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"J'ai connu des changements beaucoup moins sympas et avec moins de communication"

"J'ai connu des changements beaucoup moins sympas et avec moins de communication"

Le 24/06/2019 à 14:05

COUPE DU MONDE – Remplaçante au coup d'envoi lors de France – Brésil en 8es, Gaëtane Thiney dit ne pas avoir souffert de ce changement de statut. La meneuse de jeu des Bleues, qui a connu des périodes compliquées avec sa sélection dans le passé, assure que la communication de Corinne Diacre lui a permis de bien gérer sa sortie du onze de départ.

On l'avait quittée offensive devant les micros à l'issue de la phase de groupes. Avec l'envie de défendre ses Bleues et son niveau de jeu loin des attentes. On l'a retrouvé avec le sourire. Et une joie non dissimulée d'être en quarts de finale de cette Coupe du monde 2019. "C'est une qualification magnifique. C'est extraordinaire à vivre avec de la pression, beaucoup d'émotion et du partage", lâche Gaëtane Thiney après la victoire poussive de l'équipe de France face au Brésil (2-1, a.p.). Et pourtant, la meneuse des Bleues n'a pas vécu le huitième de finale qu'elle attendait. Au coup d'envoi, elle était… sur le banc.

Gaëtane Thiney lors de son entrée en jeu contre le Brésil

Gaëtane Thiney lors de son entrée en jeu contre le BrésilGetty Images

Un changement de statut forcément compliqué à gérer. Jusque-là, elle semblait indéboulonnable dans le onze de départ de Corinne Diacre. Mais cette fois, la sélectionneure tricolore a voulu apporter un peu de vitesse, de percussion et de profondeur à sa formation en alignant Viviane Asseyi et Kadi Diani. Devant les micros, Thiney a fait bonne figure. Assurant que cela ne l'avait pas contrariée et jouant la carte du collectif. "Je l'ai bien vécu car on a discuté ensemble ce matin (ndlr : le dimanche matin avec Corinne Diacre). Elle a envie de me voir à 100% et moi aussi", explique l'expérimentée joueuse du Paris FC.

"Heureuse de voir que ma coach me fait confiance"

Visiblement, Corinne Diacre a su trouver les mots justes pour faire passer ce changement de statut à sa cadre au caractère bien trempé. "Ce n'était pas difficile à encaisser, raconte ainsi Thiney avec le sourire. C'est la vie de sportive de haut niveau. Et j'ai connu des changements beaucoup moins sympas et avec moins de communication". Une référence à ses deux mises à l'écart des Bleues de 2015 à 2016 puis 2017 à 2018. Car à 33 ans, Thiney n'a pas toujours été à la fête en équipe nationale, où elle compte pourtant 160 sélections. Alors, la trentenaire ne va pas bouder son plaisir de vivre ce Mondial qu'elle avait dans la tête depuis longtemps. "Là, j'étais juste heureuse de voir que ma coach me fait confiance. Et d'ailleurs, je suis la première à rentrer et elle n'a qu'une envie, c'est que je sois décisive."

Peu efficace depuis le début de cette Coupe du monde, dans une ligne offensive tricolore qui passe le plus souvent par les côtés, Thiney espère cependant que ce petit électrochoc recherché par Diacre va changer la suite de son Mondial. "De temps en temps dans la vie, il faut des déclics et c'est peut-être ce qui m'a permis de l'avoir parce que quand je suis entrée je me suis sentie très bien, très forte", explique-t-elle alors qu'elle a joué la prolongation après avoir été lancée à la 81e. Aujourd'hui, elle semble prête à tout. Même à sortir du banc. "Au-delà de ça, il faut arrêter de se fixer sur les 11 titulaires, les remplaçantes. Je pense vraiment qu'on est 23 joueuses, il y en a qui commencent et d'autres qui ne commencent pas. Ce qui fait qu'on ira au bout, c'est cet esprit collectif", conclut-elle en coéquipière modèle, qui n'a pas envie de faire des vagues.

Gaëtane Thiney (France) après le but d'Amandine Henry contre le Brésil

Gaëtane Thiney (France) après le but d'Amandine Henry contre le BrésilGetty Images

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