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La première place, une bonne idée, vraiment ?

La première place, une bonne idée, vraiment ?

Le 17/06/2019 à 08:50Mis à jour Le 17/06/2019 à 19:44

COUPE DU MONDE - Déjà qualifiée pour les huitièmes de finale, l’Equipe de France défie ce lundi le Nigéria à Rennes pour s’assurer la première place du groupe A (21h). De quoi s’assurer un prochain tour abordable avant un potentiel choc face aux USA.

C’est la seule question qui leur fait perdre le sourire. C’était déjà le cas en zone mixte mercredi à Nice où la simple évocation des Etats-Unis a parfois provoqué des froncements de sourcils. Pensent-elles déjà à l’éventuel choc qui se profile en quart de finale face aux favorites du tournoi ? Non, bien sûr. Et n’essayez pas de leur tirer les verts du nez, vous n’y arriverez pas.

Les journalistes qui ont tenté le coup samedi en conférence de presse se sont fait renvoyer dans les cordes par Elise Bussaglia : "Vous (la presse), vous le voyez venir (ce choc), a-t-elle expliqué. Moi, je ne le vois pas encore venir, je suis concentrée sur le match contre le Nigeria (en poule), ensuite viendra le 8e de finale et après on pourra voir. Pour l'instant, je ne suis pas du tout là-dessus. Après, si vous avez peur, essayez de vous détendre parce que moi ça va très bien !".

Vidéo - Comment le csc gag de Renard a révélé une autre facette de cette équipe de France

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Détendues, elles peuvent l’être. Deux victoires en deux matches, dont une dernière avec une force de caractère qui va servir pour la suite, et une solide première place dans ce groupe A. Comme sur des roulettes en somme. Mais faudrait-il la jouer moins parfaite et monter un plan machiavélique destiné à éviter les championnes du monde en titre ?

Terminer premier du groupe A garantirait aux Tricolores un huitième de finale face à une troisième de groupe (issue des groupes C, D ou E) avant ce quart programmé face aux USA. À l’inverse, une deuxième place forcerait à affronter la deuxième du groupe C, à savoir le Brésil ou l’Australie. Pas hyper évident au premier coup d’œil. Même si cela permettrait de s’offrir un possible quart plus abordable, possiblement contre l’Angleterre. Mais tout cela, elles ne veulent pas en entendre parler.

La joie des Bleues face à la Norvège

La joie des Bleues face à la NorvègeGetty Images

"Les Etats-Unis, c’est toujours les meilleures, les plus fortes"

"Je ne veux pas être dans le calcul, a répondu la même Bussaglia. Je me dis que de toute façon, on a un troisième match à faire contre le Nigeria. J'espère qu'on va le gagner, continuer sur une dynamique positive de victoires. On verra après. C'est peut-être les autres équipes qui feront des calculs. Nous, on est le groupe A, on jouera en premier notre troisième match. Mis à part gagner et penser à la victoire, on n'a rien d'autre à espérer."

Au fond, la milieu de terrain des Bleues a raison. Les calculs d’apothicaires n’ont jamais fait gagner. Et, comme le résumait Gaëtane Thiney après la Norvège, "à un moment, il n’y aura que de l’adversité". Manière de dire que pour prétendre à la couronne mondiale, il faudra réussir à un moment donné à faire tomber plus fort que soi.

Les Etats-Unis en font partie évidemment. "Les Etats-Unis, c’est toujours les meilleures, les plus fortes donc on verra", a confirmé Wendie Renard mercredi. Les Bleues y verront plus clair dès lundi effectivement. Et sauf immense surprise, les questions risquent de nouveau de fuser concernant ce quart alléchant qu’attend le Parc des Princes. Au risque de ne pas détendre les suiveurs de ces Bleues.

La joie d'Amandine Henry et des Bleues lors du match entre la France et la Corée du Sud, le 7 juin 2019 au Parc des Princes.
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