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Finale de la Coupe du monde, France - Croatie : L’éternité les attend

L’éternité les attend

Le 15/07/2018 à 09:56Mis à jour Le 15/07/2018 à 12:49

COUPE DU MONDE - Vingt ans après 1998, douze ans après 2006, une nouvelle génération de Bleus s'est invitée en finale de Coupe du monde. Son destin basculera ce dimanche à Moscou. L'éternité ou les regrets, il est l’heure de choisir son camp.

Cette génération a payé pour apprendre. Un soir brûlant d'été 2016, le poteau de Gignac l'a fait basculer du mauvais côté. En a-t-elle retenu la leçon ? Une victoire et toute cette aventure démarrée en 2013 avec Didier Deschamps trouvera sa raison d'être et son aboutissement. De l'Ukraine à Rio de Janeiro, de Saint-Denis à Kazan, ses voyages trouveront leur destination.

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La malédiction du point final

Des dizaines de listes, une kyrielle de systèmes, beaucoup de victoires, un peu de défaites, des envolées et des purges : tout prendra sens au Loujniki. Le succès effacera les larmes du Maracana, les regrets du Stade de France et l'ennui profond du commencement, ici en Russie. Il emportera tout, enterrera au plus profond le pire et fera rejaillir le meilleur quitte à s'arranger, parfois, avec la réalité. Parce que personne ne devient champion du monde dans l'entre-deux.

Une défaite et la bande à Griezmann, deux ans après le Portugal, symbolisera la génération frustration, celle qui rate ses rendez-vous avec la grande histoire. La malédiction du point final, c'est ce qui pend au nez de ces Bleus face à la Croatie. Favoris indiscutables, pétris de talent, habités par une mission obsédante depuis des semaines, ces 23-là n'ont raté qu'une marche depuis 2014 et même si tout le reste sonne juste, la symphonie restera inachevée.

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Fixer le goût de nos souvenirs

Ils ont déjà compilé les matches références, les retournements de situation, étalé leur maîtrise autant que leur audace. Ils ont fait naître des héros, grandir les promesses d'hier, révélé les talents de demain et éloigné les fantômes qui rôdaient dans les coins. Ils ont marqué les esprits, fait chavirer la France, éteint Knysna et rallumé la flamme. Au fond, il ne leur reste que le plus dur : conclure.

Ce qui se joue dimanche dépasse tout. Cette après-midi de juillet fixera pour toujours le goût de nos souvenirs. Même douze ans après, 2006 reste d'une douleur profonde et l'été 1998 d'une douceur sans pareille. Quatre-vingt dix minutes pour graver une trace indélébile dans la mémoire collective. Après, il sera trop tard. Avant, ce n'est que de la littérature.

Le jour d'y croire est arrivé. Une troisième fois en vingt ans. Paul Eluard écrivait : "Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous." Hugo, Steve, Alphonse, Benjamin, Djibril, Raphaël, Samuel, Presnel, Adil, Benjamin, Lucas, N'Golo, Blaise, Steven, Corentin, Paul, Thomas, Kylian, Antoine, Florian, Nabil, Ousmane et Olivier, très chers Bleus, soyez à l'heure.

De notre envoyé spécial en Russie, Martin MOSNIER

Vidéo - Qui quittera les Bleus après la Coupe du monde ?

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