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"A l'Euro, on a vu que les équipes qui laissent une bonne impression pouvaient tomber…"

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Didier Deschamps

Crédit: AFP

ParMaxime Dupuis
29/06/2018 à 15:26 | Mis à jour 29/06/2018 à 16:18
@maximedupuis

COUPE DU MONDE – A J-1, Didier Deschamps et Hugo Lloris ont pris la parole pour la dernière fois avant de défier l’Argentine, samedi en 8e de finale de la Coupe du monde. Il fut souvent question de Lionel Messi, évidemment, du niveau des Bleus aussi. Mais le sélectionneur national a aussi fait passer quelques messages en pointillés.

Quatorze jours plus tard, le même casting, Hugo Lloris et Didier Deschamps. Le même lieu, l'auditorium de la Kazan Arena. Mais une tout autre sensation de vertige qui, cette fois, ne doit rien à la déclivité de l'endroit. Avant l'entrée en lice des Bleus face à l'Australie, la salle dévolue aux conférences de presse était aussi inclinée mais la pente paraissait moins raide qu’aujourd’hui. Parce que les Bleus arrivaient en Russie avec des promesses qui ne sont jamais devenues des certitudes. Bien au contraire. Elles se sont grandement effritées au fil d'un premier tour raté sur la forme. Si l'Argentine se dresse face aux Bleus avec ses doutes elles aussi, elle débarque avec son assurance tout risque : Lionel Messi.

Tout n'a pas tourné autour du capitaine argentin, vendredi, mais le nom du quintuple Ballon d'Or est celui qu'on a le plus entendu. Et de loin. "C'est normal qu'on parle de Lionel Messi. Avec Cristiano Ronaldo, c'est le très très haut niveau", a expliqué Hugo Lloris. Didier Deschamps n'a pas dit autre chose, entre deux questions qu'il a expédiées manu militari pour des raisons bien compréhensible puisqu'elles avaient attrait au sélectionneur du Danemark et des critiques de Zlatan. "Messi, c'est Messi. Il a marqué 65 buts en 127 matches. L'idéal est de le neutraliser mais il est capable de faire la différence avec peu", a ajouté DD de son côté.

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Je ne cherche pas d'excuse mais...

S'il n'imagine pas mettre le Barcelonais sous l'éteignoir, le sélectionneur des Bleus se contenterait volontiers de limiter son influence sur l'équipe d'Argentine. Parce que Didier Deschamps, 80e match à la tête des Bleus demain, a fini de rêver. Il n'a d'ailleurs jamais réellement été un rêveur. Et, avant de défier l'Argentine pour la première fois de sa carrière, a tenu à le rappeler en faisant passer quelques messages, noyés dans des réponses. Mais des messages quand même. Son "au haut niveau, ce qui compte, ce sont les résultats" ou le rappel de la jeunesse de son équipe - à deux reprises - n'avaient rien d'anodin. Ce n'était pas une manière de sortir le bouclier mais de remettre l'église au milieu du village. Comme si DD rappelait que ce qu'il a écrit avec les Bleus n’était pas anecdotique et que l'équipe qu'il dirige aujourd'hui n'avait peut-être pas raté son début de Coupe du monde pour rien.

"Je ne cherche pas d'excuse mais, comme vous le savez, quatorze de mes joueurs n'avaient pas connu de compétition avant le Mondial. Cinq joueurs ont débuté en Coupe du monde face à l'Australie, cinq autres face au Danemark. Peu importe leur qualité individuelle, on peut aussi être indulgents avec eux", a-t-il demandé. Tout en ajoutant, malicieux : "Maintenant, les compteurs sont remis à zéro : ça passe ou ça casse. A l'Euro, on a vu que les équipes qui laissent une bonne impression peuvent tomber…"

Les critiques qui ont plu sur les Bleus, Didier Deschamps les a encaissées. Hugo Lloris, lui, assure que rien n'a perturbé le groupe ces derniers jours. "Je ne veux pas vous contrarier mais on reste dans notre bulle. On est professionnels et on essaie d'avoir la juste analyse concernant nos performances", a-t-il affirmé. Avant d'en revenir à ce qui compte, ce huitième de finale qui s’annonce brûlant au propre comme au figuré : "Contre l'Argentine, on va devoir faire un match plein et garder cette solidité collective. Je crois que ça va nous donner une force supplémentaire. On va faire tous les efforts possibles, car chaque tir, chaque passe peuvent désormais être la dernière". Cette fois, les Bleus ont plongé dans le grand bain. Tête la première. On va vite savoir s’ils savent nager.

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