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La France championne du monde U20 2013 : merci Aréola, Thauvin et Pogba

Les 165 minutes où les meilleurs Bleuets ont tenu la baraque
Par Eurosport

Le 15/07/2013 à 11:58Mis à jour Le 15/07/2013 à 12:01

En finale, comme lors de la fin de la demi-finale, l'équipe de France U20 s'est appuyée sur ses individualités, plus que sur ses rouages collectifs. Analyse.

Dans une finale crispante, l'équipe de France des moins de 20 ans a dû attendre les tirs au but pour voir son succès prendre forme au fil des arrêts d'Alphonse Aréola. Déjà en demi-finale face au Ghana, les Bleuets de Pierre Mankowski avaient montré quelques signes de faiblesse le temps d'une deuxième mi-temps très compliquée. Mais pourquoi ces difficultés dans le final, alors qu'ils avaient été rayonnants en huitième face à la Turquie et en quart de finale face à l'Ouzbékistan.

La mi-temps de la rupture face au Ghana

Après la pause, l'attente était évidemment très forte. Après 45 minutes maîtrisées, le public s'attendait à voir les Français dérouler et maintenir les Ghanéens à distance. Problème : les Français n'ont pas fait le break comme face à la Turquie et l'Ouzbékistan. Et leurs adversaires sont revenus très forts, égalisant sur leur première opportunité. Profitant d'une intervention trop légère de Kondogbia et de la passivité de la charnière Umtiti-Zouma, Assifuah (futur Soulier d'Or de la compétition) fusillait Aréola de l'entrée de la surface de réparation pour entièrement relancer le match. Tout était à refaire pour l'équipe de France, mais la machine était en train de se gripper.

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Minute après minute, les Français sont apparus de plus en plus fébriles derrière et de moins en moins dangereux. Entré à la mi-temps à la place de Antwi, Sai (le second gardien du Ghana) n'a quasiment eu aucun ballon à se mettre dans les gants jusqu'à l'exploit individuel de Thauvin, qui a permis aux Bleuets de reprendre l'avantage. Mais ce but contre le cours du jeu n'a en rien inversé la tendance : le Ghana a fini le match très fort, et les Français ont dû s'en remettre à Aréola pour éviter les prolongations. Spectateur sur son banc de touche, Pierre Mankowski pouvait laisser échapper un soupir de soulagement : le Ghana a su renverser la dynamique de la rencontre mais c'est bien son équipe qui s'est qualifiée.

Thauvin et Aréola contre le Ghana, Pogba contre l'Uruguay

C'est à partir de cette dernière impression que s'est lancée la finale face à l'Uruguay. Face à une Celeste sortant de deux matches joués après prolongations (Espagne et Irak), les Français ont tenté de retrouver les circuits développés face à la Turquie et l'Ouzbékistan. Mais très vite dans le match, ils ont pu constater que l'Uruguay ne cèderait pas aussi facilement. Face aux attaques placées françaises, les hommes de Juan Verzeri étaient très bien organisés. En première ligne, Lopez et Avenatti travaillaient sur la relance et revenaient défendre sur Pogba et Kondogbia si nécessaire. Sur les côtés, Laxalt et Pais se montraient très rigoureux dans le repli défensif et permettaient à Cristoforo, Acevedo (les milieux axiaux) et leurs latéraux de répondre à la fois aux mouvements de Thauvin, Bahebeck et Veretout au milieu ainsi qu'à Digne et Foulquier sur les ailes.

Parfaitement contenue lorsqu'elle était en possession du ballon, l'équipe de France n'avait plus que le jeu rapide pour mettre en danger la défense uruguayenne. Mais là aussi, l'Uruguay avait une parade : les défenseurs de la Celeste ont été d'une redoutable efficacité dans les duels, ne concédant quasiment rien à Sanogo, Thauvin ou Veretout. Et si ces derniers venaient à éliminer un premier joueur, il y en avait toujours un second pour revenir et compenser le duel perdu. Bref, à moins d'enchaîner les passes en première ou deuxième intention pour traverser rapidement tout le terrain, les Bleuets étaient bloqués offensivement.

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Des idées pour Didier Deschamps ?

Encore une fois, ce sont les individualités qui leur ont permis de surnager face à une vraie force collective. Après Thauvin et Aréola qui ont tenu l'équipe à bout de bras lors de la demi-finale, c'est Paul Pogba qui a été très important, notamment au cours de la deuxième mi-temps. Le milieu de la Juventus a ratissé un nombre incalculable de ballons au milieu de terrain, évitant ainsi à sa défense centrale de redoubler d'efforts. Puis ce fut au tour d’Aréola d'enfiler à nouveau le costume du héros, d'abord en jaillissant de ses cages pour repousser les tentatives adverses au cours des prolongations avant d'écarter deux tirs au but pour mettre les Français sur orbite.

Auteur d'un sans-faute lors de la séance, les Bleuets ont ainsi eu le temps de voir leur triomphe prendre forme, jusqu'à la tentative de la délivrance transformée par Dimitri Foulquier. Après le renouveau collectif entrevu face à la Turquie et l'Ouzbékistan, ce sont bien les individualités attendues qui ont permis aux Bleus de soulever le trophée. Thauvin face au Ghana, Pogba face à l'Uruguay et Aréola dans les moments chauds ont été les trois visages de la victoire finale des Bleus. Si le troisième devra certainement attendre son tour chez les plus grands, les deux premiers ont sans aucun doute donné des idées à Didier Deschamps en vue de la prochaine Coupe du monde.

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