Getty Images

Pogba : "Vous avez vu ? Il y a de très grandes nations qui n'ont gagné qu'un seul match..."

Pogba : "Vous avez vu ? Il y a de très grandes nations qui n'ont gagné qu'un seul match..."

Le 21/06/2018 à 21:32Mis à jour Le 22/06/2018 à 06:07

COUPE DU MONDE 2018 - Très bon face au Pérou (1-0), Paul Pogba n'a pas déçu en zone mixte non plus. Le milieu de terrain français n'a pas oublié de rappeler que si les Bleus n'avaient pas encore fait d'étincelles, ils étaient déjà qualifiés pour les huitièmes de finale. Didier Deschamps n'a pas dit autre chose et rappelé combien les gros étaient à la peine en ce début de Mondial.

Il y avait des sourires, jeudi soir à Iekaterinbourg. Au cœur du dédale de la zone mixte et cernés par les micros et les caméras, on a vu des Bleus ravis et très souriants. On est toujours content quand on gagne... Mais, comparé à Kazan, les rictus étaient plus larges.

Parce que les Tricolores ont joint l'utile à l'agréable en battant le Pérou au terme d'une soirée assourdissante (1-0). Parce qu'ils ont montré un visage plus séduisant et plus solide que samedi. Et qu'enfin, ils ont décroché leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. En deux matches. C'est tout sauf un détail. Et ça, les acteurs du match n'ont pas oublié de le rappeler avant de remonter dans leur car.

Alors que l’Allemagne, le Brésil, l'Argentine et même l'Espagne ont entamé la Coupe du monde piano ou pire que ça, les Tricolores ont déjà leur billet pour le deuxième tour en poche. Un luxe. Et tout sauf un détail. Même quand on gagne ses deux premiers matches avec un petit but d'écart. "Si vous voulez qu'on domine tous nos adversaires et qu'on gagne 5-0, il ne faut pas venir à une Coupe du monde, pas celle-là, parce que c'est compliqué pour tout le monde", a-t-il confié en conférence de presse.

Didier Deschamps, y a d'la joie !

Didier Deschamps, y a d'la joie !Getty Images

" L'Espagne a passé les dix dernières minutes à défendre contre l'Iran"

"On a bien défendu, le problème c'est que quand on récupérait le ballon, on le reperdait, et ça nous obligeait à défendre à nouveau. C'était certainement lié à la pression du Pérou. C'est des temps faibles, cela relève du mérite de l'adversaire, on ne lui a rien donné, c'est quelque chose d'important. Il y a toujours un adversaire. J'ai vu l'Espagne contre l'Iran qui a passé les dix dernières minutes à défendre", a souligné le sélectionneur national, ravi de son effet.

Paul Pogba, qui s'est arrêté en zone mixte pour la deuxième fois du Mondial - un luxe à son échelle -, a embrayé sur le même thème que son sélectionneur. Mais avec un constat plus direct. Ok, les Bleus n'ont pas encore tout bien fait. Mais les voilà déjà dans le Top 16. "C'est beaucoup de joie, on est très contents. On a gagné nos deux matches. Vous avez vu ? Il y a de très grandes nations qui n'ont gagné qu'un seul match. On parle, on parle, mais pour l'instant on est quand même dans le positif et il ne faut pas oublier ça", s'est-il réjoui au terme d’un match accompli de sa part.

La suite, c'est mardi, face au Danemark. Et les Bleus n'iront pas à Moscou avec le couteau sous la gorge. Mais la maitrise de leur destin. A défaut d'être brillants, les Français se sont offert un sacré luxe.

Antoine Griezmann au duel avec Pedro Aquino lors de France-Pérou.

Antoine Griezmann au duel avec Pedro Aquino lors de France-Pérou.Getty Images

0
0