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France-Mexique - Bergeroo : "Renier notre jeu serait catastrophique"

Bergeroo : "Renier notre jeu serait catastrophique"
Par AFP

Le 16/06/2015 à 23:42Mis à jour Le 16/06/2015 à 23:50

COUPE DU MONDE FEMININE - Alors que l'équipe de France jouera mercredi à Ottawa un match décisif face au Mexique, le sélectionneur des Bleues Philippe Bergeroo met en garde son équipe : les Françaises doivent rester fidèles à elles-mêmes.

Quel est votre état d'esprit?

P.B. : Le sentiment qui m'habite, c'est celui d'une grande détermination. On a été frustré par le résultat et par l'arbitrage. On a une revanche à prendre et il faut puiser dans cette détermination pour faire un résultat. C'est une équipe qu'on a observée et qui a du talent. La détermination et l'impact physique seront les choses les plus importantes d'entrée. Ensuite il y a notre qualité de jeu. Il faut s'appuyer sur notre jeu et sur ce qu'on sait faire.

Vos joueuses manquent-elles un peu de vice avec les arbitres?

P.B. : Ca n'est pas dans la culture française. Après le match, on n'a pas cherché d'excuse mais quand on revoit les images c'est difficile pour les filles. Mais je ne parlerai pas de vice, je préférerais parler d'un peu plus d'expérience.

Est-ce surprenant de voir la France souffrir face à des équipes comme la Colombie?

P.B. : C'est la Coupe du monde, ça n'est pas facile. Au tirage au sort, j'étais le seul à dire qu'il fallait faire attention à la Colombie et au Mexique, deux très belles équipes. Pour certains il y avait juste l'Angleterre. Nous, on savait que ça serait compliqué. Maintenant on n'a pas d'alternative que gagner. Il faut mettre la pression sur cette équipe, jouer notre jeu. Il ne faut pas penser à ce qui pourrait se passer. Il faut penser à ce qu'on a fait au tournoi de l'Algarve, à certains matches amicaux, à ce qu'on a mis en place. Renier notre jeu serait catastrophique. On a fait depuis deux ans des performances assez exceptionnelles mais j'ai toujours dit qu'on serait jugé sur nos performances en Coupe du monde.

Votre gardienne Sarah Bouhaddi a eu un début de tournoi compliqué. En tant qu'ancien gardien, lui avez-vous parlé?

P.B. : Elle est déjà très bien encadrée avec Albert Rust. Et sur le deuxième but colombien, c'est moi qui fais monter Wendie Renard pour égaliser. Ca n'est pas la faute de Sarah, c'est ma responsabilité. Sur ce match on n'a pas de réussite mais il fallait tenter quelque chose.

Que s'est-il passé sur cette touche entre Louisa Necib et Jessica Houara?

P.B. : C'est un fait de jeu. On s'est recentré sur la tâche à accomplir. On est sur l'avenir. C'est une situation qui fait partie du jeu. On est passé à autre chose.

Les joueuses ont-elles été un peu inhibées par le fait d'être présentées comme des favorites?

P.B. : C'est un Mondial. Les scores sont très serrés, les équipes sont très bien organisées. Inhibées, je ne pense pas. Elles savent que le match est important et qu'elles ont grillé un joker contre la Colombie. C'est une chance de pouvoir rejouer un match pour se qualifier.

Comment expliquer ce problème d'efficacité offensive?

P.B. : Les joueuses travaillent énormément à l'entraînement. Depuis deux ans, on n'arrête pas les séances spécifiques devant le but. Pour moi c'est une question de concentration.

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