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"Si je vous donne mon avis, j'aurai des problèmes et ils me renverront à la maison"

"Si je vous donne mon avis, j'aurai des problèmes et ils me renverront à la maison"

Le 18/06/2019 à 11:09Mis à jour Le 18/06/2019 à 11:15

COUPE DU MONDE – Pour s'imposer contre le Nigeria (1-0) à Rennes, l'équipe de France a bénéficié d'une nouvelle évolution de la réglementation pour les penalties. Et si le sélectionneur du Nigeria n'a pas caché son agacement, les Françaises ont mis les points sur les i tout en se réjouissant d'être du bon côté pour cette fois-ci.

De notre envoyé spécial à Rennes

Il faut faire avec. Et s'adapter. Mais ce n'est pas toujours facile. Match après match, l'assistance vidéo fait toujours des vagues. Avec son lot de partisans et d'adversaires. Et à chaque match des Bleues, il y a de quoi attiser les braises dans les deux camps. Pour la troisième fois en trois sorties, le VAR a en effet eu un rôle clef dans une rencontre de l'équipe de France. Si un but de Griedge Mbock avait été refusé lors d'un match d'ouverture sans problème pour les Bleues, les deux dernières prestations tricolores ont vu des interventions du VAR sourire aux Françaises.

Elles ont même de quoi faire jaser. Surtout lors de ce France – Nigeria avec cette sombre histoire de penalties qui a donné l'occasion à Wendie Renard de tenter deux fois sa chance. Si la faute dans la surface - pas forcément évidente - accordée à Marion Torrent a en effet vite été évacuée après France – Norvège (2-1), il risque d'en être tout autrement pour cette affaire de penalty donné à retirer face aux championnes d'Afrique. Pourquoi l'arbitre a pris cette décision ? La gardienne nigériane n'avait en fait pas un pied sur sa ligne au moment où Wendie Renard a frappé, comme le requiert la Loi 14 depuis l'évolution du règlement le 1er juin dernier.

"Heureusement qu'il y a la nouvelle règle !"

Une situation fréquente dans l'histoire du football. Mais avec l'entrée en vigueur du VAR et les nouvelles exigences de la FIFA sur ce type d'actions, ce détail ne passe plus. "Si je vous donne mon avis, j'aurai des problèmes et ils me renverront à la maison, c'est mieux si je ne dis rien", a réagi l'entraîneur du Nigeria Thomas Dennerby, visiblement exaspéré par l'arbitrage. Conscientes que le sujet est sensible, les Françaises n'ont pas voulu rentrer dans le débat. Corinne Diacre en tête. "C’est le VAR mis en place par la FIFA qui a décidé ce soir. Une prochaine fois ce sera peut-être en notre défaveur, je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus", a lâché la sélectionneure des Bleues.

Ses protégées ont en général tracé le même sillon. Gaétane Thiney s'est cependant chargée de mettre les points sur les i. "Ce n'est pas nous qui faisons le règlement de la FIFA, a argumenté la joueuse du Paris FC. On a eu des réunions pour ça avant la compétition. On nous a expliqué que si la gardienne bougeait, il y aurait carton jaune et à retirer. Donc, nous ne sommes pas forcément surprises. Ca fait partie des nouvelles lois du jeu. On était prévenu". Cette fois-ci, cette évolution leur a souri. Tant mieux pour elles. Certaines d'ailleurs s'en félicitent.

"Vive le VAR"

"Heureusement qu'il y a la nouvelle règle ! Ca me permet d'aller retirer ce penalty", s'est réjouie Wendie Renard, qui avait manqué sa première tentative. "C'est positif pour nous, tant mieux", avoue Delphine Cascarino. "Vive le VAR", reprend Kady Diani. Si elles comprennent la frustration des Nigérianes, les Françaises n'ont de toute manière pas à se défendre. Alors qu'elles signent un 9 sur 9 dans cette phase de poules sans être vraiment convaincantes, elles n'ont rien volé. Ce n'est pas de l'arbitrage maison. C'est juste une application d'une évolution qui va changer beaucoup de choses. Et comme c'est assez récent, ça surprend et fait débat. Comme souvent avec le VAR.

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