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Les notes des Bleues : Le cauchemar de Renard, les turbulentes Majri et Diani

Les notes des Bleues : Le cauchemar de Renard, les turbulentes Majri et Diani

Le 13/06/2019 à 00:14Mis à jour Le 13/06/2019 à 10:18

COUPE DU MONDE - Face à une équipe de Norvège qui aura vendu chèrement sa peau, les Bleues ont pu compter sur des côtés flamboyants pour faire basculer le match (2-1). Et ce malgré le naufrage de Wendy Renard qui aurait pu coûter cher. Nos notes.

Sarah Bouhaddi : 6

Elle a commencé par une jolie frayeur après une remise mal assurée de Mbock. Mais, elle a finalement pris le pli facilement avec autorité dans les airs (14, 74e) et vigilance (40e). Impuissante sur le csc de Renard. Son jeu au pied précis a permis le lancement de quelques offensives. En toute fin de match, face à la menace, elle a soulagé sa défense par quelques sorties bien senties.

  • En bref : Irréprochable mais pas de clean sheet pour elle.

Marion Torrent : 5,5

Elle n’a pas changé depuis la Corée. Ce n’est pas la plus technique, à l’image de certaines pertes de balle dangereuses (11e) ni la meilleure défenseure, comme ce bouillon pris face à Hensen (34e). Mais, au niveau combativité, vous ne trouverez pas mieux. Volontaire et acharnée, elle a multiplié les aller-retours sur son couloir et n’a pas hésité à lancer le pressing parfois très haut. Elle est récompensée de son abnégation et de son goût du duel en arrachant un penalty finalement logique (70e).

  • En bref : Pour gagner des batailles, il faut des grandes guerrières.

Griedge Mbock : 6

On a eu peur de son entame de match avec cette remise ratée vers Bouhaddi (8e). La seule alerte d’une partie où elle aura fait régner l’ordre et se sera même offert quelques ouvertures longues magnifiques et souvent très utiles. Dernier rempart face à Hansen (27e, 34e, 66e) qu’elle aura muselé lorsqu’elle s’est retrouvée au duel.

  • En bref : La meilleure défenseure des Bleues ce mercredi, c’était elle.

Wendy Renard : 3

Après son doublé face à la Corée, on attendait beaucoup d’elle. Ce fut finalement un cauchemar. De nombreuses passes mal assurées (30e, 49e), du jeu long avec déchet (65e) mais surtout ce csc improbable, sans aucune pression norvégienne dans son dos. Elle a cependant eu le mérite de ne pas lâcher totalement son match, en s’offrant quelques interventions plus sereines en fin de match.

  • En bref : Elle peut dire merci à Le Sommer car autrement…

Vidéo - Pourquoi le csc gag de Renard symbolise à merveille cette équipe de France

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Amel Majri : 7

Un pied gauche décidément soyeux. Et surtout beaucoup d’activité. Malgré certains choix parfois risqués (13e), elle a toujours eu en tête d’apporter le danger. Son dribble exceptionnel entre deux défenseures norvégiennes aurait mérité meilleur sort. Elle termine finalement avec une passe décisive parfaite pour Gauvin (46e) mais surtout avec un sauvetage sur sa ligne qui, au final, sauve la maison bleue en début de match (13e).

  • En bref : Une latérale qui fait autant de différences, c’est un vrai luxe.

Elise Bussaglia : 5

Encore dans son rôle de l’ombre, elle n’a pas baissé la tête face au combat mais a connu un déchet technique qui a parfois privé les Bleues de bons ballons. Dans l’orientation, elle était un ton en-dessous. Elle a aussi souffert parfois du positionnement d’Hansen dans son dos.

  • En bref : Celle qui se sacrifie pour l’équilibre collectif.

Amandine Henry : 5,5

La capitaine était moins en verve que face à la Corée. Elle n’a réellement lancé son match qu’à la demi-heure de jeu sur une ouverture chirurgicale vers Diany (30e). Bien plus en vue au retour des vestiaires, elle s’est beaucoup plus projetée, apportant des solutions aux offensives françaises. Encore dans le ton défensivement avec quelques interventions pleines d’à propos.

  • En bref : Capitaine courage plutôt que MVP fllamboyante.
Amandine Henry

Amandine HenryGetty Images

Kadidiatou Diani : 6,5

Replacée sur le côte droit au coup d’envoi, elle a fait parler ses jambes de feu pour martyriser son adversaire directe. Contrôle en extension (19e), déboulés sur le côté (28e, 31e, 39e) et vrai travail de percussion (24e) ont rythmé une première période haute en couleurs. Seul bémol : elle n’arrive pas à être décisive sur ce match malgré tous ses efforts.

  • En bref : Un bolide qui laisse tout le monde dans le rétro.

Gaëtane Thiney : 4,5

Elle avait manqué d’influence au Parc des Princes, elle ne l’a pas retrouvée à Nice. Malgré un début de match plein d’intelligence tactique (1ere et 2e), elle s’est peu à peu éteinte. Le schéma tactique qui privilégie les côtés ne l’aide pas à mettre en valeur son jeu en mouvement. Et, pour une attaquante, elle a manqué de spontanéité sur sa seule vraie occasion (37e).

  • En bref : Doit encore monter en puissance.

Eugénie Le Sommer : 6,5

C’est son sang-froid qui permet aux Bleues de souffler un grand coup après son penalty transformé sans trembler (72e). Elle a su jouer de son corps pour gratter des fautes précieuses et de son intelligence de jeu pour lancer certaines offensives. Elle a parfois été trop éloignée du but adverse mais aurait pu s’offrir le doublé si elle avait été mieux servie en fin de match. Parfois trop personnelle dans ses choix mais c’est l’ADN des meilleurs buteurs.

  • En bref : Indispensable

Valérie Gauvin : 6

Deux matches en un. Titularisée en pointe pour rivaliser athlétiquement avec les Norvégiennes, elle a longtemps peiné, ne gagnant que peu de duels et ratant ses occasions (24e, 26e, 30e). Mais sa reprise du gauche en pivot libère les Bleues. Dès lors, sa deuxième mi-temps a montré tout ce qu’elle pouvait apporter en remise. Beaucoup plus entreprenante, elle aurait même pu s’offrir le doublé, elle-aussi (57e).

  • En bref : Docteur Valérie, Miss Gauvin.

Vidéo - Le coup de bluff de Diacre a fini par porter ses fruits

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