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Le calice jusqu'à la lie pour Marseille, éliminé par Strasbourg en 8e de la Coupe de la Ligue

Marseille, le calice jusqu'à la lie

Le 19/12/2018 à 23:12Mis à jour Le 19/12/2018 à 23:47

COUPE DE LA LIGUE - L'OM n'arrive décidément pas à sortir la tête de l'eau. Eliminé piteusement en Ligue Europa, au point mort en championnat, Marseille a concédé une nouvelle défaite mercredi soir, battu au Stade Vélodrome par Strasbourg (1-1, 2 t.a.b. à 4) en 8e de finale de la Coupe de la Ligue. Comme un symbole, Dimitri Payet a manqué un penalty et son tir au but.

Marseille ne se refera pas une santé en Coupe de la Ligue. Auteurs d’un début de saison très décevant, les hommes de Rudi Garcia ont été éliminés mercredi soir de la compétition par Strasbourg au stade des huitièmes de finale, après la séance des tirs au but (1-1, 2-4). Abandonné par son public et ses cadres, l’OM s’enfonce un peu plus dans la crise et doit maintenant avoir hâte de passer à l’année prochaine pour repartir du bon pied. Un homme symbolise la très mauvaise passe marseillaise : Dimitri Payet, qui a manqué deux penalties face aux Alsaciens.

C’était un match à gagner, dans une compétition qui permettait d’oublier l’instant présent. À l’arrivée, c'est une nouvelle désillusion pour l’OM, qui n’a pas su battre Strasbourg dans un Vélodrome certes vide à cause d’un public logiquement boudeur. Les Phocéens, incapables de nourrir un vrai sentiment de rébellion face à un adversaire bien en place, ont passé la majorité du temps à courir après le score, passé le penalty transformé par Jonas Martin consécutif à une faute de main de Jordan Amavi (0-1, 18e). En face, l’équipe alsacienne, opportuniste, aurait pu se mettre à l’abri si elle avait mieux joué certaines situations en contre.

La faillite de Payet et Rami

Timorés, les Marseillais n’ont pas été aidés non plus par certains faits de jeu, notamment ce but refusé pour un hors-jeu discutable de Rolando alors que Benjamin Corgnet avait mis le ballon dans ses propres filets (25e), ou encore ce penalty oublié sur Payet, bel et bien fauché (42e). En deuxième période, la révolte a mis trop de temps à se dessiner, sachant que les Strasbourgeois n’arrivaient plus à ressortir correctement le ballon et ont beaucoup reculé. Et tandis que Payet a manqué un penalty, bien arrêté par Bingourou Kamara (69e), Luiz Gustavo a fini par égaliser après un cafouillage dans la surface alsacienne (1-1, 80e).

Trop tardive et pas suffisamment collective, la réaction des hommes de Rudi Garcia a au moins permis d’y croire grâce à l’épreuve des tirs au but. Durant laquelle aucun joueur de Strasbourg n’a tremblé, contrairement à Dimitri Payet, encore une fois, et Adil Rami, qui a expédié sa tentative largement au-dessus de la cage. Ce qui a offert la qualification au Racing. Appliqué et suffisamment solide pour faire le dos rond, le club alsacien rallie les quarts de la Coupe de la Ligue au nez et à la barbe de Marseille.

De son côté, l’OM ne sait plus mettre un pied devant l'autre et n’a remporté que deux de ses onze derniers matches, toutes compétitions confondues. La Coupe de la Ligue aurait pu être le moyen idéal de relancer la machine et de faire le plein de confiance. Elle aboutit finalement à l’effet inverse et cet OM est plus que jamais au bord du gouffre.

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