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"Foudroyée", l'Espagne encore sous le choc du départ de Julen Lopetegui

"Foudroyée", l'Espagne encore sous le choc du départ de Lopetegui

Le 14/06/2018 à 11:50Mis à jour Le 14/06/2018 à 20:33

COUPE DU MONDE - Le changement de sélectionneur n'a pas fini de faire parler en Espagne. Au lendemain du départ forcé de Julen Lopetegui à la tête de la Roja et de la nomination de Fernando Hierro, la presse ibérique place notamment le président de la fédération Luis Rubiales à la Une. Et ce n'est pas pour le montrer tout sourire.

Les Unes des quotidiens espagnols ne parlent évidemment que de ça. A 48 heures du début de son Mondial, la Roja s'est offert un tremblement de terre comme on en a peu connu juste avant le début de la plus grande compétition de la planète football. Julen Lopetegui nommé entraîneur du Real Madrid dans la journée de mardi, la fédération espagnole s'est alors décidée de virer illico celui qui venait d'enchaîner 20 matches sans défaite à la tête du champion du monde 2010. La surprise est totale pour la presse sportive de l'autre côté des Pyrénées.

Le quotidien catalan Mundo Deportivo barre ainsi sa Une d'un "Foudroyé" en lettres capitales devant une image de Lopetegui tenant un maillot floqué à son nom et du numéro 2020, date de la fin de son contrat. Enfin, jusqu'à mardi en tout cas. A ses côtés se tiennent Fernando Hierro, son successeur fraîchement bombardé à ce poste, et Luis Rubiales.

Si le nom du patron de la fédération vous était alors inconnu, difficile désormais de passer à côté tant il est considéré unanimement ce jeudi comme le grand instigateur de ce retournement de situation. Sport, également pro-catalan, titre ainsi d'un "Olé Rubiales" comme pour valider la prise de position du dirigeant, Lopetegui dans le rôle du taureau de la corrida.

"La main de fer"

Dans la capitale Madrid, l'heure est un peu moins à la réjouissance. As affiche ainsi le groupe espagnol hagard pour son premier entraînement sous les ordres de Hierro, titré d'un équivoque "Avec des têtes de circonstance".

Marca a choisi pour sa part de montrer le désormais ex-sélectionneur Lopetegui de dos, valises à la main, prêt à rentrer au pays. La faute là aussi à Rubiales et "main de fer", la "mano de hierro" en VO, un jeu de mot partagé par Marca comme par Mundo Deportivo. "Les joueurs n'ont pas pu de calmer la colère du président de la RFEF" insiste Marca. Pour MD, "Rubiales a liquidé Lopetegui", façon Western. L'Espagne espère désormais que c'est sur le terrain et plus en coulisses que son équipe va descendre la concurrence.

Vidéo - "Le départ de Lopetegui ressemble à un caprice du président espagnol"

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