déjà fait. Monaco était mieux, mais pas au point de combler son retard.

Ce n'est pas la première fois que Jardim tente un coup tactique face au PSG. Il l'avait déjà fait lors du premier rendez-vous entre les deux équipes en championnat en utilisant un système à trois défenseurs centraux. Cela n'avait pas marché non plus. Mais cela pouvait se justifier alors par le fait que l'ASM ne tenait pas la même forme qu'à l'heure actuelle. Monaco tourne beaucoup mieux depuis le début de l'année civile et Jardim avait un paquet de raisons de ne pas toucher à une formule qui marche. Mais l'entraîneur portugais s'est renié. Il a renié son équipe par la même occasion. Et Paris ne s'est pas privé de le sanctionner.

La joie collective des Parisiens lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre Monaco

La joie collective des Parisiens lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre MonacoGetty Images

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