Oui, Tuchel doit protéger son dernier dynamiteur offensif

  • Par Glenn Ceillier
Ligue des champions
Mbappé en quart, un infime espoir : "S’il est bien pris en charge et qu'il a de la chance"
27/07/2020 À 17:29

C'est une finale nationale. Et contre l'Olympique Lyonnais. L'affiche est séduisante. Mais il n'y a pas à se poser la question très longtemps : Neymar ne doit pas jouer vendredi soir sur le pré du Stade de France. Le risque est trop grand. Or, le PSG ne peut plus se permettre le moindre petit pépin avec son Brésilien avant le choc tant attendu face à l'Atalanta Bergame.

Imaginez, l'international auriverde prend même juste un petit coup qui le met sur la touche deux semaines. Ce n'est rien. Ça arrive souvent dans un sport de contact comme le football, surtout lors d'une finale et avec un joueur au jeu de Neymar qui sera en plus le danger numéro 1 face aux Gones sans Kylian Mbappé. Mais les conséquences pour le PSG seraient dramatiques. Paris se présenterait alors sans trois de ses "Quatre Fantastiques" contre l'Atalanta. Et on parle des trois plus importants, ceux qui font des différences dans les défenses adverses.

Pour prendre la mesure du problème, il faut se poser une seule question : quel est l'objectif prioritaire des Parisiens cet été ? C'est évidemment la Ligue des champions. Et pas une Coupe de la Ligue qui va disparaître après cette finale. Or, le PSG, qui a déjà ramené la Coupe de France pour accompagner son titre de champion de France à son palmarès de la saison, peut difficilement perdre un autre talent offensif avant d'aller défier les Italiens dans ce Final 8 inédit de la C1, qui a offert un tableau plus ouvert que jamais aux Parisiens.

Thomas Tuchel sait déjà qu'il défiera l'Atalanta sans deux de ses trois dynamiteurs de défenses : Angel Di Maria (suspendu) et Kylian Mbappé (blessé). Sans ses deux acolytes pour doper le jeu parisien, le rôle de Neymar, déjà crucial, s'annonce encore un peu plus déterminant. Il doit absolument être là pour se charger de l'animation parisienne et guider les siens en Europe. Il y a bien sûr la question du rythme, sur le plan individuel et collectif.

Après la pause forcée liée à la pandémie du Covid-19, le PSG et Neymar ont certes besoin d'enchaîner les matches pour retrouver leurs sensations et donner la pleine mesure de leur talent. Mais étant donné le contexte et alors que la formation parisienne ne dispose déjà plus d'Edinson Cavani pour finir cette C1, il vaut mieux pouvoir compter sur un Ney en manque de rythme que prendre le risque d’avoir un PSG sans Mbappé, Di Maria, ni… Neymar.

Neymar (PSG), buteur face à l'ASSE

Crédit: Getty Images

Non, surtout pas, au risque de reproduire un schéma perdant

  • Par Cyril Morin

Les joueurs du PSG sont-ils faits de porcelaine ? Présentent-ils un risque supplémentaire de blessure comparés aux autres joueurs ? Sûrement pas, et c’est cette logique qui doit guider Paris vendredi pour la finale de Coupe de la Ligue. Avant de rentrer dans le vif du sujet, commençons par enfoncer une porte ouverte : vendredi, c’est une finale, certes tronquée, certes dévaluée, certes mal placée pour le PSG. Mais c’est une finale, et ça se gagne. Avec Neymar, Paris a plus de chances d’arriver à ses fins que sans…

Mais les vrais enjeux sont ailleurs. Sportivement déjà. Comment considérer ce match face à l’OL comme une répétition générale de l’Atalanta si le chanteur principal ne participe pas aux essais ? Au contraire, si Tuchel veut faire des tests, mettre en place des associations, c’est sa dernière chance. Se priver de Neymar, c’est handicaper Paris dans sa mise en place tactique avant le plus gros match de sa "nouvelle" saison.

Paris a souffert, Neymar l'a libéré et Mbappé l'a inquiété: revivez le succès amer du PSG

Physiquement ensuite. Privé de compétition depuis mars, les Parisiens ont pu gambader pendant les amicaux mais restent encore loin du pic de forme, Neymar en premier lieu. Il n’y a qu’à regarder la finale de Coupe : Paris n’a pas encore le coffre réclamé par la Ligue des champions, et c'est bien normal. Dans la montée en puissance prévue par le staff parisien, cette finale est au moins aussi importante que les matches de prépa.

Psychologiquement enfin. C’est même le point majeur. Avec la blessure de Mbappé, c’est cette fragilité présumée du PSG qui revient au galop. Après avoir exorcisé ses démons face à Dortmund (où Mbappé était remplaçant au match retour, d’ailleurs), Paris ne doit surtout pas (re)tomber dans la peur et se faire une montagne d’une possible/potentielle/imaginable/envisageable blessure. Avec des "si", le PSG aurait déjà remporté la C1. Ce n’est pas ainsi qu’un favori à la victoire finale doit envisager ce final 8. Mais sûr de sa force et convaincu de son potentiel, même sans Mbappé ni Di Maria.

Finalement, c’est Neymar qui répond le mieux à notre débat. Car, début février, il avait été mis sur le côté par le PSG pour le préserver avant Dortmund. Résultat : une défaite en Allemagne (2-1) et un Brésilien complètement hagard malgré son but primordial. Sa déclaration d’après-match dit tout du mal dans lequel Paris ne doit surtout pas replonger : "Ce n'était pas mon choix de ne pas jouer, avait-il expliqué. C'est le club qui a pris cette décision, on a beaucoup parlé. Moi je n'ai pas aimé. Je voulais jouer, je me sentais bien. Le club a eu peur et à la fin, c'est moi qui en souffre". Alors, Paris, souviens-toi février dernier…

THOMAS TUCHEL DOIT-IL MÉNAGER NEYMAR FACE À L'OL ?
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