Vous avez appris seulement hier soir l'identité de votre adversaire. Racontez-nous...
Eugénie Le Sommer : Je regardais le match Etats-Unis/Suède en fond parce que je jouais à la belote avec mes coéquipières (rire). On attendait de savoir contre qui on allait jouer, il y avait un peu d'impatience aussi. Après on ne se faisait pas trop de plans parce qu'on n'avait aucune certitude. Le Brésil est la meilleure équipe des 'meilleures troisièmes' (de groupe) et de loin. Elles auraient pu terminer premières de leur groupe. On va jouer la plus grosse équipe de ces troisièmes mais on est prêtes à ça, après tout il faut battre tout le monde.
Est-ce que cela peut être un match fondateur ?
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E.L : Ça peut être une élément déclencheur. Quand on passe les poules, on ne sait pas trop à quoi s'attendre après. Là on est mise dans le grand bain tout de suite avec cette équipe du Brésil. Si on avait joué une équipe peut-être en dessous, ç'aurait peut-être été différent dans nos têtes. Aujourd'hui on est focalisé comme si on jouait un 'grand', ce qui est le cas. Le Brésil fait aussi partie des favorites de la Coupe du monde (...). Ça peut être le match qui permet de nous lancer pour la suite de la compétition.
C'est un nouveau tournoi qui commence
Le véritable début du Mondial, c'est donc dimanche ?
E.L : Non je ne pense pas, il fallait les joueur les matches, la Coupe du monde a débuté le 7 juin. Si on n'avait pas gagné nos matches, on ne serait pas là aujourd'hui. C'est un nouveau tournoi qui commence même s'il ne faut pas oublier ce qu'on a fait avant, ça n'a pas été facile de se qualifier. C'est un beau 8e de finale qui se profile.
Quel souvenir conservez-vous du France-Brésil messieurs de 1998 ?
E.L : J'avais 9 ans et ça reste un souvenir inoubliable, comme pour beaucoup de Français. J'ai vibré devant ma télé, je suis même allée après avec mes parents dans la ville où on était pour fêter ce titre. C'était une victoire en Coupe du monde, même si c'était les garçons j'étais à fond !
Que vous inspire la défense du Brésil ?
E.L. : C'est vrai qu'on parle beaucoup de l'attaque du Brésil, mais sa défense c'est un peu son point faible. Contre l'Australie elles menaient 2-0 et elles perdent 3-2 donc ça montre une certaine fébrilité. Après je sais qu'elles sont capables de bien défendre si elles sont concentrées sur ça. Il faudra exploiter ces failles.
Que le public soit derrière nous, c'est vraiment une force
Vous êtes sous le coup d'une suspension en cas de carton jaune, vous y pensez ?
E.L. : C'est à moi de faire attention. C'est plus préjudiciable pour une défenseure, mais malgré tout il faudra que je fasse attention à ça. Mais ça ne va pas m'empêcher de jouer. J'ai assez d'expérience pour pouvoir gérer ça, à moi d'être assez intelligente par rapport à ce carton.
Comment gérer la pression des matches à élimination directe, notamment chez les plus jeunes ?
E.L : La plupart des joueuses ont connu ces matches-là, on a dans l'équipe des joueuses qui sont championnes du monde U17 (moins de 17 ans, ndlr) ou qui ont disputé la Coupe du monde U20. Ce qui change, c'est que tu gagnes ou tu rentres à la maison. Donc à nous de gagner pour continuer l'aventure.
Avez-vous le temps de profiter du Mondial ?
E.L : L'engouement on le sent surtout sur nos matches et quand on arrive au stade, un petit peu aux entraînements. On est assez dans notre bulle pour ne pas se rendre compte de tout ce qui se passe en dehors, ce n'est pas plus mal aussi. C'est bien qu'il y ait cet engouement, c'est surtout top pour nous que les stades soient pleins et que le public soit derrière nous, c'est vraiment une force et ça va nous aider à aller plus loin.
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