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Les Bleues regardent devant

Les Bleues regardent devant
Par Eurosport

Le 14/07/2011 à 08:16Mis à jour Le 14/07/2011 à 09:27

Eliminée par les Etats-Unis en demi-finale de la Coupe du Monde, les joueuses de l'équipe de France féminine préfèrent positiver. "On est qualifié pour les JO, on va jouer la troisième place, retient leur sélectionneur Bruno Bini. Elle est pas belle la vie ?"

Les larmes ont coulé. Mais les sourires ont vite repris le dessus. Mercredi soir, l'équipe de France féminine a vu son rêve brisé. Stoppé net en demi-finales, face aux Etats-Unis (3-1). Les Américaines étaient trop fortes. "Des monstres, des Goldorak", dira même Bruno Bini à chaud, au micro d'Eurosport. Avec quelques minutes de recul supplémentaire, le sélectionneur des Bleues a entonné le même refrain, teinté de fierté et de fatalisme. "Il ne faut pas qu'elles baissent la tête. Quand je vois tout le bazar que ça fait en France... Il y a deux mois, personne ne misait trois kopecks sur nous. On est qualifié pour les JO, on va jouer la troisième place. Elle est pas belle la vie ?"

Elle l'aurait été davantage si son équipe avait franchi la montagne américaine. Face aux Etats-Unis, les Bleues ont "eu (leur) chance", ont "fait du jeu, mais il ne nous a pas récompensé". "Il y a de la déception parce qu'il y avait la place de faire un résultat, reprend l'attaquante Elodie Le Sommer. On a été meilleures, mais elles sont redoutables devant le but. Elles sont impressionnantes mais on a rivalisé. Ce manque d'efficacité ne pardonne pas au haut niveau." Dans le but tricolore, Bérangère Sapowicz "n'a pas fait un match dégueulasse". Mais sa sortie hasardeuse sur le deuxième but américain lui laisse un goût amer. "Je n'étais pas vraiment à l'aise sur les ballons aériens", soupire-t-elle.

Ses coéquipières, elles, préfèrent jeter un coup d'oeil dans le rétro. Elles mesurent le chemin parcouru en Allemagne. "Comme je suis quelqu'un de très positif, je retiens le bon parcours", insiste l'arrière centrale Laura Georges. Qualifiées pour les JO de Londres, l'année prochaine, les Françaises aspirent désormais à "finir sur une bonne note", samedi, face à la Suède. "Il y a une troisième place à jouer, rappelle Elodie Le Sommer. Il faut se remettre au boulot."

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