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L'Espagne prend la porte

L'Espagne prend la porte
Par Eurosport

Le 24/06/2009 à 21:00Mis à jour

Grosse surprise dans cette Coupe des Confédérations, avec l'élimination de l'Espagne en demi-finale face aux Etats-Unis (0-2). Les hommes de Vicente Del Bosque ne battront pas le record d'invincibilité et sortent de la compétition sans gloire face à de surprenants américains.

ESPAGNE - ETAT-UNIS : 0-2
Buts: Altidore (27e) et Dempsey (74e)

Toutes les séries prennent fin un jour. Même pour cette équipe d'Espagne que l'on pensait invincible et intouchable depuis son titre de championne d'Europe. Une série d'invincibilité qui ne devait surtout pas s'achever face aux Etats-Unis, rescapé de dernière minute après un succès inespéré face à l'Egypte (3-0) lors de son dernier match de groupe. C'est ce qui fait la beauté du football. Rien n'est jamais acquis. Battus par les hommes de Bob Bradley (2-0), les Espagnols quittent la compétition au stade des demi-finales et voient leur invincibilité de 35 matches réduite à néant.

Un réalisme incroyable

Redoutés pour leur jeu court et rapide, les hommes de la Roja sont tombés sur un bloc équipe très efficace, regroupé autour d'un Tim Howard rarement aussi serein dans ses buts. Après trente minutes de jeu, les Etats-Unis menaient au score grâce à un but plein de sang-froid de Jozy Altidore (1-0, 27e), suite à une action collective de toute beauté. En seconde période, même scenario, aux Ibériques la possession de balle et les occasions de buts. Une domination stérile. En face, les coéquipiers du capitaine Carlos Bocanegra faisaient parler leur réalisme en inscrivant le but de la qualification par Clint Dempsey, qui profitait d'une erreur de benjamin de Sergio Ramos (2-0, 74e). Deux tirs cadrés, deux buts. Qui dit mieux?

A un an de la Coupe du Monde, la sélection américaine a montré qu'aucune nation n'était invincible. La Roja ne peut que confirmer. Pas de conclusions hâtives, mais face au bloc défensif des Américains, les coéquipiers de Fernando Torres, n'ont pas réussi à trouver la solution. L'apport des joueurs de couloirs est une des raisons à cet échec. Que ce soit Ramos, Capdevilla ou Riera, très peu de décalages sont venus des ailes. Ce qui rendait le jeu espagnol beaucoup trop lisible. A méditer pour les mois à venir. La route vers le Mondial est encore loin.

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